Corée du Sud, Drame

A LIGHT SLEEP (2008) ★☆☆☆☆


A Light Sleep (2008)

 

Une adolescente de 16 ans, souffrant d’insomnie, profite de micro-siestes pour s’évader, alors qu’elle doit faire face à la mort accidentelle de ses parents, tout en s’occupant de sa petite sœur…

 

 

« Ga-byeo-woon Cham » (가벼운 잠), ou « A Light Sleep » pour la distribution internationale, est un film dramatique sud-coréen datant de 2008, réalisé par Im Sung-chan, qui signe là son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Lee Ah-jin, qu’on a pu voir dans « Death Bell 2: Bloody Camp » (2010), Yoon Chan, qu’on a pu voir dans « White Night » (2009), Hong Ah-reum, qu’on a pu voir dans « Makgeolli Girls » (2013), et Ryoo Hyun-bin, qu’on a pu voir dans « Truck » (2008). Ce film est paru le 23 octobre 2008.

L’histoire proposée par « A Light Sleep » nous invite à suivre Yeol-lin (Lee Ah-jin), une adolescente qui vient de perdre tragiquement ses parents, et qui se retrouve, du jour au lendemain, projetée dans le monde des adultes. Bien que l’assistance sociale ait accepté de la laisser s’occuper de sa petite sœur Da-rin (Ryoo Hyun-bin), elle doit faire face aux difficultés du quotidien et prendre des décisions difficiles tout en poursuivant ses études. Elle doit offrir le corps de sa défunte mère à la science de manière à pouvoir assumer le coût des frais d’hôpital et l’incinération de son père. Elle devra également repousser les assauts de l’assistant social chargé de veiller sur elle, tout en gérant ses propres sentiments envers un autre lycéen qui tente de sympathiser avec elle. Enfin, en proie à des insomnies, elle doit prendre un traitement médicamenteux pour dormir, ce qui l’amène à faire de petites siestes. Un moyen pour elle de s’évader durant quelques minutes de la difficulté de sa réalité…

Le scénario proposé par Shin Hyeon-jeong est un fouillis indescriptible duquel il s’avère compliqué de faire ressortir un genre en particulier. J’en profite pour dire que ce film a littéralement plombé la carrière d’Im Sung-chan, le réalisateur, qui aura dû attendre une dizaine d’années avant qu’on lui propose un nouveau projet. Manifestement nous sommes face à un drame de la vie, des enfants qui se retrouvent dans une grande difficulté sociale suite au décès de leurs parents dans un accident de voiture. On regarde tout ceci en se demandant où on veut nous amener. Et la réponse à cette interrogation, c’est nulle part. On ne va nulle part. Plusieurs pistes sont ouvertes, mais jamais exploitées. Et c’est dommage car le sujet était intéressant. Une jeune femme qui exploite de courts temps de sommeil pour s’évader, pour adoucir son quotidien compliqué. Mais là aussi, c’est le vide galactique, et du coup, ben on s’ennuie fermement, et je reste modéré dans mes propos.

Le personnage central incarné par Lee Ah-jin est fortement perturbé. On peut notamment la voir laisser seule sa petite sœur durant une bonne heure à une table d’un fast-food pendant qu’elle s’absente, sans qu’on ne sache jamais pourquoi. Où est-elle allée ? Qu’est-elle allée faire ? Mystère. Dormir ? Faire du lèche-vitrines ? Mystère. La relation qu’elle entretient avec Joo-go (Yoon Chan), s’apparente à un jeu du chat et de la souris. Du « je t’aime moi non plus » qui ne mène nulle part. Tu m’intéresses, mais je ne veux pas de toi. Je te donne mon numéro de téléphone, mais ne m’appelle pas. Ne viens pas m’attendre à la sortie des cours, mais viens quand je te le demande… Prise de tête inutile.

Les valeurs de productions sont plutôt moyennes sur ce métrage. La photographie est simple, mais montre tout de même de manière précise le niveau social des principaux protagonistes. L’escapade à la mer n’est malheureusement pas l’occasion de produire des visuels sympathiques, et ne sert qu’à positionner le personnage central dans le contexte de l’objet sexuel convoité par l’homme, profitant de sa position dominante. La bande originale est très pauvre et n’apporte rien à l’ambiance et/ou à l’atmosphère sombre de l’ensemble. Le montage apparaît chaotique, certaines scènes se succédant sans que l’on en saisisse le fil conducteur.

En conclusion, « A Light Sleep » est un film profondément médiocre disposant d’une histoire ennuyeuse à souhait, d’une intrigue inexistante et d’un développement sans intérêt. Le rythme est terriblement lent, le récit est vide et la narration est linéaire bien qu’intensément insipide. La photographie est pauvre, la bande musicale est sans intérêt et le montage est passable. La distribution fait ce qu’elle peut avec des personnages creux et c’est finalement la fillette, Ryoo Hyun-bin, qui brille par sa performance. L’ensemble est fastidieux à suivre et offre l’opportunité de lutter contre un profond désir de balancer la télécommande dans la télévision, ce qui rendrait ce métrage onéreux. Restons zen….

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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