Corée du Sud, Drame, Guerre, Historique

WARRIORS OF THE DAWN (2017) ★★★★★


Warriors of the Dawn (2017)

 

Les chroniques du prince Gwanghae et de son accession au pouvoir pendant la guerre de Sept Ans, vues à travers le regard de son garde du corps.

 

 

« Daeripgun » (대립군), ou « Warriors of the Dawn » pour la distribution internationale, est un film historique datant de 2017, co-écrit et réalisé par Jeong Yoon-cheol, à qui l’on doit également « A Man Who Was Superman » (2007). Les acteurs principaux sont Lee Jung-jae, qu’on a pu voir dans « Assassination » (2015), Yeo Jin-goo, qu’on a pu voir dans « 1987: When the Day Comes » (2017), Kim Mu-yeol, qu’on a pu voir dans « Illang: The Wolf Brigade » (2018), Park Won-sang, qu’on a pu voir dans « Miracle in Cell No. 7 » (2013), Lee So-young, qu’on a pu voir dans « Man on High Heels » (2014), Bae Soo-bin, qu’on a pu voir dans « Memories of the Sword » (2015), Kim Myung-gon, qu’on a pu voir dans « Steel Rain » (2017), Park Hae-joon, qu’on a pu voir dans « Jo Pil-ho: The Dawning Rage » (2019), Oh Kwang-rok, qu’on a pu voir dans « Countdown » (2011).

L’histoire proposée par « Warriors of the Dawn » nous plonge à la fin du XVIe siècle, alors que les forces japonaises envahissent la péninsule coréenne, le roi Seonjo fuit vers le nord pour trouver protection auprès de l’empire Ming, abandonnant son peuple dans ce processus. À sa place, il laisse le Prince Gwanghae (Yeo Jin-goo) diriger ce qui reste de la cour royale et affronter l’ennemi. Pour le protéger un petit groupe de soldats par procuration dirigé par To-woo (Lee Jung-jae). Ces soldats sont payés pour servir dans l’armée au nom des autres, seul moyen pour eux de subvenir aux besoins de leurs familles.

« Warriors of the Dawn » est donc un film historique, l’histoire se déroulant en 1592, à la frontière Chino-coréenne. Les récits se déroulant à cette époque se font souvent au détriment de ce que l’on appelait communément le petit peuple, entraînant dans son sillage un lot de drames. Dans le cas présent, les paysans sont opprimés par leurs autorités et massacrés par l’ennemi. En outre, ceux ayant développé des compétences dans l’art de la guerre sont enrôlés dans l’armée comme substituts d’autres soldats, œuvrant sous l’identité de ces derniers, en échange d’une solde permettant de faire vivre leurs familles. Bien évidemment, le film peut être considéré comme un film d’action et/ou de guerre, les principaux protagonistes ayant maille à partir avec l’envahisseur japonais.

Il y a un super travail au niveau des personnages. Le scénario concocté par Shin Do-young et Jeong Yoon-cheol met deux personnalités opposées en situations extrêmes. D’un côté, nous avons le Prince Gwanghae (Yeo Jin-goo), jeune homme peureux qui n’assume absolument pas son statut de prince héritier. Il n’a qu’une formation littéraire, et encore, relativement incomplète. Progressivement, son humanisme va le pousser à prendre position en faveur de son peuple. De l’autre côté, nous avons To-woo (Lee Jung-jae), guerrier téméraire, moyennement enclin à respecter la hiérarchie, et prêt à passer la main, dès lors que ses engagements sont remplis. À son tour, il va faire évoluer son état d’esprit, et revenir sur sa décision pour finalement venir en aide à autrui, et même au-delà.

Les éléments de production sont, comme c’est souvent le cas pour les films historiques, vraiment excellents. Le travail sur les décors, les costumes et les détails tactiques et stratégiques, sont admirables. La photographie proposée par Byun Bong-sun est superbe, essentiellement tournée en extérieur dans des endroits montagneux et boisés. Mowg fut chargé de la bande originale qui vient superbement s’intégrer dans l’histoire. Une grosse équipe fut diligentée pour diriger les chorégraphies des combats et autres batailles. L’édition nous offre un métrage de 130 minutes bien structurées, alternant les scènes grandiloquentes et les scènes d’action.

La distribution est importante, mais ce sont essentiellement les prestations de Lee Jung-jae et de Yeo Jin-goo que l’on retiendra ici. Le premier offre sa grande expérience au service d’un personnage fort, courageux, pour ne pas dire téméraire. Le second, bien connu des dramavores, livre un personnage craintif, à la limite du pleutre, qui du jour au lendemain se retrouve à la plus haute fonction du royaume. Le message du métrage peut se lire comme quoi un homme peut se désolidariser de son destin supposé en choisissant lui-même sa destinée. Le tournage a eu lieu du 5 septembre 2016 au 10 janvier 2017. Le titre anglais a évolué de « The Proxy Soldiers » a « Warriors of the Dawn » que l’on pourrait traduire par Les Guerriers de l’Aube

En conclusion, « Warriors of the Dawn » est un excellent film historique disposant d’une histoire simple, d’un récit fluide et d’une narration linéaire. Le rythme est modéré, ponctué par des scènes d’actions parfaitement orchestrées. La photographie et la bande originale sont plaisantes. La distribution offre de très bonnes prestations, mais ma préférence va à Lee Jung-jae qui n’est autre que l’un de mes acteurs coréens préférés. L’ensemble est un superbe divertissement qui saura agréablement vous occupez pendant deux bonnes heures en cette période de confinement.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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