Action, Ciné-Asia, Comédie, Corée du Sud, Drame, Sport

CHAMPION (2018) ★★★☆☆


Champion (2018)

 

Un compétiteur de bras de fer américano-coréen se rend en Corée pour une compétition et se découvre une famille dont il ignorait l’existence jusque-là…

 

 

« Chaem-pi-eon » (챔피언), ou « Champion » pour la distribution internationale, est une comédie dramatique sportive sud-coréenne datant de 2018, écrite et réalisée par Kim Yong-wan, à qui l’on doit également « Hand Phone » (2009). Les acteurs principaux sont Ma Dong-seok, qu’on a pu voir dans « The Outlaws » (2017), Kwon Yul, qu’on a pu voir dans « The Admiral: Roaring Currents » (2014), Han Ye-ri, qu’on a pu voir dans « Illang: The Wolf Brigade » (2018), Choi Seung-hoon-I, qu’on a pu voir dans « Pandora » (2015), et Ok Ye-rin, qu’on a pu voir dans « Man of Men » (2018).

L’histoire proposée par « Champion » nous invite à suivre Mark, alias Baek Seung-min (Ma Dong-seok) un ancien combattant de bras de fer qui travaille dans la sécurité. Il se rend en Corée du Sud pour participer à une compétition sous l’impulsion de Jin-ki (Kwon Yul), un ami de longue date, qui œuvre désormais comme agent sportif pour Mark. Ce dernier profite de ce séjour dans son pays d’origine pour tenter de retrouver sa mère qui l’avait fait adopter alors qu’il était encore un tout jeune enfant. Mark découvre que sa mère est malheureusement décédée peu de temps avant sa venue dans le pays, mais découvre qu’il a une sœur, un neveu et une nièce. Parallèlement à son apprentissage d’une vie de famille, Mark progresse dans les tournois de bras de fer tout en évitant les différentes magouilles qui émaillent les tournois et les combats.

« Champion » se présente comme une comédie ayant pour toile de fond l’univers des bras de fer. Cependant, ce thème est une excuse pour explorer le concept de famille. Le personnage incarné par le solide Ma Dong-seok se découvre donc une famille. Une famille qui n’en est pas vraiment une, mais qu’importe. Le robuste agent de sécurité a fait sa vie aux Etats-Unis ayant été abandonné par sa mère. Le sentiment de famille lui est donc étranger. Il trouve donc une sœur dans la maison familiale. Cette dernière, ayant tragiquement perdu son mari, se retrouve seule avec deux enfants et des usuriers se faisant de plus en plus pressants, pour ne pas dire menaçants. Mark va progressivement apprivoiser et être apprivoisé par cette famille, amenant un lot de séquences drôles, affectueuses, tendres et émouvantes. Certains diront que les ficelles sont grosses, mais ça fonctionne bien et reste donc touchant.

Outre le personnage incarné avec justesse par Ma Dong-seok, on trouve également Jin-ki (Kwon Yul), une sorte de looser, touche-à-tout, qui cherche à exploiter la force de Mark pour gagner des confrontations de bras de fer pour ramasser de l’argent. On découvre que sa motivation profonde est d’éponger les dettes contractées par son père. Côté féminin, on fera la connaissance de Soo-jin (Han Ye-ri), sœur supposée de Mark, qui rencontre également des difficultés financières, mais également des soucis dans son rôle de mère. Enfin, Joon-hyung (Choi Seung-hun) et Joon-hee (Ok Ye-rin) sont les deux enfants de cette dernière. Tous deux sont très éveillés, espiègles et amènent de la tendresse et de l’humour, venant ainsi entrecouper les confrontations d’Arm Wrestling et leurs débauches de testostérone…

D’une durée de 108 minutes, le rythme est modéré, les scènes familiales sont entrecoupées par des scènes d’actions tempérées, pour ne pas dire raisonnable. D’une part, il y a les confrontations au bras de fer, et de l’autre il y a les distributions de baffes de Ma Dong-seok, façon Obélix. « Champion » reste un film abordable pour toute la famille, loin des aspects gores que le cinéma coréen peut produire. Le récit est fluide est la narration est continue, sans flashbacks, ni sauts dans le temps. L’histoire étant pleinement contemporaine. La fin est ouverte et permettra, le cas échéant, de produire une éventuelle suite.

En conclusion, « Champion » est un film agréable disposant d’une histoire familière, ayant un rythme moyen et d’une narration fluide, pour ne pas dire simple. La photographie est agréable, la bande originale est sympathique et la distribution offre de bonnes prestations. Bien qu’on se focalise sur la performance de Ma Dong-seok, qui montre qu’il peut certes faire du Ma Dong, mais qu’il est aussi capable de proposer de la nuance, de la tendresse et de l’humour dans son jeu, on peut saluer la prestation des enfants. Choi Seung-hun et Ok Ye-rin apportent une touche de fraîcheur et apparaissent comme très naturels devant l’objectif. L’ensemble est plaisant, drôle, et même émouvant. À voir …

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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