Action, Corée du Sud, Drame, Science fiction, Thriller

SEOBOK (2021) ★★★★✭


Un ancien agent secret se voit confier la mission de protéger le tout premier clone humain, qui détient le secret de la vie éternelle.

« Seobok » (서복) est un thriller d’action sud-coréen datant de 2021, écrit et réalisé par Lee Yong-ju, à qui l’on doit également « Possessed » (2009). Les acteurs principaux sont Gong Yoo, qu’on a pu voir dans « The Age of Shadows » (2016), Park Bo-gum, qu’on a pu voir dans « The Admiral: Roaring Currents » (2014), Jo Woo-jin, qu’on a pu voir dans « The Drug King » (2018), Park Byung-eun, qu’on a pu voir dans « Jo Pil-ho: The Dawning Rage » (2019), et Jang Young-nam, qu’on a pu voir dans « Innocent Witness » (2019). Le tournage a débuté en mai 2019. Doté d’un budget de près de 12 millions d’euros, ce métrage devait sortir en décembre 2020, mais sa sortie a été reportée en raison de la résurgence de la pandémie de COVID-19. Finalement, ce film est paru en salles coréennes le 15 avril 2012.

L’histoire concoctée par Lee Yong-ju, qui endosse ici la double casquette de scénariste et de réalisateur, nous invite à suivre Seobok (Park Bo-gum), le premier et unique prototype de clone humain dont les gênes ont été entièrement modifiés par manipulation génétique, faisant de lui un être éternel. Nommé ainsi d’après un serviteur légendaire à la recherche de l’élixir d’immortalité pour son empereur, Seobok a une moelle osseuse qui produit des cellules-souches avec des protéines qui peuvent guérir n’importe quelle maladie humaine. Il contrôle également des ondes cérébrales si puissantes qu’elles peuvent déplacer des objets autour de lui, notamment lorsqu’il est provoqué. Lorsqu’un de ses concepteurs est assassiné, Seobok doit être protégé à tout prix. Min Gi-heon (Gong Yoo), un ancien agent des services spéciaux, est invité à sortir de sa retraite pour assurer la protection de Seobok. Toutefois, lors de leur premier déplacement, une embuscade leur est tendue par des soldats américains. Gi-heon doit utiliser ses compétences pour sauver Seobok, tout en faisant face aux effets paralysants de sa tumeur au cerveau. 

Bien évidemment, « Seobok » s’articule autour d’une idée proche de la science-fiction, bien qu’il n’est pas impossible que des scientifiques s’amusent à manipuler l’ADN pour produire un super soldat. En effet, à chaque fois que cette thématique est abordée, vous remarquerez que les militaires ne sont jamais très loin, et que leur intérêt est toujours de récupérer tout ce qui pourrait leur permettre une forme de supériorité sur l’ennemi. Ceci étant dit, la science-fiction se limite à ce simple point du récit. Dans ce film, c’est l’aspect thriller d’action qui domine de par les nombreuses scènes d’action, avec comme presque toujours, le meilleur pour la fin. Toutefois, je serais tenté de dire, « mais pas que… ». Je vais essayer de développer.

Le métrage revêt également un aspect dramatique psychologique. « Seobok » nous invite à une réflexion forte. Une relation s’installe entre Seobok et Gi-heon alors qu’ils sont en fuite. Dans les moments d’accalmie, ils échangent, ils communiquent. Et finalement, leurs conversations vont nous inviter à réfléchir à notre propre existence. Quel est le sens de la vie ? Comment aborder l’idée de notre propre mort ? Les humains sont les seuls être vivants ayant conscience de leur propre mortalité, et la peur de la mort donne un sens à notre vie. Avec l’immortalité, les humains perdraient cette motivation, ne favorisant que la cupidité. En drainant le sang de Seobok, cela permettrait de récolter des cellules-souches spéciales pour en extraire un élixir de vie éternelle pour les humains. Finalement, Gi-heon cherche à protéger Seobok dans l’espoir que cette nouvelle technologie pourrait lui sauver la vie, lui qui est atteint d’une tumeur mortelle au cerveau. Protéger afin d’être soit même sauvé.

Les éléments de production sont d’un niveau supérieur. Les scènes d’action sont remarquables, embuscades sur la route, fusillades meurtrières, confrontations au corps-à-corps, et même des attaques de drones. Seobok est une sorte de Magneto (X-Men), avec des ondes cérébrales si puissantes qu’elles peuvent arrêter les balles, lancer des objets, plier, et même déchirer le métal, séparer doucement les flots. Afin d’être percutant à l’extrême, un méchant se fait exploser la tête sur le sol jusqu’à ce que le béton se brise tandis qu’un autre est écrasé dans son propre fauteuil roulant compressé par l’esprit du spécimen. L’antagoniste en chef, un sale type souriant en costard, le Chef Ahn (Jo Woo-jin), agent de la NIS (National Intelligence Service), goûtera également à la colère du principal protagoniste de l’histoire.

À l’arrivée, un seul point m’aura contrarié, bien que fluet en comparaison avec la qualité globale. Plusieurs scènes nous permettent de suivre des échanges verbaux entre Gi-heon et Seobok, alors qu’ils sont en voiture. De part les circonstances, c’est toujours Gi-heon qui conduit. À de nombreuses reprises, il regarde fixement son coéquipier du moment, lorsque ce dernier parle. Il le regarde tellement fixement et tellement longtemps qu’on a envie de lui crier « hé, regarde la route ! ». Quiconque a déjà fait l’expérience de quitter la route des yeux plus de quelques secondes se sera probablement fait une frayeur en prenant conscience de la vitesse à laquelle on peut se déporter dangereusement d’un côté ou de l’autre de la voie… Ce simple détail, m’empêche d’attribuer la note maximum à cet excellent film.  

En conclusion, « Seobok » est un excellent film disposant d’une histoire singulière, d’une intrigue captivante, et d’un développement vigoureux. Le rythme est plutôt appuyé, le récit est fluide et la narration fait appel à quelques flashbacks. La photographie signée Lee Mo-gae est percutante, décors futuristes, cascades et effets spéciaux efficaces, la bande musicale orchestrée par Jo Yeong-wook vient agréablement accompagner le récit, et le montage proposé par Kim Sang-bum offre un film d’une durée de 114 minutes pleinement prenantes. La distribution offre de très bonnes prestations, cependant surpassées par les performances de Park Bo-gum et de Gong Yoo. L’ensemble est suffisamment plaisant et attractif pour venir se positionner sur le podium de ce que nous avons vu de mieux depuis le début de l’année 2021. À voir, sans hésiter !

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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