Corée du Sud, Horreur

THE WHISPERING (2018) ★★✭☆☆


The Whispering (2018)

 

Une jeune femme et son petit ami se promènent dans un parc d’attraction abandonné et sa maison hantée, déclenchant des événements horrifiques.

 

 

« Sodak sodak » (속닥속닥), ou « The Whispering » pour la distribution internationale, est un film d’horreur sud-coréen datant de 2018, réalisé par Choi Sang-hoon, à qui l’on doit également « The Therapist: Fist of Tae-baek » (2020). Les acteurs principaux sont, So Ju-yeon, qu’on a pu voir dans « Festival » (2020), Kim Min-kyu, qu’on a pu voir dans « The Battle of Jangsari » (2018), Kim Young, qu’on a pu voir dans « Run Boy Run » (2020), Kim Tae-min, qu’on a pu voir dans « Love in Time » (2018), et Choi Hee-jin, qu’on a pu voir dans « Good Deal » (2021). Ce métrage est paru le 13 juillet 2018 en salles coréennes.

L’histoire proposée par « The Whispering » (속닥속닥) nous invite à suivre un groupe de jeunes adultes. Six lycéens qui viennent tout juste de terminer leurs examens d’entrée à l’université, veulent profiter de quelques jours de pause pour s’amuser et se changer les idées. Une mauvaise utilisation du GPS les conduit sur une route secondaire débouchant sur un parc d’attraction abandonné. Bien que l’endroit soit lugubre et entouré de rumeurs le déclarant hanté, ils décident d’explorer les lieux. L’un d’eux, passionné des réseaux sociaux, en profite pour un live streaming, soit une diffusion en direct, pour ses abonnés, dans l’espoir d’augmenter sa notoriété et le nombre de followers. Pour agrémenter la chose, ils décident de scénariser la diffusion, mais rien ne se passe comme prévu. Les lieux semblent enfermer des esprits maléfiques et hostiles, et les étudiants commencent à disparaître un à un…

Le scénario concocté par Kim Joon-hyun est plutôt basique, et, autant le dire clairement, n’apporte rien au genre. « The Whispering » (속닥속닥) est clairement positionné comme un film d’horreur. Un film d’horreur mettant en scène de jeunes adultes, presque encore des adolescents. Un âge où l’on aime bien braver les interdits, comme s’aventurer dans une zone interdite au public par exemple. Reste que tout ceci est très familier et finalement simpliste. Une sensation de déjà vu vient rapidement s’emparer du spectateur amateur du genre. De plus, quelque temps avant la sortie de ce métrage, nous avions eu droit à « Gonjiam: Haunted Asylum » (2016), reprenant le même concept du live streaming, mais d’un niveau nettement supérieur, donc beaucoup plus flippant.

Les personnages sont assez creux et très faiblement développés. On va promptement se focaliser sur Eun-ha (So Ju-yeon) qui semble être profondément marquée par le décès d’une camarade de classe dont elle était proche. On peut même s’interroger sur la dimension précise de cette proximité à la vue de certaines scènes qui peuvent apparaître comme ambiguës. Cette camarade, Ji-eun (Lee Yoo-mi) apparaît régulièrement dans les rêves d’Eun-ha, et cette dernière l’entend également lui murmurer de la rejoindre. Un parc d’attraction fermé, et dont le centre d’intérêt principal était un espace hanté, est l’endroit idéal pour obtenir des effets de frayeurs. Mannequins, fantômes, cercueils et autres créatures diaboliques sont présentes, et créaient le doute, laissant la possibilité de voir jaillir à tout moment, un véritable esprit démoniaque. Reste que tout devient rapidement prévisible et que les personnages finissent par avoir des réactions assez standards.

Pour les autres personnages, on peut s’arrêter sur Min-Woo (Kim Min-kyu) qui apparaît plus ou moins comme le leader du groupe. On pense que la solution viendra de lui, mais finalement, il sombre dans des attitudes incohérentes et sans intérêts. Le début de romance que le réalisateur laisse entrevoir est finalement resté vague et inexploré. Enfin, Woo-seong (Kim Young) est celui par qui le malheur arrive, il insiste lourdement pour visiter les lieux uniquement par intérêt personnel pour obtenir, comme je l’ai déjà dit précédemment, une gloire éphémère sur les réseaux sociaux. Quête qui finira par se retourner contre lui.

En conclusion, « The Whispering » (속닥속닥) est un film moyen disposant d’une histoire basique, d’une intrigue usuelle et d’un développement classique sans surprise. Le rythme est cohérent, le récit est fluide et la narration est linéaire. Le scénario concocté par Kim Joon-hyun est un peu léger. La photographie est modeste, la bande musicale est discrète et le montage débouche sur un métrage d’une durée de 91 minutes, ce qui nous empêche de basculer dans l’ennui. La mise en scène proposée par Choi Sang-hoon est assez dépouillée. La distribution offre d’honorables prestations sans qu’un des acteurs ne prenne réellement l’ascendant sur les autres. Un premier film pour le réalisateur qui ne restera pas gravé dans les mémoires. Si vous êtes fans de film d’horreur, ce métrage ne trouvera probablement pas grâce à vos yeux…

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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