Action, Arts Martiaux, Corée du Sud, Historique, Thriller

THE SWORDSMAN (2020) ★★★★☆


The Swordsman (2020)

Afin de sauver sa fille, enlevée par les hommes d’un membre de la famille impériale Qing, le plus agile des guerriers de Joseon reprend l’épée qu’il avait abandonnée après la chute du roi Gwanghaegun.

 

 

« Geomgaek » (검객), ou « The Swordsman » pour la distribution internationale, est un film d’action historique sud-coréen, datant de 2020, écrit et réalisé par Choi Jae-hoon, à qui l’on doit également « Girl Five » (2010). Les acteurs principaux sont Jang Hyuk, qu’on a pu voir dans « Ordinary Person » (2017), Kim Hyun-soo, qu’on a pu voir dans « The Treacherous » (2015), Joe Taslim, qu’on a pu voir dans « The Night Comes for Us » (2018), Jung Man-sik, qu’on a pu voir dans « Beasts Clawing at Straws » (2020), et Lee Min-hyuk, un chanteur que l’on connaît essentiellement sous le pseudonyme de Minhyuk ou Huta. Ce métrage est paru dans les salles coréennes le 23 septembre 2020.

L’histoire proposée par « The Swordsman » nous invite à suivre Tae-yul (Jang Hyuk), ancien garde du corps du Roi Gwanghaegun (Jang Hyun-sung), cinquième souverain de la dynastie Joseon. Considéré comme le meilleur épéiste du royaume, mais ayant échoué dans sa mission de protéger le roi lors de la période de transition de la dynastie Ming-Qing, il vit isolé dans les montagnes avec sa fille Tae-ok (Kim Hyun-soo). Lorsque la vue du sabreur commence à faiblir en raison d’une vieille blessure, Tae-ok cherche un traitement. Quand la fillette est capturée par le marchand d’esclaves Gurutai (Joe Taslim), Tae-yul est forcé de reprendre les armes afin de sauver son enfant.

« The Swordsman » fait partie de ces films qui se présentent avec une histoire simple, mais avec un développement particulièrement efficace. Se déroulant durant l’époque Joseon, on navigue bien évidemment dans le genre historique. À cela, on peut y voir un film d’action, et même un film d’arts martiaux, tant les techniques de combat au sabre sont précises et réalistes. Dans ce sens, on peut en profiter pour féliciter au passage, l’équipe de chorégraphes d’arts martiaux, dirigée par Jung Sung-ho. Une fois que nous avons dit tout cela, on peut s’arrêter sur un point, qui apparaît rapidement comme une évidence, c’est-à-dire, que dans bien des situations, l’homme à des difficultés à échapper à ce qu’il est, et/ou, l’homme est souvent prisonnier de son passé, et qu’en chassant le naturel, il finit toujours par revenir au galop…

Du point de vue de l’intrigue, le scénario proposé par Choi Jae-hoon, qui endosse ici la double casquette de scénariste et de réalisateur, est on ne peut plus simple. Un homme, pour des raisons personnelles, décide de se retirer du monde, pour vivre tranquillement dans les montagnes, loin du tumulte du reste de la société. Il vit simplement en compagnie de sa fille adoptive. Cependant, cette dernière est curieuse de ce que peut être la vie « d’en-bas » et profite de la recherche d’un remède pour les yeux de son père pour découvrir les joies supposées de la vie en ville. Malheureusement pour elle, elle va faire l’objet d’une machination pour permettre à un haut dignitaire de la Cour royale, de sauver sa propre fille du chantage qu’exercent les représentants tyranniques chinois.

« The Swordsman » propose donc un personnage principal, incarné par Jang Hyuk, que personnellement, j’avais découvert dans « The Client » de Sohn Young-sung, paru en 2011. L’homme vit en ermite, ronger par son échec. Quelques années auparavant, il avait échoué à protéger son souverain, homme qui lui avait donné sa chance. Dans le temps présent du récit, il parle peu, et ne regarde pour ainsi dire jamais son interlocuteur. Il marche comme un vieil homme, mais devient d’une fluidité redoutable dès lors qu’il passe en mode combat. Bien évidemment, à l’instar de certains jeux vidéo, il éprouve de plus grandes difficultés à se débarrasser de son adversaire au fur et à mesure de son avancée vers le combat final.

On peut saluer la prestation de Kim Hyun-soo qui incarne la fille adoptive de Tae-yul et celle de Joe Taslim, acteur indonésien, expert en arts martiaux, qui incarne Gurutai, un membre de la famille impérial des Qing, principal antagoniste du récit. Reste le personnage de Min Seung-ho, interprété par Jung Man-sik. Individu trouble, qui semble retourner sa veste au gré du vent. Haut dignitaire militaire de Joseon, il sera à la tête des forces armées qui feront chuter le roi Gwanghaegun. Il prendra position auprès des responsables Qing, et affrontera Tae-yul dans la dernière partie de l’histoire. Et comme je le soulignais au début de cette critique, ce métrage est doté d’une histoire on ne peut plus simple. On retrouve une atmosphère proche de « The Age of Blood » de Kim Hong-seon, paru en 2016, avec un accent fortement porté sur les combats. Pas de romances inutiles. Une forme de course-poursuite intense présente dès le départ. Pour conclure, on peut encore préciser que les fans de K-pop pourront être content de voir Minhyuk de BTOB se transformer en un épéiste robuste alors qu’il dépeint la version plus jeune de Tae-Yul. « The Swordsman » marque ses débuts sur grand écran, et ici, le chanteur montre ses talents d’acteur avec de fortes expressions faciales, des mouvements rapides et des regards intenses.

En conclusion, « The Swordssman » est un très bon film d’action historique, disposant d’une histoire basique, d’une intrigue nerveuse et d’un développement vif et dynamique. Le rythme monte tout en puissance progressivement, le récit est fluide et la narration est linéaire dans l’ensemble. La photographie est superbe avec une grande qualité au niveau des décors et des costumes, la bande originale apporte du tonus à l’action et le montage offre un film d’une durée de 100 minutes singulièrement captivantes et énergiques. La distribution offre de très bonnes prestations avec un focus sur Jang Hyuk bien inspiré pour dépeindre son personnage atypique. L’ensemble mérite largement que l’on recommande ce métrage très plaisant, notamment pour les amateurs du genre…

 

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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