Action, Cycle Cinéma

BELLY OF THE BEAST (2003) ★★★☆☆


Belly of the Beast (2003)

 

 

Jake Hopper, ex-agent de la CIA, cherche à retrouver sa fille kidnappée. Ses investigations le mènent sur une piste d’intrigues politiques, de corruption, de danger et de trahison. Il ne reculera cependant devant rien pour la sauver…

 

 

« Belly of the Beast » ou « Un aller pour l’enfer » pour la distribution française, est un film d’action américain, datant de 2003, réalisé par Ching Siu-tung, à qui l’on doit également « The Sorcerer and the White Snake » (2011). Les acteurs principaux sont Steven Seagal, qu’on a pu voir dans « Out for a Kill » (2003), Byron Mann, qu’on a pu voir dans « Skyscraper » (2018), Monica Lo, qu’on a pu voir dans « Pretty Little Devils » (2008), et Tom Wu, qu’on a pu voir dans « King Arthur: Legend of the Sword » (2017). C’est dans le cadre de notre «Challenge Steven Seagal» que nous avons visionné ce film. Il s’agit du dix-septième long-métrage de l’acteur dans sa filmographie.

L’histoire proposée par « Belly the Beast » nous invite à suivre Jake Hopper (Steven Seagal), un ancien agent de la CIA, désormais reconverti dans le secteur de la sécurité privée. Alors qu’elle passe des vacances en Thaïlande, Jessica (Sara Malakul Lane) et son amie Sara Winthorpe (Eilidh MacQueen), fille d’un sénateur américain, sont kidnappées par un groupe d’intégristes islamiques connu sous le nom d’Abou Karaf. Jake se rend à Bangkok, y retrouve son ancien partenaire, Sunti (Byron Mann), devenu moine bouddhiste, et, ensemble, ils se lancent dans la recherche des deux jeunes femmes en rencontrant une multitude d’obstacles sur leur chemin…

Ching Siu Tung, le réalisateur, nous propose donc un film d’action articulé autour de Steven Seagal. Le scénario concocté par James Townsend est mitigé dans le sens où il y a du bon et du moins bon. Les cinéastes doivent comprendre qu’en utilisant l’expert en arts martiaux, ils peuvent faire une croix sur la finesse d’un jeu d’acteur qui amènerait de l’émotion, du drame. La raison est simple, Steven Seagal n’en est pas capable. Il propose toujours le même jeu d’acteur, la même tête du mec pas content. C’est invariable. Du coup, on sait pertinemment qu’en regardant un métrage de Steven Seagal, on ne verra pas une prestation à la Al Pacino.

Côté action, ça fonctionne plutôt bien, même s’il y a un certain nombre d’incohérences et toujours cette volonté d’en rajouter dans le spectaculaire par l’utilisation abusive des techniques de câbles. Cela étant dit, il est fort possible, vu la dextérité, la souplesse et la vitesse de certaines phases techniques des combats, que le sieur Seagal soit doublé dans certaines scènes, surtout qu’en général, on ne voit pas son visage à ce moment-là. C’est notamment le cas, dans tout ce qui est coup de pied retourné, saut, etc.

Les effets spéciaux sont acceptables dans l’ensemble, les effets balistiques sont cohérents et les explosions sont plutôt spectaculaires. A contrario, l’impact de certaines frappes, dans les combats à mains nues, est exagéré. En ce qui concerne les personnages, il y a un bel effort afin d’éviter le piège de la caricature et ça reste donc agréable à suivre. Il est intéressant de relever le personnage de Suthep, incarné par Norman Veeratum, soit un transgenre, un homme ayant l’apparence d’une femme, bras droit du principal antagoniste, le Général Jantapan (Tom Wu). Ce dernier animera d’ailleurs la confrontation finale.

D’une durée de 91 minutes, « Belly the Beast » se conclut avec les mots suivants : « In Loving Memory of our friend Trevor Murray » qui était le producteur designer du film. Ce dernier est décédé de causes naturelles à Bangkok au cours des derniers jours de tournage. L’édition proposée par David Richardson permet d’obtenir un bon équilibre entre les phases de discussion, d’investigation et les séquences d’action. Dans ce film, pas de flashbacks ni de flashforwards. Le métrage s’ouvre sur une scène d’action s’étant déroulée en 1994, soit dix années avant les faits qui seront développés par la suite. On positionne ainsi les personnages dans leur vie « actuelle » dans le présent qui correspond à la période 2003/2004. La photographie réalisée par Danny Nowak ne met pas assez le focus sur les possibilités qu’offrent la Thaïlande et la région de Bangkok, préférant se focaliser sur les scènes d’action.

Ching Siu Tung, le réalisateur, aurait filmé une grande partie des scènes d’action sans la participation de Steven Seagal, préférant filmer les plans de l’acteur-star en dernier, mais un conflit a éclaté lorsque Steven Seagal a insisté pour filmer ses plans d’une manière qui ne tiendrait pas compte le storyboard du film et du travail existant. Ching Siu Tung aurait alors quitté le plateau, emmenant son équipe de cascadeurs avec lui et en invitant Steven Seagal à se démerder tout seul. Cela a provoqué la colère des producteurs, qui ont convaincu Steven Seagal d’accepter l’approche du réalisateur.

En conclusion, « Belly of the Beast » est un film correct, disposant d’une histoire familière, d’une intrigue convenable et d’un développement pondéré. Le rythme est équilibré, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est basique mettant l’accent sur les scènes d’actions. Celles-ci sont bien orchestrées et dynamiques, même s’il est clair que Steven Seagal est largement doublé lors de certaines phases des combats. La distribution offre d’honorables prestations, mais la « star » des arts martiaux est toujours aussi placide dans son jeu d’acteur…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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