Horreur, Mystère, Science fiction

COME TRUE (2021) ★★☆☆☆


Come True (2021)

 

 

Sarah, une lycéenne qui a rompu avec sa famille, participe à une étude sur le sommeil pour gagner sa vie. Elle va devenir, malgré elle, l’instrument d’une découverte terrifiante.

 

 

« Come True » ou « Bad Dreams » pour la distribution française, est un film d’horreur datant de 2021, écrit et réalisé par Anthony Scott Burns, à qui l’on doit également « Our House » (2018). Les acteurs principaux sont Julia Sarah Stone, qu’on a pu voir dans « Allure » (201), Landon Liboiron, qu’on a pu voir dans « Truth or Dare » (2018), et Tiffany Helm, qu’on a pu voir dans « Red Letter Day » (2019). Ce film a été projeté en avant-première au Fantasia Film Festival le 30 août 2020 et fut diffusé en salles américaines à partir du 12 mars 2021.

L’histoire proposée par « Come True » nous invite à suivre Sarah Dunn (Julia Sarah Stone), une jeune femme qui semble être en rupture avec la société, et tout particulièrement avec sa mère. Elle s’introduit dans la maison familiale lorsque sa mère part au travail, pour se doucher et s’alimenter. Elle dort dans un parc pour enfant, ou chez des camarades de classe, quand ceux-ci peuvent l’accueillir. Cependant, elle rencontre des troubles du sommeil qui perturbent fortement ses journées, ayant tendance à s’endormir n’importe où. Ayant besoin d’argent, elle accepte de participer à une expérience du sommeil dont la finalité reste secrète. La première nuit se déroule bien et elle se réveille reposée. Toutefois, elle fait une crise de panique lorsque les scientifiques lui montrent des images issues de ses rêves. Dès lors ses rêves sont de plus en plus angoissants avec l’apparition d’une ombre sombre aux yeux brillants. Situations d’autant plus inquiétantes lorsque cette ombre apparaît dans son quotidien lorsqu’elle est bien réveillée…

Le scénario concocté par Anthony ScottBurns, qui endosse ici la double casquette de scénariste et de réalisateur, nous livre un film profondément torturé en proposant un voyage psychédélique dans l’univers du rêve. Présenté comme un film d’horreur, « Come True » se présente plutôt comme un film psychologique. Il n’y a clairement rien d’effrayant dans ce métrage, malgré la présence d’un jump scare, dont certains pourront facilement être anticipés. La structure narrative du film est parfois ambiguë et ne prend son sens que lors du twist final. Il est donc nécessaire de rester connecté jusqu’à la fin du métrage pour avoir un début d’explications cohérentes et ainsi établir ses propres théories sur l’histoire et les faits.

Le personnage central est donc une jeune femme. On ignore quasiment tout d’elle. Pourquoi est-elle en fugue ? Quel est le souci avec sa mère ? Quelle est la raison de ses angoisses, de sa psychose ? Quel serait l’événement qui provoque ses rêves angoissants ? Personnellement, j’ai eu énormément de mal à adhérer au personnage et principalement parce que je n’ai pas du tout aimé la prestation de Julia Sarah Stone. De mon point de vue, rien ne fonctionne, son physique, sa manière d’être, les expressions de son visage avec ses yeux qui donnent l’impression de vouloir sortir de leurs orbites. Le personnage incarné par Landon Liboiron est nettement plus intéressant bien qu’énigmatique en de nombreux points. Mais encore une fois, tout prend son sens avec la révélation finale.

Dans l’ensemble, les valeurs de productions sont bonnes pour ce métrage. La photographie proposée par Anthony Scott Burns lui-même est structurée en deux approches distinctes. Le monde réel et le monde du rêve. Le monde réel est ordinaire et sans singularité. Chose que l’on peut comprendre par le désir de trancher fortement avec le monde du rêve. Celui-ci est psychédélique, composé d’images sombres, chaotiques parfois distordues, et, se terminant presque systématiquement par l’apparition d’une silhouette humaine sans détails, de couleur noire, avec des yeux brillants, sans que l’on puisse distinguer les formes du visage. La progression dans les rêves se faisant toujours sous la forme d’un long traveling avant. La bande musicale est dans la même idée de la photographie, des sons mélangés à des notes de musique sans structure cohérente. Enfin, le montage débouche sur un métrage de 105 minutes laborieuses où il faut fortement se motiver pour ne pas décrocher.

En conclusion, « Come True » est un film à la limite de l’indigeste avec une histoire à dormir debout qui ne prend forme que dans les cinq dernières minutes. L’intrigue est chaotique et le développement est complexe. Le rythme est plutôt lent, le récit est abscons et la narration nous plonge régulièrement dans un univers de rêve psychédélique. La photographie est très singulière, la bande originale est tout aussi particulière et le montage est dans la même ambiance que le reste. La distribution offre des prestations diverses, mais Julia Sarah Stone offre une prestation beaucoup trop « allumée » pour que l’on adhère au personnage. Ce film est typiquement le type de métrage qui invite beaucoup trop à l’analyse et à la réflexion post visionnage. À éviter…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Nombres de Visites

  • 416 340 visiteurs ont fréquenté ce blog. Merci à tous !

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives

%d blogueurs aiment cette page :