Corée du Sud, Drame, Guerre, Historique

THE BATTLE: ROAR TO VICTORY (2019) ★★★★☆


The Battle - Roar to Victory (2018)

 

La bataille de Fengwudong qui fut un tournant dans la confrontation entre l’armée japonaise et les milices indépendantistes coréennes en 1920 durant l’occupation nippone.

 

 

« Bong-o-dong Jeon-tu » (봉오동 전투), ou « The Battle: Roar to Victory » pour la distribution internationale, est un film historique sud-coréen datant de 2019, réalisé par Won Shin-yun, à qui l’on doit « Memoir of a Murderer » (2017). Les acteurs principaux sont Yoo Hae-jin, qu’on a pu voir dans « 1987: When the Day Comes » (2017), Jo Woo-jin, qu’on a pu voir dans « Steel Rain » (2017), Ryu Jun-yeol, qu’on a pu voir dans « Heart Blackened » (2017), Kazuki Kitamura, qu’on a pu voir dans « Blade of the Immortal » (2017), Hiroyuki Ikeuchi, qu’on a pu voir dans « Manhunt » (2017), et Sung Yu-bin, qu’on a pu voir dans « The Tiger: An Old Hunter’s Tale » (2015). Ce métrage est paru le 7 août 2019.

L’histoire proposée par « The Battle: Roar to Victory » nous emmène en 1920, lorsque la Corée était sous domination japonaise. On va pouvoir suivre Hwang Hae-cheol (Yoo Hae-jin), leader d’un petit groupe affilié aux forces de l’indépendance coréenne. Ceux-ci mènent une opération visant à fournir des fonds au gouvernement provisoire coréen installé à Shanghai. Durant cette opération, Hwang Hae-chul retrouve Jang-ha (Ryu jun-yeol), un jeune tireur d’élite, ayant pour mission d’appâter les forces japonaises dirigées par le général Kusanagi (Kazuki Kitamura) et son premier lieutenant Yasukawa Jiro (Hiroyuki Ikeuchi) afin de les mener dans une embuscade massive dans le village de Bongo-dong.

Le genre historique amène souvent avec lui d’autres genres. Dans le cas présent, il y a de l’action, et dans une certaine mesure des éléments de guerre. Cet ensemble conduit souvent, pour ne pas dire inéluctablement, vers le drame, la tragédie. En toile de fond, du point de vue historique, et comme je l’ai déjà souligné précédemment, nous avons l’occupation japonaise de la Corée, qui, a cette époque-là, était encore indivisée. Du 6 au 7 juin 1920, une confrontation a eu lieu entre une milice coréenne, animée par un désir d’indépendance, et un bataillon spécial japonais. Cette bataille fut la première où plusieurs groupes de miliciens s’associèrent afin de défaire l’armée nippone, et, manifestement, fut la première pierre d’un édifice permettant de faire basculer l’équilibre des forces. Cependant, la présence japonaise a perduré jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale et la capitulation du Japon.

De l’ensemble des personnages, on retiendra probablement Yi Jang-ha, incarné par Ryu Jun-yeol, que j’ai découvert récemment dans « Socialphobia » (2015). C’est essentiellement sur ce dernier que repose toute la stratégie des forces indépendantistes afin d’affliger une cuisante défaite aux forces japonaises. Profondément motivé par la perte de sa sœur, il va braver le danger, en servant d’appât vivant à l’ennemi afin de conduire les soldats adverses dans un guet-apens. Cependant, c’est le personnage de Hwang Hae-cheol, interprété par Yoo Hae-jin, qui domine les débats. Celui-ci voue également une profonde haine aux Japonais depuis que son jeune frère s’est sacrifié pour protéger sa vie. À la tête d’un petit groupe de rebelles, il connaît parfaitement la région dans laquelle il évolue, se jouant ainsi des pièges tendus par l’ennemi. Tireur moyen, c’est un excellent épéiste et il aura l’occasion de le montrer à plusieurs reprises à travers des confrontations particulièrement violentes. On notera toutefois la participation charismatique de Choi Min-sik dans le rôle de Hong Beom-do, l’un des chefs de la résistance, et stratège de la bataille de Fengwudong.

D’une durée de 134 minutes, « The Battle: Roar to Victory » est ponctué par de nombreuses scènes d’action. Toutes ces séquences sont des confrontations entre les forces d’occupation nippone et les résistants coréens. De par la nature même d’une force de résistance, on retrouve toutes sortes d’individus, du lettré au bandit de grand chemin, s’unissant pour une cause commune. Les soldats japonais violents et s’en prennent régulièrement à des civils sans défense en utilisant toutes les formes d’exactions fortement réprouvées par la morale. Âmes sensibles s’abstenir. Bien que l’armée japonaise soit présentée comme une force militaire officielle, avec sa structure, son équipement et ses uniformes, leurs actions sanguinaires les montrent comme étant les antagonistes de l’histoire. A contrario, les forces d’indépendances coréennes semblent mal équipées, mal vêtues, mais terriblement efficaces dans son action de guérilla de par la connaissance du terrain, comme ce fut le cas dans bon nombre de guerres où les locaux ont souvent l’avantage.

Les valeurs de production présentées dans ce « Roar to Victory » sont excellentes. La photographie proposée par Kim Young-ho est magnifique. Le cinéaste nous propose de superbes visuelles de la région montagneuse où se déroule l’histoire centrale. Les scènes de bataille sont terriblement efficaces grâce aux effets spéciaux gérés par Cheon Rae-hoon et les confrontations directes entre les principaux protagonistes de l’histoire sont très bien chorégraphiées par Kwon Ji-hoon, à la tête des équipes d’arts martiaux. On peut saluer le travail de Gong Tae-won sur la conception sonore qui donne beaucoup de reliefs aux tirs et autres explosions. Saluons également Cho Sang-kyung pour son travail au niveau des costumes qui permettent de bien marquer les différences d’engagements des forces en présence. La bande originale conçue par Lee Byung-hoon vient superbement marquer les moments d’intensité du film et le montage réalisé par Yang jin-mo permet de garder le spectateur en haleine tout au long du métrage.

En conclusion, « The Battle: Roar to Victory » est un très bon film historique disposant d’une histoire intéressante, d’une intrigue captivante et d’un développement très bien structuré. Le rythme est plutôt soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est sublime avec des décors naturels à couper le souffle. Les scènes d’action sont impressionnantes et très réalistes. La bande originale apporte indéniablement un plus à la tension et à l’atmosphère générale du film, et le montage est très bien orchestré. La distribution offre de très bonnes prestations dont on retiendra les excellentes performances de Yoo Hae-jin et de Park Ji-hwan. Un film grand spectacle avec la bonne dose d’apport historique. À découvrir…

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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