Horreur, Science fiction

HOSTILE (2017) ★★★☆☆


Hostile (2017)

 

 

Juliette, survivante dans un monde apocalyptique, se bat pour survivre contre la faim, la soif, une jambe cassée et d’étranges créatures inquiétantes qui ne sortent que la nuit.

 

 

Origine du film : France
Réalisateur : Mathieu Turi
Scénaristes : Mathieu Turi
Acteurs : Brittany Ashworth, Grégory Fitoussi, Javier Botet
Musique : Frédéric Poirier
Genre : Horreur, Science-fiction
Durée : 83 minutes
Date de sortie : 26 septembre 2018 (France)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Full Time Films, H Films
Distribué par : Next Film Distribution
Titre original : Hostile
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« Hostile » est un film d’horreur post-apocalyptique français datant de 2017, écrit et réalisé par Mathieu Turi, qui signe là son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Brittany Ashworth, qu’on a pu voir dans « The Crucifixion » (2017), Grégory Fitoussi, qu’on a pu voir dans « World War Z » (2013), et Javier Botet, qu’on a pu voir dans de nombreux films d’horreur comme « [Rec] » (2007), « Mama » (2013), « Crimson Peak » (2015), « The Conjuring 2 » (2016), « Baba Yaga » (2016), ou encore « The Invisible Guardian » (2017), « Insidious: The Last Key » (2018) et « Slender Man » (2018).

L’histoire proposée par « Hostile » nous invite à suivre Juliette (Brittany Ashworth), qui semble être une survivante dans un monde post-apocalypse. Elle sillonne un secteur aride à la recherche de nourriture et tout objet qui pourrait lui être utile. Alors qu’elle est perdue dans ses pensées, elle sort de la piste avec son véhicule et se retrouve coincée, une jambe brisée dans son 4×4 accidenté. Lorsqu’elle reprend ses esprits, la nuit est tombée, et une étrange créature rôde à proximité…

La structure narrative proposée par Mathieu Turi, qui endosse ici la double casquette de scénariste et de réalisateur, est assez intéressante. Il scinde sa présentation en deux univers distincts. Le premier, c’est ce qui semble être un désert, aride, où l’on ne croise pour ainsi dire personne, en dehors d’une station-service abandonnée depuis belle lurette et des carcasses de voiture. Le second, c’est la vie d’avant. Celle de Juliette, apparemment dans une grande ville des États-Unis. Sa rencontre avec Jack (Grégory Fitoussi), leur amour, leur malheur et finalement leur séparation.

On s’attend à ce qu’à un moment, on découvre les événements qui ont fait basculer le monde d’un tableau à l’autre. Mais ces explications ne viendront jamais. Mathieu Turi s’attache à nous présenter l’histoire de deux personnes que rien ne disposait à se rencontrer, et qui finalement vont fusionner leurs histoires respectives pour n’en faire plus qu’une. Et cela ira bien au-delà de ce que l’on peut imaginer. Le tout présenté sous forme de flashbacks entre deux séquences montrant la pauvre Juliette tentée de se dépatouiller avec un être hybride qui semble bien décidé à faire d’elle son prochain repas.

Les valeurs de production sont nettement au-dessus de la moyenne. La photographie présentée par Vincent Vieillard-Baron est simple mais très bien orchestrée. Les plans sont variés et le montage effectué par Joël Jacovella permet de mélanger harmonieusement les deux tableaux que j’ai précédemment expliqué. Le contraste est suffisamment fort pour que l’on se situe parfaitement dans le récit. Enfin la bande musicale signée Frédéric Poirier est discrète mais agréable, venant parfaitement souligner les moments clé de l’histoire.

Bien que la distribution soit minimaliste, les acteurs offrent de bonnes prestations. Grégory Fitoussi offre un personnage charmant, charmeur, et que toutes les mères aimeraient avoir comme gendre. On retiendra cependant la performance de Brittany Ashworth qui nous livre un personnage avec du relief, un passé, pour ne pas dire un passif, une souffrance interne, mais une belle volonté de survie. Enfin, un petit point sur Javier Botet, dont chaque apparition dans un métrage est souvent synonyme de frayeur. L’acteur espagnol est connu pour ses rôles de monstres en raison de sa maladie, le Syndrome de Marfan, une grande taille, une maigreur excessive, une hyperlaxité ligamentaire, des doigts extrêmement longs et fins…

En conclusion, « Hostile » est un très bon petit film d’horreur disposant d’une histoire familière, d’une intrigue singulière et d’un développement original. Le rythme est agréable, le récit est fluide et la narration fait appel à de nombreux flashbacks. La photographie est simple mais soignée, la bande originale est sympathique et l’édition est très bien équilibrée permettant de bien se positionner par rapport aux différentes époques. La distribution offre de bonnes prestations avec un focus particulier pour Brittany Ashworth qui porte le métrage sur ses épaules et une appréciation toute particulière pour Javier Botet dont c’est toujours un régal à chacune de ses apparitions, dans ce métrage, mais également en général. Un film français qui aura finalement été une agréable surprise.

 

 

Publicités

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Nombres de Visites

  • 195 875 visiteurs ont fréquenté ce blog. Merci à tous !

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :