Action, Cycle Cinéma, Espionnage

LIVE AND LET DIE (1973) ★★★★☆


Live and Let Die (1973)

 

 

James Bond est envoyé pour enquêter sur un magnat de l’héroïne diaboliquement brillant, à la tête d’une organisation complexe. Ce magnat organise ses actions en fonction des interprétations d’une cartomancienne, tout en troublant les choses en se servant du vaudou comme couverture…

 

 

« Live and Let Die » est un film d’espionnage britannique datant de 1973, réalisé par Guy Hamilton, à qui l’on doit également « Diamonds Are Forever » (1971). Les acteurs principaux sont Roger Moore, qu’on a pu voir dans « The Quest » (1996), Yaphet Kotto, qu’on a pu voir dans « Alien » (1979), Jane Seymour, qu’on connaît essentiellement pour son rôle dans la série télévisée « Dr. Quinn, Medicine Woman » (1993–1998), Julius Harris, qu’on a pu voir dans « King Kong » (1976), David Hedison, qu’on a pu voir dans « The Enemy Below » (1957), et Clifton James, qu’on a pu voir dans « The Deadly Tower » (1975). Ce métrage est le huitième James Bond dans la série produite par Eon Productions. Il s’agit du troisième des quatre James Bond réalisés par Guy Hamilton.

L’histoire proposée par « Live and Let Die » nous invite à suivre un trafiquant de drogue installé à Harlem, un quartier populaire de New-York. Ce dernier est connu sous le nom de M. Big (Yaphet Kotto) et il prévoit de distribuer gratuitement deux tonnes d’héroïne afin de mettre fin aux activités des barons locaux de la drogue et ainsi obtenir le monopole de la distribution. Il est révélé rapidement que M. Big est l’alter ego de M. Kananga (Yaphet Kotto), un dictateur corrompu des Caraïbes, qui dirige San Monique, une île où l’on cultive secrètement du pavot à opium. James Bond (Roger Moore) enquête sur la mort suspecte de trois agents britanniques. Ses investigations le conduisent à Kananga. L’Agent 007 se retrouve dans un univers de gangsters et de vaudou, tout en essayant de mettre un terme au stratagème de ce nouveau baron de la drogue…

Bien qu’étant présenté comme un film d’espionnage, « Live and Let Die » ressemble plus à un film policier, avec une enquête visant à neutraliser un baron de la drogue, le Dr. Kananga / Mr. Big. Tourné au plus fort de l’ère de la blaxploitation, dont le métrage « Shaft » est probablement le fer de lance, de nombreux archétypes et clichés de ce genre cinématographique propre aux États-Unis, sont présents dans le film. La drogue étant d’ailleurs un thème récurent des films sur la blaxploitation de cette période. L’action se situe dans des lieux culturels afro-américains tels que Harlem et la Nouvelle-Orléans et la Jamaïque fait usage de l’île fictive de San Monique.

Les personnages sont très marqués afin de correspondre avec l’idée de la blackploitation. On ira même jusqu’à ajouter une assistante black à James Bond, son agent de liaison à San Monique, Rosie Carver (Gloria Hendry), à qui Tom Mankiewicz, le scénariste, a donner un côté nunuche qui prête à sourire. Ce dernier avait envisagé de faire de Solitaire, une femme noire, avec Diana Ross comme choix principal. Cependant, les producteurs, Albert R. Broccoli and Harry Saltzman, ont décidé de s’en tenir à la description d’une femme blanche telle que Ian Fleming l’avait écrit dans son roman. Après avoir envisagé Catherine Deneuve, c’est Jane Seymour qui a été choisie pour le rôle.

Tom Mankiewicz a également créé le personnage du shérif J.W. Pepper pour ajouter un personnage en relief comique. Interprété par Clifton James, Pepper reviendra dans le James Bond suivant, « The Man with the Golden Gun » (1974). Cette démarche est plutôt ratée, car Peppers apparaît clairement comme un sombre crétin et n’apporte en rien la touche humoristique souhaitée. « Live and Let Die » fut le seul James Bond, jusqu’à « Casino Royal » (2006) où « Q » est absent, toujours incarné par Desmond Llewelyn. Les producteurs décidèrent de ne pas faire apparaître le personnage estimant que les gadgets étaient trop utilisés et ils voulurent minimiser cet aspect dans la série.

C’est donc Roger Moore qui endosse le costume de l’Agent 007. Celui-ci a tenté de ne pas imiter Sean Connery, tout en s’éloignant de son rôle de Simon Templar dans la série télévisée The Saint. Le ton léger et l’approche légèrement comique du personnage que Roger Moore a insufflé à James Bond, en y ajoutant les expressions faciales, sa manière de relever un sourcil, le rapproche de son personnage de Lord Brett Sinclair dans la série télévisée The Persuaders! (1971), plus connue en France sous le titre de Amicalement Vôtre.

Avec « Live and Let Die », on retourne vers la source, action, déduction, séduction qui font les racines du personnage de James Bond. Le tout astucieusement combiné à un langage plus moderne. D’une durée de 121 minutes, le métrage nous emmène à la fois dans les bas-fonds de Harlem et au paradis dans les Caraïbes. La photographie de Ted Moore en profite pour offrir quelques superbes panoramas, ponctués par des bagarres, des courses-poursuites et autres cascades. On retiendra d’ailleurs essentiellement la course-poursuite à bord de bateaux rapides dans le Bayou en Louisiane.

En conclusion, « Live and Let Die » est un excellent film policier disposant d’une histoire intéressante, d’une intrigue quelque peu confuse et d’un développement permettant de revenir à la source du personnage. Le rythme est plaisant, le récit est alambiqué et la narration est linéaire. La photographie est avenante, les scènes d’action sont bien orchestrées, surtout les courses-poursuites. La bande originale utilise habilement le thème habituel et le titre signé Paul et Linda McCartney est inoubliable. Un huitième film qui donne un petit coup de fouet à la série qui commençait à s’user…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “LIVE AND LET DIE (1973) ★★★★☆

  1. Roger Moor et Sean Connery sont les meilleurs James Bond à mes yeux !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 07/07/2019, 12 12 01 07017
  2. Je n’en garde pas un grand souvenir sinon celui du thème signé des Wings. Il faudrait que je le revoie.

    Aimé par 1 personne

    Publié par princecranoir | 22/07/2019, 7 07 36 07367

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