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THE RHYTHM SECTION (2020) ★★★✮☆


The Rhythm Section (2020)

 

 

Après la disparition de sa famille dans un accident d’avion, une femme, qui aurait du être à bord de l’appareil, s’auto-détruit. Lorsqu’elle réalise qu’il ne s’agissait pas d’un accident, elle devient une tueuse à la recherche des responsables.

 

 

« The Rhythm Section » ou « Le Rythme de la Vengeance » pour la distribution française, est un thriller d’action datant de 2020, dirigé par Reed Morano, à qui l’on doit également « Free Samples » (2012). Les acteurs principaux sont Blake Lively, qu’on a pu voir dans « A Simple Favor » (2018), Jude Law, qu’on a pu voir dans « Captain Marvel » (2019), et Sterling K. Brown, qu’on a pu voir dans « Hotel Artemis » (2018). Ce métrage est paru en salles américaines le 31 janvier 2020, distribué par Paramount Pictures. Le film est considéré comme un box-office bomb, ayant eu le pire week-end de lancement de tous les temps pour un film diffusé dans plus de 3.000 salles, Paramount devant perdre de 30 à 40 millions de dollars.

L’histoire proposée par « The Rhythm Section » nous invite à suivre Stephanie Patrick (Blake Lively), une jeune femme qui a perdu toute sa famille dans un crash d’avion, la faisant sombrée dans la toxicomanie et dans la prostitution. Lorsqu’elle apprend que l’accident a été une mise en scène pour masquer la vérité, elle se rend en Écosse, à la rencontre de Iain Boyd (Jude Law) pour s’endurcir. Ce dernier est un ancien agent du MI6 qui vit en reclue dans la campagne écossaise. Durant des mois, Stephanie s’entraîne afin d’acquérir des compétences en combat, en manipulation d’arme, de conduite automobile, de collecte de renseignements et en déguisement. Elle finit par prendre l’identité d’une tueuse professionnelle, Petra Reuter. Mais dans le feu de l’action, les choses sont plus compliquées que prévu…

Le scénario concocté par Mark Burnell, qui s’est inspiré de son propre roman du même nom, fait la part belle à l’action, avec la vengeance comme principal leitmotiv. Rien de nouveau sous le soleil, c’est basique, mais c’est efficace. Le film est structuré en trois temps. La présentation du personnage, qui a sombré dans la drogue et qui se prostitue pour gagner sa vie. La formation, rude, physique et psychologique. Enfin le passage à l’acte. Mais ce qui est intéressant, c’est que si le corps suit, l’esprit a plus de mal. Ce qui sous-entend que le physique est prêt, mais que le mental est faible. Ne devient pas un tueur qui veut. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire. On pourrait presque se croire dans un James Bond, ou dans un Jason Bourne, avec de réguliers changements de lieu. L’Angleterre, et plus particulièrement Londres, l’Écosse, l’Espagne, le Maroc, et même la France avec Marseille.

Les personnages principaux sont finalement peu nombreux. Sterling K. Brown incarne Marc Serra, un ancien officier de la CIA qui gagne maintenant sa vie en tant qu’ agent de renseignement privé. Il va servir de contact à Stephanie, et ils auront finalement une liaison ensemble. Reste à définir la sincérité de leur relation, autre que l’intérêt d’avoir une relation physique. Jude Law incarne Iain Boyd, un ancien agent du MI6, dont les motivations restent troubles. Non seulement, il va former Stephanie, mais également l’orienter vers les bonnes personnes pour parvenir à ses fins. Enfin, Blake Lively interprète Stephanie Patrick, le personnage principal. L’actrice joue énormément avec son physique, ses coupes de cheveux ainsi que leurs couleurs, ce qui n’est pas sans rappeler « Nikita » (1990). Le personnage passe par des phases très différentes au niveau de son état d’esprit, mais la dernière séquence du film laisse entrevoir qu’elle est finalement apaisée.

Les valeurs de production sont d’une très bonne qualité. La photographie proposée par Sean Bobbitt offre de très belles images, profitant de panorama des différents pays visités par le récit. Un cinéaste dont on a pu voir le travail sur « Kill the Messenger » (2014) ou encore sur « Widows » (2018). Les scènes d’action sont bien chorégraphiées et relativement réalisées. On appréciera que l’héroïne de l’histoire ne soit pas toute-puissante, et rencontre de grosses difficultés lorsqu’il faut basculer sur la confrontation physique. La bande musicale proposée par Steve Mazzaro est plutôt sympathique, avec des styles différents, souvent liés au pays où se déroule l’action. Enfin, le montage délivré par Joan Sobel débouche sur un film d’une durée de 109 minutes dynamiques et captivantes malgré l’absence d’originalité.

En conclusion, « The Rhythm Section » est un bon thriller d’action disposant d’une histoire basique, d’une intrigue captivante et d’un développement agréable. Le rythme est plutôt soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie offre de très belles séquences dans différents environnements. Les scènes d’action sont efficaces avec des explosions, des fusillades et du combat au corps-à-corps. La bande originale est plaisante et le montage laisse suffisamment de place au développement du personnage principal. L’ensemble est plus que convenable sans pour autant proposer de nouveauté dans un genre très largement usité. À voir, ne serait-ce que pour la transformation physique de Blake Lively.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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