Corée du Sud, Drame, Thriller

MISSING WOMAN (2016) ★★★✭☆


Missing Woman (2015)

 

Une femme divorcée, en difficulté sociale et financière, découvre que son enfant et sa nourrice chinoise ont disparu…

 

 

« Missing: Sarajin Yeoja » (미씽: 사라진 여자), ou « Missing Woman » pour la distribution internationale, est un thriller dramatique sud-coréen datant de 2016, réalisé par Lee Eon-hee, à qui l’on doit également « The Accidental Detective 2: In Action » (2018). Les acteurs principaux sont Uhm Ji-won, qu’on a pu voir dans « The Phone » (2015), Gong Hyo-jin, qu’on a pu voir dans « Door Lock » (2018), Kim Hee-won, qu’on a pu voir dans « The King’s Case Note » (2017), et Park Hae-joon, qu’on a pu voir dans « Jo Pil-ho: The Dawning Rage » (2019). Ce métrage est paru en Corée du Sud le 30 novembre 2016.

L’histoire proposée par « Missing Woman » nous invite à suivre Ji-sun (Uhm Ji-won), une femme en bataille juridique avec son ex-mari qui veut obtenir la garde exclusive de leur enfant Da-eun (Seo Ha-nui). De surcroît, elle est accaparée par son boulot qui l’oblige à accumuler les horaires tardifs. Pour l’aider dans son rôle de mère, Ji-sun emploie Han-mae (Gong Hyo-jin), une nounou chinoise dont elle ne sait que peu de choses, et sans qui elle serait complètement débordée. Cependant, Han-mae et Da-eun disparaissent soudainement sans laisser de trace. Ayant peur de perdre définitivement la garde de son enfant, Ji-sun décide de mener elle-même l’enquête. Les premiers indices l’amènent à comprendre que c’est Han-mae elle-même qui a enlevé la petite Da-eun. La police est finalement impliquée dans l’affaire, mais soupçonne d’abord Jin-sun d’avoir soustrait l’enfant afin d’éviter de le confier à l’ex-mari. Toutefois, l’inspecteur Park Sung-ho (Kim Hee-won) se rend compte que l’affaire est bien plus complexe qu’il ne l’imaginait…

Le scénario concocté par Hong Eun-mi se présente comme basique, et cela, dès la découverte du titre. « Missing Woman » indique clairement quel sera le thème. Et le fait qu’une mère cherche désespérément sa fillette ne fera en rien gagner des points à l’originalité. Du coup, le spectateur peut se positionner dans une approche dans laquelle il n’aura que de faibles attentes de ce métrage. C’est peut-être pour cela que ce film finit par nous captiver bien plus que sa prémisse ne laissait penser.

Le film de Lee Eon-hee, elle-même une femme, ouvre des réflexions sur la condition des femmes qui se retrouvent à devoir élever seules leur enfant. On retrouve également un petit développement sur la bascule d’une mère face à la disparition tragique de son enfant, sur le coût des soins dans un système ultra-libéral. Tout cela ne fait pas de « Missing Woman » un chef-d’oeuvre, mais démontre que dans la Corée d’aujourd’hui, encore enfermée dans ses idées traditionnelles sur les femmes, ces dernières devraient pouvoir plus souvent raconter leurs propres histoires, loin des clichés.

Lee Eon-hee, la réalisatrice, n’hésite pas à faire basculer son métrage dans une atmosphère sombre dans de nombreuses scènes. Et dans une certaine mesure, on peut le considérer comme un thriller. Le rythme augmente crescendo, mais sans que rien ne vienne faire basculer le métrage du drame vers le film d’action, et la fin revêt un aspect romantique. L’histoire mérite qu’on lui accorde quelques mots de louanges par rapport au fait que la lisière entre le bien et le mal reste finalement floue. En définitive, les deux personnages féminins ne sont probablement pas si différents l’un de l’autre.

Dans ce sens, les deux actrices, Uhm Ji-won et surtout Gong Hyo-jin, ont obtenu de nombreuses nominations pour différents prix. D’un côté, une mère qui ne s’occupe presque pas de son enfant en raison de ses occupations professionnelles, qui ne peut guère obtenir de sympathie de notre part. Mais la volonté qu’elle déploie pour récupérer son enfant permet à l’actrice d’élever progressivement l’affection vers elle. Toutefois, de l’autre côté, Gong Hyo-jin propose une performance supérieure. Son personnage ne maîtrisant pas bien la langue coréenne, c’est par les expressions faciales qu’elle va communiquer les expressions de Han-mae.

En conclusion, « Missing Woman » est un bon film dramatique, disposant d’une histoire familière, d’une intrigue agilement structurée et d’un développement original. Le rythme s’accélère progressivement à travers une ambiance funeste, le récit est relativement fluide, et la narration amène quelques flashbacks. La photographie signée Kim Sung-an est basique, la bande musicale orchestrée par Kang Min-kook est plutôt mélancolique, et le montage nous offre un film d’une durée de 100 minutes suffisamment plaisant pour qu’on s’attache aux personnages et au devenir de l’enfant. La distribution offre de bonnes prestations, cependant dominées par le duo antagoniste formé par Uhm Ji-won et Gong Hyo-jin. Un métrage qui mérite qu’on s’y intéresse tant pour la performance des actrices que par les thématiques abordées…

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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