Action, Corée du Sud, Crime - Policier, Drame, Thriller

SUNFLOWER (2006) ★★★☆☆


Sunflower (2006)

 

Libéré de prison, un ex-truand part vivre chez sa mère adoptive. Alors qu’il s’efforce d’avoir une vie rangée, un politicien véreux vient semer le trouble dans son environnement avec un projet de centre commercial qui forcerait sa nouvelle famille à vendre leur petit restaurant…

 

 

« Haebaragi » (해바라기), ou « Sunflower » pour la distribution internationale, est un thriller dramatique sud-coréen datant de 2006, écrit et réalisé par Kang Seok-beom, à qui l’on doit également « Mr. Handy » (2004). Les acteurs principaux sont Kim Rae-won, qu’on a pu voir dans « RV: Resurrected Victims » (2017), Kim Hae-sook, qu’on a pu voir dans « New Trial » (2017), Huh E-jae, qu’on a pu voir dans « A Dirty Carnival » (2006), Kim Byeong-ok, qu’on a pu voir dans « A Violent Prosecutor » (2016), Kim Jung-tae, qu’on a pu voir dans « Tough as Iron » (2013), Han Jung-soo, qu’on a pu voir dans « Hypnotized » (2004), et Park Sung-woong, qu’on a pu voir dans « The Tooth and the Nail » (2017).

L’histoire proposée par « Sunflower » nous invite à suivre Oh Tae-sik (Kim Rae-won), un ancien gangster fortement craint par ses pairs. Il sort de prison après avoir purgé une peine de 10 ans, et se rend chez sa mère adoptive, qui dirige un petit restaurant de quartier. Tae-sik tente de laisser son passé derrière lui, trouve un emploi chez un garagiste et apprend ce qu’est la vie de famille. Lorsqu’un politicien, lui-même ancien gangster, envoie ses sbires mettre la pression sur la mère de Tae-sik pour qu’elle cède son restaurant afin de construire un grand centre commercial, ce dernier garde son sang-froid. Malheureusement les choses dérapent et Tae-sik est poussé dans ses derniers retranchements n’ayant d’autre choix que de re-basculer dans la violence.

Le scénario proposé par Kang Seok-beom, qui endosse ici la double casquette de réalisateur et de scénariste est somme toute assez familier, c’est la mise en scène qui s’avère être originale. En définitive, « Sunflower » est plus un film dramatique qu’un film de gangsters. Le travail de Kang Seok-beom se focalise sur la personnalité de Tae-sik. Ce dernier a mis à profit son incarcération pour se remettre en question et veut désormais adopter une vie loin des gangs, de la violence et tout en ayant une attitude de rédemption. Bien que la situation s’envenime autour de lui, il reste longtemps sur la ligne qu’il a choisie. Bien évidemment, on sent la pression monter, et on attend tous le moment où l’individu va exploser. Finalement, la dernière partie du métrage n’est autre qu’un déchaînement de violence prévisible.

D’une durée de 117 minutes, « Sunflower » s’installe dans un rythme plutôt lent et singulièrement stressant. On attend, durant une bonne partie du film, l’explosion de violence que l’on voit bien arriver dès la moitié du métrage. Les échanges laissent apparaître un personnage principal, Tae-sik, timide et maladroit. Une relation de plus en plus forte s’installe aussi bien avec sa mère que sa sœur. Les quelques scènes d’action se font souvent au détriment de Tae-sik, qui accepte de prendre des coups en refusant de se défendre, traumatisé par le meurtre qu’il a commis jadis. C’est dans la toute dernière partie du métrage que l’action se fait la plus forte, sur une séquence qui dure près de 12 minutes.

Les valeurs de production sont d’une très bonne qualité. La photographie signée Kim Woo-jae est très intéressante, le cinéaste dépeint avec intelligence le quartier pauvre qui est contrôlé par les gangs, sans exagération, sans outrance, malgré quelques images somptueuses disséminées ici et là avec finesse. Le réalisateur, Kang Seok-beom, garde d’ailleurs cet état d’esprit de réalisme durant la majorité du métrage, en dehors dans la fin du film, dans un style singulier. La bande originale orchestrée par Angelo Lee est très agréable avec des arrangements musicaux au piano très marquant dans les séquences dramatiques. Enfin, l’édition délivrée par Hahm Sung-won est brillante avec une belle montée en tension qui coure durant la quasi-totalité du métrage.

En conclusion, « Sunflower » est un thriller dramatique attachant disposant d’une histoire familière, d’une intrigue usuelle et d’un développement original. Le rythme est plutôt lent, le récit est fluide et la narration fait appel à quelques flashbacks sur une dizaine d’années. La photographie est agréable, la bande originale est très sympathique et l’édition est intelligente. La distribution offre de bonnes prestations et Kim Rae-won offre un personnage attachant qui laisse bien s’installer l’effet « cocotte minute ». L’ensemble est captivant et démontre que la deuxième partie des années 2000 se démarque dès la première moitié. À découvrir…

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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