Action, Corée du Sud, Horreur, Serial Killers, Thriller

MANHOLE (2014) ★★☆☆☆


Manhole (2014)

 

Dans un quartier de Séoul, une dizaine de personnes a disparu sans laisser de traces, et cela en l’espace de six mois. Alors que le voisinage est de plus en plus inquiet, des cheveux et du sang sont trouvés sur une plaque d’égout. Que s’est-il passé là-dessous ?

 

 

« Maenhol » (맨홀), ou « Manhole » pour la distribution internationale, est un thriller sud-coréen datant de 2014, co-écrit et réalisé par Shin Jae-young, qui signe là son premier et unique long-métrage à ce jour. Les acteurs principaux sont Jung Kyung-ho, qu’on a pu voir dans « Running Turtle » (2009), Jung Yu-mi, qu’on a pu voir dans « Psychokinesis » (2018), Kim Sae-ron, qu’on a pu voir dans « The Villagers » (2018), Choi Deok-moon, qu’on a pu voir dans « The Swindlers » (2017), et Lee Young-yoo, qu’on a pu voir dans « Herb » (2007).

L’histoire proposée par « Manhole » nous transporte dans la Corée actuelle, et plus précisément dans l’un des quartiers de Séoul. Depuis plusieurs mois, des personnes disparaissent sans laisser de trace, essentiellement des femmes et des enfants. Le tueur, Soo-cheol (Jeong Kyeong-ho) suit ses victimes grâce à un réseau de caméras de surveillance publique, les agresse au moment opportun et les emmène dans les égouts où il a son repaire. L’une des dernières victimes en date est la fille de Jong-ho (Choi Deok-moon), un chauffeur de taxi. Ce dernier vole des informations importantes, ainsi que l’arme de service de son ami policier Pil-gyoo (Jo Dal-hwan). Les investigations de ses deux protagonistes vont les mener dans les égouts. Dans le même temps, Soo-cheol kidnappe la jeune Soo-jeong (Kim Sae-ron). Cette dernière étant relativement débrouillarde, elle parvient à s’échapper, mais les égouts s’avèrent être un véritable labyrinthe. La sœur aînée de l’adolescente se retrouve également dans ce monde souterrain à la recherche de sa petite sœur. Un jeu de cache-cache mortel s’installe alors…

Après réflexion, il est assez difficile de classer ce « Manhole », car le métrage ne se positionne pas franchement dans un genre en particulier. L’atmosphère et le lieu de l’action, avec son côté « crasse », étaient propices au film d’horreur. Cependant, Shin Jae-young, le réalisateur, ne s’inscrit pas clairement dans ce registre, malgré quelques scènes qui pouvaient aller dans ce sens. Le côté mystérieux des disparitions s’estompe également très rapidement, le spectateur étant rapidement confronté au tueur/kidnappeur. Le côté thriller est plutôt léger et on se doute bien de la tournure des événements.

À l’arrivée ça fait « pchitt » comme dirait l’autre, et on se retrouve avec un script rempli d’une multitude de « trous ». La violence est plus suggérée que réellement montrée. Laissons de côté le fait que le psychopathe de service sifflote en déambulant dans les couloirs des égouts, juste pour montrer qu’il est fou. La police ne répond pas aux appels d’urgence et aux signalements, même lorsque ceux-ci proviennent d’un collègue, alors que les chaines d’informations continues font leurs choux gras sur les disparitions inquiétantes qui ont lieu depuis plusieurs mois… Les victimes qui sont tractées violemment depuis des plaques d’égout, sans efforts, alors que le rapport poids puissance des protagonistes ne semble pas le permettre… Enfin, pourquoi Yeon-seo appelle sa sœur sachant qu’elle est sourde…

Reste donc un jeu de cache-cache dans le labyrinthe des égouts avec des scènes et des décors rébarbatifs de redondance. Ajoutons à cela une atmosphère glauque avec une photographie, signée Jo Yeong-cheon, sombre dans tous les sens du terme. Les 100 minutes sont finalement laborieuses avec une conclusion funeste et tragique. Hwang Sang-jun et Ma Sang-woo propose une bande musicale qui peine à se démarquer alors que Choi Jae-geun et Kim So-yeon livre un modeste montage avec une tendance à étirer certaines scènes afin de remplir le vide scénaristique.

En conclusion, « Manhole » est un film moyen disposant d’une histoire imparfaite, d’une intrigue défectueuse et d’un développement pitoyable. Le rythme est apathique, le récit est fluctuant avec une absence d’explication et/ou de justification et la narration est linéaire. La photographie est lugubre, la bande originale est ordinaire et sans saveur et le montage est laborieux. La distribution manque d’originalité et aucun acteur ne se distingue franchement. Un film dont on peut se dispenser tant j’ai du mal à lui trouver du positif…

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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