Action, Cycle Cinéma, Thriller

SUBMERGED (2005) ★★☆☆☆


Submerged (2005)

 

 

Chris Kody, l’un des meilleurs mercenaires du monde, est libéré de prison afin de neutraliser un scientifique fou qui utilise le contrôle de l’esprit. Avec son équipe, il ne va pas hésiter à utiliser un vieux sous-marin afin d’attaquer la base secrète de l’adversaire…

 

 

« Submerged » est un thriller d’action datant de 2005, réalisé par Anthony Hickox, à qui l’on doit également « Knife Edge » (2008). Les acteurs principaux sont Steven Seagal, qu’on a pu voir dans « Into the Sun » (2005), William Hope, qu’on a pu voir dans « Aliens » (1986), Vinnie Jones, qu’on a pu voir dans « Escape Plan » (2013), Christine Adams, qu’on a pu voir dans « Profile » (2018), et Alison King, qu’on a pu voir dans « Shanghai Knights » (2003). Ce métrage est paru en direct-to-DVD.

À l’origine le métrage devait être une sorte de fusion entre « The Thing » et « Das Boot », et selon Anthony Hickox, le réalisateur, c’était plutôt intéressant, puis Steven Seagal a rejoint le projet… Il y a une part de science-fiction avec un docteur qui a développé une méthode de contrôle de l’esprit. Les personnes, lorsqu’ils entendent un son, ou un mot-clé, exécute des actes meurtriers comme s’ils étaient robotisés, contrôlés à distance. Cependant, « Submerged » bascule rapidement dans le fil d’action. Après l’assassinat de l’ambassadeur des États-Unis en Uruguay, dans ses propres locaux, et par son propre service de sécurité, une équipe de la Delta Force est envoyée sur place pour neutraliser la base secrète du scientifique, mais ils sont rapidement pris en embuscade et capturés pour être « reprogrammés » à leur tour…

L’armée américaine dépêche sur place Chris Cody (Steven Seagal) et son équipe pour détruire les installations et neutraliser le docteur Adrian Lehder (Nick Brimble), en échange d’une libération, d’une amnistie et d’une grosse somme d’argent. À bord d’un vieux submersible, Cody et son groupe atteignent discrètement la base de Lehder, et bien que ce dernier s’échappe, le centre de recherche est détruit. Cody n’a d’autre choix que de poursuivre Lehder, car ce dernier bénéficie d’appuis financiers importants pour mener à bien ses recherches…

Les personnages sont soient brouillons, soit caricaturaux. Pour exemple, le Dr. Susan Chappell (Christine Adams), envoyé avec le commando dirigé par Chris Coby, ne fait aucun acte médical. Elle s’apparente plus à un membre des forces spéciales. Et lorsqu’un des membres du commando est gravement blessé, elle n’est pas à ses côtés dans l’infirmerie du sous-marin, mais en plein bavardage dans un autre compartiment. En outre, l’individu qui s’occupe du blessé est étonnamment seul pour tenter de sauver la vie du pauvre malheureux.

Du côté de la distribution, il y a tellement de personnages qu’il est presque logique que l’on ne trouve quasiment aucun développement les concernant. Outre la présence de Steven Seagal qui en impose par sa présence physique, on retiendra peut-être la performance de Vinnie Jones, dont on se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère. L’action représente une bonne partie du métrage, et bien qu’il y ait quelques confrontations physiques, c’est essentiellement du gun-fight qui nous est proposé.

Dans une interview, l’acteur Gary Daniels, lui aussi expert dans les arts martiaux, a affirmé que son combat à l’écran contre Steven Seagal avait été conçu à l’origine pour durer beaucoup plus longtemps par le coordinateur des cascades de manière à être plus spectaculaire. Toutefois, Steven Seagal a décidé de chorégraphier lui-même le combat le jour même de son tournage, le rendant beaucoup plus court et unilatéral.

En conclusion, « Submerged » est un film médiocre disposant d’une histoire ayant du potentiel, d’une intrigue basique et d’un développement brouillon. Le rythme est correct, le récit est fluide et la narration est linéaire. Le contenu est pauvre, mais l’idée de départ aurait mérité un meilleur traitement. La photographie est pauvre, avec une majorité de scènes de nuit et/ou dans l’obscurité qui masque la compréhension des affrontements. La bande originale est usuelle et sans relief et l’édition se distingue par des enchaînements de séquences pas toujours cohérentes. La distribution offre des prestations étriquées où seul Vinnie Jones se distingue. Un nanar de plus dans la filmographie de Steven Seagal

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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