Action

RAMBO: LAST BLOOD (2019) ★★★☆☆


Rambo: Last Blood (2021)

 

 

John Rambo doit sauver une jeune fille retenue captive par des trafiquants de drogues à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.

 

 

« Rambo: Last Blood » est un film d’action américain datant de 2019 réalisé par Adrian Grünberg, à qui l’on doit également « Get the Gringo » (2012). Les acteurs principaux sont Sylvester Stallone, qu’on a pu voir dans « Escape Plan: The Extractors » (2019), Paz Vega, qu’on a pu voir dans « Acts of Vengeance » (2017), Sergio Peris-Mencheta, qu’on a pu voir dans « Resident Evil: Afterlife » (2010), Adriana Barraza, qu’on a pu voir dans « Wild Horses » (2015), et Yvette Monreal, qu’on a pu voir dans « Lowriders » (2016). Il s’agit d’une suite au film « Rambo » paru en 2008. En outre, il s’agit également du cinquième opus de la franchise Rambo, débuté en 1982 avec « First Blood » alors dirigé par Ted Kotcheff. La boucle serait-elle bouclée ?

L’histoire proposée par « Rambo: Last Blood » nous invite à suivre John Rambo (Sylvester Stallone), onze années après les événements en Birmanie présentés dans le film précédent. L’ancien militaire vit désormais à Bowie, en Arizona, dans le ranch de son père décédé, qu’il gère avec une vieille amie, Maria Beltran (Adriana Barraza), et sa petite-fille, Gabriela (Yvette Monreal). Cette dernière est fortement motivée à l’idée de retrouver son père, exilé au Mexique. John Rambo et Maria lui demandent de ne pas aller au Mexique, mais la jeune femme n’en fait qu’à sa tête, et se retrouve rapidement dans de beaux draps. Inquiet de ne pas voir Gabriela revenir, Rambo décide de prendre les choses en main et se rend au Mexique pour retrouver la jeune femme. Mais les choses tournent mal et le vétéran doit une nouvelle fois faire appel à toutes ses compétences guerrières pour neutraliser un gang de narco-trafiquants dirigé par Hugo Martinez (Sergio Peris-Mencheta).

« Rambo: Last Blood » est indéniablement un film d’action. Ceci étant dit, en me référant au premier opus, paru en 1982, intitulé « First Blood » et dirigé par Ted Kotcheff, il y a un manque dans la dimension dramatique. En effet, dans le premier film, il y avait une dénonciation du rejet de la société envers ses vétérans de la guerre du Viêtnam. Rejet qui se voulait tragique et qui, petit à petit, rongeait de l’intérieur le héros du récit. Dans le présent film, on trouve bien entendue une dimension dramatique avec le devenir du personnage incarnée par Yvette Monreal, mais cela se transforme en une simple histoire de vengeance. Une vengeance qui débouche sur un meurtre. Meurtre qui appelle une autre vengeance. 

Du côté des personnages, il faut bien avouer que c’est assez léger. En effet, le scénario concocté par Matthew Cirulnick et Sylvester Stallone, est plutôt pauvre en terme de personnages et/ou en profondeur de personnages. Au centre du récit, on retrouve bien entendu le personnage incarné par Sylvester Stallone depuis 37 ans, John Rambo. Ce dernier vit dans une ferme en Arizona, élevant des chevaux, semblant profiter pleinement de sa retraite. Cependant, notre vétéran de l’armée a développé un réseau de tunnels souterrains sur sa propriété, ressemblant aux tunnels crées jadis par le Viet Cong. Il est proche de sa gouvernante mexicaine et de sa nièce orpheline, qu’il considère comme des membres de sa propre famille. Finalement, ce qui devait arriver arriva et l’histoire se finit dans un bain de sang, dans un espace truffé de piège fait maison, à l’instar de ce qu’on avait pu voir dans le premier opus. 

« Rambo: Last Blood » a été très négativement critiqué lors de sa sortie. Celles-ci se focalisèrent essentiellement sur le scénario, sur la violence graphique et offrant un lot d’accusations d’attitudes racistes et xénophobes envers le Mexique, allant même jusqu’à qualifier le film de pro-Trump. Rien de très étonnant dans un pays gangréné par la Cancel culture, accentuée par le développement du mouvement Woke. Comme si les cartels mexicains n’existaient pas, que les réseaux de prostitutions étaient une invention. Pourquoi ne pas y voir ce qui est simplement montré. Un vétéran qui malgré l’âge a gardé toute sa volonté, toute sa hargne, mais qui reste, dans le même temps, pleinement conscient de sa fragilité, de ses capacités diminuées. 

En conclusion, « Rambo: Last Blood » est un bon film d’action disposant d’une histoire basique, d’une intrigue simple et d’un développement singulièrement violent. Le rythme est appuyé, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie Brendan Galvin est propre avec des effets spéciaux efficaces. La bande musicale orchestrée par Brian Tyler vient appuyer l’action et les quelques passages d’émotions. Enfin, le montage délivré par Todd E. Miller et Carsten Kurpanek offre un métrage de 101 minutes qui restent convenables sans pour autant être transcendant. La distribution offre de bonnes prestations, mais c’est bien évidemment Sylvester Stallone qui absorbe toute l’attention même si cela n’apporte aucune nouvelle dimension au personnage principal. Même vieux John Rambo reste John Rambo

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “RAMBO: LAST BLOOD (2019) ★★★☆☆

  1. Si les ingrédients sont les mêmes, la recette à tout même bien changé depuis l’époque Viet Nam. Le Rambo que j’ai vu ici n’est plus le Rambo que j’ai connu dans le film de Kotcheff, encore moins celui décrit par David Morell dans son roman « first blood ». A mon sens, Rambo aurait dû mourir à la fin du premier épisode, comme c’est le cas dans le roman. Ce type n’est pas fait pour traverser les époques, incapable de s’adapter à son temps, c’est une machine de guerre. C’est bien sûr ce que tend a montrer « Last blood » mais accompagné d’un discours politique rance, et d’un sentimentalisme qui ne lui sied pas du tout, sa’s compter une écriture à la truelle qui alourdit encore le tout. La précédente aventure Birmane, plus brute et plus brutale, était pour moi plus fidèle à l’esprit du personnage. Ici, Rambo n’est plus que la caricature de ce qu’il était lorsqu’il jouait les pantins de la propagande républicaine dans les années 80/90.

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    Publié par princecranoir | 23/10/2021, 5 05 01 100110

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