Corée du Sud, Drame

ODE TO MY FATHER (2014) ★★★★☆


Ode to My Father (2014)

 

En 1950, la promesse d’un enfant à son père, de prendre soin de sa famille, va marquer les choix d’une vie entière, s’étalant sur une soixantaine d’années.

 

 

« Gukjesijang » (국제시장), ou « Ode to my Father » est un film dramatique sud-coréen datant de 2014, produit et réalisé par Yoon Je-kyoon, à qui l’on doit également « Haeundae » (2009). Les acteurs principaux sont Hwang Jung-min, qu’on a pu voir dans « Deliver Us from Evil » (2020), Yunjin Kim, qu’on a pu voir dans « House of the Disappeared » (2017), Oh Dal-su, qu’on a pu voir dans « Detective K: Secret of the Living Dead » (2018), Jung Jin-young, qu’on a pu voir dans « Svaha: The Sixth Finger » (2019), Jang Young-nam, qu’on a pu voir dans « RV: Resurrected Victims » (2017), Ra Mi-ran, qu’on a pu voir dans « The Last Princess » (2016), Kim Seul-gi, qu’on a pu voir dans « Jesters: The Game Changers » (2019). Ce film est paru en salles coréennes le 17 décembre 2014.

L’histoire proposée par « Ode to My Father » (국제시장) nous invite à suivre Deok-soo (Uhm Ji-seong / Hwang Jung-min) qui, durant la guerre de Corée, doit fuir sa ville d’origine, Hungnam, avec sa famille, pour être pris en charge par l’armée américaine sur un cargo. Malheureusement, au moment d’embarquer, la famille est séparée, et Deok-soo perd son père et sa petite sœur. Deok-soo est désormais le chef de famille et doit aider sa mère tout en s’occupant de ses frères et sœurs. De plus, avec la scission du pays, les chances de revoir un jour le père et la petite sœur sont très minces.

En grandissant, Deok-soo renonce à l’université préférant que l’argent soit utilisée à payer les frais de scolarité de son frère, beaucoup plus talentueux que lui. Pour soutenir financièrement sa famille, Deok-soo et son ami d’enfance, Dal-goo (Oh Dal-su) se rendent dans une mine de charbon en Allemagne de l’Ouest. Le travail y est très difficile, mais Deok-soo y rencontre une élève infirmière coréenne, Young-ja (Yunjin Kim), dont il tombe immédiatement amoureux. Cependant, son visa n’étant pas renouvelé, il rentre en Corée. La vie tumultueuse de Deok-soo ne s’arrête pas là, il va se retrouver en pleine guerre du Viêtnam, tout en espérant encore que son père refasse surface un jour…

L’élément fondateur du récit et l’histoire du personnage principal, Yoon Deok-soo (Hwang Jung-min), repose sur l’évacuation de Hŭngnam. Lors de la guerre de Corée, les forces de l’ONU perdirent la bataille du réservoir de Chosin, battues par une partie de l’armée des volontaires du peuple chinois. Les forces de l’ONU décidèrent de se retirer, dans un premier temps à Hŭngnam, une ville portuaire de Corée du Nord située sur la mer du Japon, puis, dans un second temps d’évacuer, par voie navale, vers Busan en Corée du Sud. L’évacuation prit des allures de débâcle à l’image de la chute de Saïgon (1975), ou plus récemment au départ des forces US d’Afghanistan. Un mouvement important de civils voulant fuir la zone en raison de l’approche des forces ennemies en découla. Près de 100.000 personnes purent ainsi monter à bord des différents navires militaires dans un chaos indescriptible. C’est à ce moment précis que la famille de Deok-soo fut séparée. Le père et la plus jeune fille de la famille furent « sacrifiés » dans la cacophonie ambiante.

Les raisons de l’énorme succès rencontré par « Ode to My Father » (국제시장) sont relativement simples à identifier. Le récit s’étend sur plus de 50 années et s’adresse donc à plusieurs générations en même temps. L’histoire s’engage dans un virage homérique, car le personnage principal participe à des événements historiques majeurs sans avoir conscience de leur importance vis-à-vis de la postérité. Cet aspect du récit rappelle, dans une certaine mesure, « Forest Gump » (1994) de Robert Zemeckis. Toutefois, « Ode to my Father » s’adresse davantage au cœur en déclenchant de belles émotions, avec une très belle franchise. On finit même par être impressionné par combien l’histoire peut s’orienter dans des directions complètements différentes, tout en restant centré sur un objectif simple, honorer sa parole.

Le scénario concocté par Park Su-jin (The Spy / Dancing Queen) prend quelques libertés avec les faits réels, notamment toute la partie présentant l’émission produite en son temps par le diffuseur KBS permettant aux familles déchirées par la guerre de se retrouver. Cependant, la plupart du temps, les quelques accrocs à l’Histoire, sont parfaitement dissimulés par de magnifiques décors. Bien que le métrage n’ait pas été tourné en Allemagne, mais en République Tchèque, la richesse des détails est impressionnantes. Le directeur de la mine de charbon est un personnage assez terrifiant n’étant pas sans rappeler certains individus de la Seconde Guerre mondiale. Les costumes, les décors, les événements mettant en scène l’hôpital, permettent aux spectateurs de parfaitement s’immerger dans l’ambiance de l’époque. On pourra cependant critiquer la faiblesse des effets spéciaux présentant la débâcle de l’évacuation de Hŭngnam.

