Action, Netflix, Science fiction, Thriller

OUTSIDE THE WIRE (2021) ★★★★☆


 

Outside the Wire (2021)

 

 

Un pilote de drone est envoyé surveiller une zone militaire. Il se retrouve à travailler pour un officier androïd chargé de localiser un dispositif apocalyptique avant les insurgés.

 

 

« Outside the Wire » ou « Zone hostile » pour la distribution française, est un thriller d’action et de science-fiction, datant de 2021, réalisé par Mikael Håfström, à qui l’on doit des films comme « Derailed » (2005), « 1408 » (2007), « The Rite » (2011), ou encore « Escape Plan » (2013). Les acteurs principaux sont Anthony Mackie, qu’on a pu voir dans « Point Blank » (2019), Damson Idris, qu’on a pu voir dans « The Commuter » (2018), Emily Beecham, qu’on a pu voir dans « 28 Weeks Later » (2007), et Michael Kelly, qu’on a pu voir dans « Now You See Me » (2013). Ce métrage est paru sur Netflix le 15 janvier 2021.

L’histoire proposée par « Outside the Wire » nous emmène en 2036, alors que les Etats-Unis agissent comme une force de maintien de la paix dans une zone démilitarisée entre la Russie et l’Ukraine. Le lieutenant Thomas Harp (Damson Idris) est un pilote de drone américain qui se retrouve en cour martiale pour avoir désobéi à un ordre direct en faisant feu sur un véhicule ennemi, tuant deux marines par dommage collatéral. En guise de sanction, il est envoyé sur la ligne de front de cette zone de guerre. Il est affecté sous le commandement du capitaine Leo (Anthony Mackie). Il découvre rapidement que ce dernier est un androïd de haute technologie. Leo emmène Harp avec lui pour une mission hors de la zone de sécurité, dans l’anarchie des rues de Krazny. Leo est déterminé à retrouver le chef rebelle Viktor Koval (Pilou Asbæk) qui tente de mettre la main sur d’anciennes armes nucléaires soviétiques dans le but d’attaquer les Etats-Unis…

Le scénario concocté par Rob Yescombe et Rowan Athale fait la part belle à l’action. La trame de fond étant un conflit entre l’Ukraine et la Russie, ce qui s’avère être aujourd’hui, terriblement d’actualité. Une DMZ (zone démilitarisée) a été créée entre les deux pays et les Etats-Unis ont la charge de maintenir la paix. Mission rendue compliquée par la présence de rebelles et de terroristes, navigants au milieu d’une population désorientée dans une société déstructurée. Les scènes de combat sont donc nombreuses, explosions, fusillades, bastons, tout y passe. Le deuxième aspect repose sur la science-fiction. L’un des deux personnages centraux étant un androïd expérimental, que rien ne permet de le différencier d’un être humain. Toutefois, celui-ci est plus rapide, plus fort, plus intelligent et quasiment indestructible.

Dans cet univers quelque peu dystopique, le récit se focalise sur deux personnages. Damson Idris, que personnellement, je ne connaissais pas, incarne Harp, un pilote de drone, qui se retrouve sur le terrain suite à une sanction disciplinaire. Complètement novice dans l’action militaire, il se retrouve dans le feu de l’action, mais passe la majeure partie de son temps à essayer de ne pas être tué. En sous-lecture, mais terriblement mal développé, on retrouve le sujet de l’inconscience de ses actes. En étant sur le terrain, Harp peut constater les conséquences des bombardements. Il ne vit plus la guerre par écran interposé ou comme un jeu vidéo.

Un sujet qui avait été nettement mieux abordé dans « Good Kill » (2014) ainsi que dans « Drone » (2017). Anthony Mackie interprète Harp, un androïd sophistiqué, super soldat ultra efficace. Là également, il y a une sous-lecture. Malheureusement, cette dernière n’apporte rien de nouveau et a déjà été abordée une multitude de fois, comme dans « Automata » (2014), « Ex Machina » (2015), « Chappie » (2015), « Morgan » (2016), ou encore « Tau » (2018). La machine, atteignant un haut niveau de conscience, conclue que le problème numéro un de la société, c’est l’humain. Pour régler le problème, il faut détruire l’humanité. Une approche, c’est que la machine veut s’affranchir de la domination de l’homme et finit par tuer son créateur pour acquérir sa pleine liberté.

Les valeurs de production concernant « Outside the Wire » sont d’un très bon niveau. La photographie proposée par Michael Bonvillain permet au spectateur de bien s’immerger dans l’esprit de la zone de guerre. Des rues chaotiques, des décombres, des véhicules calcinés. Les scènes de combat sont très bien chorégraphiées et très impressionnantes. Les effets spéciaux sont particulièrement réussis. J’ai beaucoup aimé l’animation des robots militaires, appelés « G.U.M.P. », leur mode de déplacement en mode tactique est vraiment excellent, tout comme leur puissance de feu. La bande musicale délivrée par Lorne Balfe vient singulièrement appuyer les séquences les plus dynamiques. Expérimenté, le musicien a sonorisé des films comme « The Frozen Ground » (2013), « Terminator Genisys » (2015), « Captive » (2015), « Ghost in the Shell » (2017), ou encore « Geostorm » (2017). Enfin, le montage signé Rickard Krantz débouche sur un film d’une durée de 115 minutes captivantes malgré les nombreux trous dans le scrpt.

En conclusion, « Outside the Wire » est un très bon film d’action avec une bonne dose de science-fiction, disposant d’une histoire originale, d’une intrigue captivante et d’un développement familier. Le rythme est soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie permet de s’immerger dans une zone de guerre civile, la bande originale vient harmonieusement accompagner le récit et le montage est cohérent. La distribution offre de bonnes prestations, dominée par la performance d’Anthony Mackie qui apparaît comme étant parfaitement à l’aise dans l’action, affichant un bon physique. L’ensemble est très divertissant malgré quelques incohérences et des sous-lectures familières. À voir !

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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