Ciné-Asia, Corée du Sud, Drame

UNBOWED (2011) ★★★☆☆


Unbowed (2011)

 

Un professeur d’université est limogé après avoir démontré qu’une question de mathématiques orchestrée par un collègue n’était pas valide. Ce professeur intente alors une action en justice contre l’université, mais celle-ci est rejetée. Par frustration, il se présente au domicile du juge armé d’une arbalète. L’enseignant est arrêté. Il prétend ne pas avoir tiré sur le juge, alors que celui-ci affirme l’inverse…

 

 

« Bureojin Hwasal » (부러진 화살), ou « Unbowed » pour la distribution internationale, est un film dramatique coréen datant de 2011, co-écrit et réalisé par Chung Ji-young, à qui l’on doit également « National Security » (2012). Les acteurs principaux sont Ahn Sung-ki, qu’on a pu voir dans « The Divine Move » (2014), Park Won-sang, qu’on a pu voir dans « Miracle in Cell No. 7 » (2013), Na Young-hee, qu’on a pu voir dans « Forgotten » (2017), Kim Ji-ho, qu’on a pu voir dans « Steel Rain » (2017), Moon Sung-keun, qu’on a pu voir dans « 1987: When the Day Comes » (2017), et Lee Geung-young, qu’on a pu voir dans « The Battleship Island » (2018).

L’histoire proposée par « Unbowed » nous invite à suivre le professeur Kim Kyung-ho (Ahn Sung-ki), brillant enseignant de mathématiques, mais quelque peu obstiné. Il relève une erreur d’un de ses collègues dans un examen et souhaite que les étudiants n’en soient pas pénalisés. Cependant, sa hiérarchie, bien que reconnaissant l’existence de l’erreur, décide de ne pas communiquer l’information afin de préserver la réputation de l’établissement. Kim Kyung-ho n’accepte pas cette décision et se heurte à sa hiérarchie qui finit par le renvoyer. Il décide de porter l’affaire devant les tribunaux, mais le juge lui donne tort et son licenciement devient effectif. Dans le désarroi, le professeur décide de faire pression sur le juge afin qu’il revienne sur sa décision, en l’attendant chez lui pour le menacer d’une arbalète. Dans la confusion, une flèche est tirée et le professeur est arrêté par la police. Le juge feint d’être blessé et Kim Kyung-ho se retrouve devant la justice pour agression. Malgré l’absence de preuves et la présence de nombreux trous dans l’accusation, la corporation des juges fait bloc derrière leur confrère et mettent tout en œuvre afin que le professeur soit reconnu coupable…

Dans un premier temps, le scénario proposé par Chung Ji-young et Han Hyeon-geun nous présente les choses comme un combat déséquilibré du type David contre Goliath, mais rapidement, on prend conscience que le personnage incarné par Ahn Sung-ki maîtrise bien son sujet et place les juges et le procureur dans des situations complexes en les renvoyant devant leurs propres incohérences. Cependant, malgré le fait que ce dernier dispose d’arguments persuasifs infaillibles, il a besoin d’un avocat pour se faire représenter devant les tribunaux. Un rôle qui échoue à Park Won-sang. Ce dernier incarne un avocat alcoolique à la limite de la disgrâce. Mais il va abandonner quelque temps son addiction à la bouteille et venir en aide au professeur injustement incarcéré.

La mise en scène de Chung Ji-young repose essentiellement sur les séquences dans les tribunaux à la manière de la série américaine New York Police Judiciaire. Il y a une bonne cohérence entre les deux personnages principaux et leurs histoires personnelles viennent s’incruster dans la trame centrale du film. Il s’installe même une forme de relation père-fils motivée par leurs connaissances juridiques. Tous deux sont finalement des victimes d’un système alors qu’ils ne sont motivés que par la mise en évidence de la vérité et ils s’emploient à dénoncer les injustices, les mensonges et l’abus qui furent développés autour de l’affaire du professeur de mathématiques.

De mon point de vue, les valeurs de production de « Unbowed » étaient plutôt modestes. La photographie proposée par Kim Hyung-koo étant assez simple. La majorité des scènes se déroulant dans des salles de tribunaux telles qu’on peut en voir dans toutes sortes de métrages. Les angles des prises de vue n’ayant rien de particulier. La bande musicale orchestrée par Kim Jun-seok est singulièrement discrète et classique et l’édition signée par Kim Sang-bum et Kim Jae-bum conduit à un métrage d’une centaine de minutes qui pourrait décourager les personnes n’ayant que peu d’intérêt pour le thriller judiciaire. Cependant, le thème abordé met une nouvelle fois la lumière sur les dérives d’une caste, ce qui est loin d’être une exception coréenne. Le métrage suivant du réalisateur, Chung Ji-young, intitulé « National Security » est également dans notre liste de nos prochaines découvertes…

En conclusion, « Unbowed » est un bon thriller judiciaire mettant la lumière sur une affaire réelle en dénonçant la toute-puissance de la caste des hommes de loi. Le rythme est cohérent bien que nonchalant, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est simpliste, la bande originale est discrète et l’édition est propre. La distribution offre de bonnes prestations dominées par les performances du duo formé par Ahn Sung-ki et Park Won-sang. L’ensemble est plaisant pour peu qu’on s’intéresse aux métrages du genre…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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