Finalement, le voyage à travers la vie de Deok-soo est une aventure que l’on suit avec plaisir. Ses épreuves sont parfois trop dramatiques et l’on sent clairement que le réalisateur a cherché à jouer avec l’émotion visant à nous toucher. Cela, on peut avouer, que même si les ficelles sont grosses, elles fonctionnent, et il n’est pas impossible que certaines scènes vous tirent une petite larme. Hwang Jung-min porte le film de manière crédible, notamment dans ses parties les plus délicates. On peut saluer le travail de maquillage pour les segments le représentant dans la fleur de l’âge. Les personnages n’étant finalement pas trop complexes, le travail des acteurs peut s’exprimer librement. En fin de compte, « Ode to my Father » (국제시장) permet de survoler toute l’histoire récente de la Corée. On s’amusera d’ailleurs des rencontres fortuites entre le personnage principal et certaines personnalités coréennes comme le fondateur de Hyundai ou le champion de catch Lee Man-ki.

En conclusion, « Ode to my Father » (국제시장) est un très bon film dramatique disposant d’une histoire riche, d’une intrigue captivante et d’un développement florissant. Le scénario présenté par Park Su-jin est très bien écrit, intégrant de nombreux faits historiques réels. Le rythme est cohérent, le récit est fluide et la narration est présentée dans presque son intégralité comme une succession de flashbacks. La photographie proposée par Choi Young-hwan est très soignée. Les différentes époques sont bien marquées par les costumes, les décors, les coupes de cheveux, ou encore les véhicules. La bande musicale délivrée par Lee Byung-woo (Voice of a Murderer / The Face Reader) participe grandement aux différentes ambiances et vient parfaitement souligner les moments tragiques du récit. Le montage soumis par Lee Jin offre un métrage d’une durée de 130 minutes plaisantes. La mise en scène signée Yoon Je-kyoon permet à la distribution d’offrir de très bonnes prestations. Le duo formé par Hwang Jung-min et Oh Dal-su fonctionne bien. Ce dernier animant souvent les passages humoristique de l’histoire. L’ensemble est somme toute un condensé de l’histoire récente du pays du matin calme…


« Ode to my Father » par Véronique

Pas de répit pour les larmes. Ce film retrace la vie d’un homme qui malgré une vie parsemée d’embûches, reçoit de celle-ci des joies inespérées dont celle de retrouver sa sœur. La scène fait peut-être cliché mais elle est vraiment riche en émotions. Très tôt, notre protagoniste a la lourde tâche de s’occuper de sa famille (promesse qu’il fait à son père lors de l’évacuation de Hugnam en 1950 qui deviendra territoire de la Corée du Nord) . Cette promesse va guider toute sa vie. Le rôle principal est joué par Hwang Jung-min que j’ai vu pour la première fois dans l’homme qui voulait être superman (2008). C’est un film très touchant avec beaucoup d’empathie et une belle leçon de vie. Il a aussi joué dans « Veteran » (2015), film que je recommande (La prestation de Yoo Ah In est impressionnante car elle sort de son répertoire habituel). Aux côtés de Hwang Jung-min, on retrouve aussi Oh Dal-soo, notre super acolyte de Détective K ! Oh Dal-soo est aussi connu pour son rôle dans « Miracle in Cell No. 7 » (2013). Je me rappelle aussi son rôle dans « Lady Vengeance » (2005) au début du film. Il se prend un vent mémorable ! En résumé, « Ode to my Father » est un film incontournable à regarder avec la boîte de mouchoirs !


« Ode to my Father » par Sandra

Ayant vu le remake indien il y a quelques années, Bharat avait été une grosse déception. Vu la popularité de « Ode to My Father« , je me devais de le voir en espérant changer d’avis sur cette première impression. On me l’avait d’ailleurs vendu comme un film magnifique et touchant.

Personnellement, dès les premières minutes, je me suis demandée de quelle année était ce film. Il avait l’air plus vieux qu’une production de 2014. J’ai tenté par la suite de ne pas trop le comparer à l’autre version et rentrer dans cette histoire. Mais j’ai eu extrêmement du mal. Dès la première scène où la séparation de la famille se fait, j’ai trouvé les effets spéciaux vraiment moyens et surtout des exagérations pour chercher à faire pleurer le spectateur. Tout ce que je n’aime pas. J’aime les films tristes et touchants qui sont naturels. Pas les productions mélo-dramatiques qui cherchent la larme à l’œil. Passé cette scène, on va suivre l’histoire de Deok Su tout au long de sa vie. Comme mon ressenti du remake indien, le gars a eu 3 vies au moins.

Au final, même si le film a eu un gros succès en Corée (4ème au Box Office), pour ma part, je n’ai pas du tout apprécié ce film. Je ne l’ai pas trouvé beau, ni touchant. J’ai eu envie de roupiller, c’est tout. Je l’ai vu avec mon copain, et je pense qu’il avait un avis similaire au mien. On a été déçu de voir ce film. Je ne recommande pas. Pas aussi nul que le film indien, je comprends maintenant pourquoi je n’ai pas aimé l’autre, si le film de base ne me plait pas.


« Ode to my Father » par Aurélie

Hiver 1950, lors de l’évacuation de Hungnam en Corée du Nord, Deok-Su perd la trace de sa sœur et de son père, à qui il a promis de toujours protéger sa famille.

Ce film est une perle, Hwang Jeong Min joue son rôle à merveille ainsi que tous les autres acteurs. Nous passons par toutes les émotions, humour, tristesse, colère… l’histoire nous emmène à travers divers périodes des années 1950 (début de la guerre) jusqu’au début des années 2010.

Ce film nous montre la bravoure et la dévotion des Coréens pour leurs familles et patrie. Les scènes d’action/guerre sont magnifiquement réussies. J’ai également adoré l’amitié entre Yoon Duk Soo (Hwang Jeong Min) et Dal Goo (Oh Dal Su) qui nous ont données certaines scènes vraiment très drôles.

Je vous laisse le regarder et me donner votre avis. Bon visionnage à tous ceux qui vont se lancer… et ne pas le regretter.


 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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