Horreur, Mystère, Science fiction, Thriller

THE SUPERDEEP (2020) ★★✭☆☆


Superdeep (2020)

 

 

1984. Cercle Arctique. Située 12 000 mètres sous la surface de la terre, la station de forage de Kola dissimule le plus grand laboratoire secret d’Union Soviétique. Quelques mois après son ouverture, des scientifiques enregistrent des voix et des cris émanant des profondeurs. Le site est mis en quarantaine et une équipe est dépêchée sur place afin de découvrir ce qui se cache dans les abîmes de la Terre…

 

 

« The Superdeep » (Кольская сверхглубокая) est un film d’horreur et de science-fiction russe datant de 2020, dirigé par Arseny Syuhin, qui réalise ici son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Milena Radulovic, qu’on a pu voir dans « Balkan Line » (2019), Sergey Ivanyuk, qu’on a pu voir dans « My Name Is Sara » (2019), Nikolay Kovbas, qu’on a pu voir dans « Vremennye Trudnosti » (2018), Vadim Demchog, qu’on a pu voir dans « Corset » (2015), et Viktor Nizovoy, qu’on a pu voir dans « Vne Igry » (2018). Ce métrage est paru en Russie le 4 novembre 2020.

L’histoire proposée par « The Superdeep » nous invite à suivre Anya Fedorova (Milena Radulovic), une épidémiologiste russe, enrôlée dans une équipe de militaires, envoyée en mission pour le forage de Kola. Des sons d’origine inconnue ont été enregistrés profondément sous la surface et une vingtaine de personnes a disparu. Bien que présenter officiellement comme une zone de forage, l’endroit est également un laboratoire de recherches. Anna est chargée de récupérer des échantillons et on lui promet d’être nommée à la tête de l’Institut Militaire de Défense Biologique. Mais dès leur arrivée, les problèmes commencent. L’accueil est mouvementé, la descente dans le puits particulièrement compliquée et finalement les investigations conduisent à des découvertes singulièrement dangereuses…

Le scénario concocté par Arseny Syuhin, qui endosse ici la double casquette de scénariste et de réalisateur, se base sur un lieu réel, le Kola Superdeep Borehole, un site de forage exploité de 1970 à 1989 en Russie. Le méchant de l’histoire n’est finalement qu’un champignon dont les spores sont particulièrement dangereuses. Malheureusement, dans ce script confus, rien ne tient ensemble. De nombreuses scènes sont inutiles, parfois même absurdes quand ce n’est pas carrément inintéressant. Bien que le film s’inscrit dans le genre horreur, il faut attendre la dernière partie du métrage pour vraiment y être confronté. Ce qui domine finalement, c’est l’aspect thriller. Mais tout ceci est vraiment brouillon et s’avère donc être un beau gâchis.

Du côté des personnages, on s’arrêtera uniquement sur la jeune épidémiologiste Anya Fedorova, incarnée par Milena Radulovic, envoyée par les hauts gradés de l’armée pour recueillir des échantillons de tout ce qui se passe sous terre. Un personnage qui partage l’ADN de Clarice Starling (Jodie Foster) dans « The Silence of the Lambs » (1990), mélangé avec un peu du Lieutenant Ellen Ripley (Sigourney Weaver) dans la série de films Alien. Dans le cas présent, Anya, ne se transforme pas en botteur de fesses au premier signe de problème. Elle combat le champignon mortel avec son cerveau en analysant puis agissant en conséquence. Reste que dans les moments effrayants, elle n’en reste pas moins effrayée, blême, respirant avec difficulté.

Les valeurs de productions sont d’un faible niveau, parfois à la limite du pathétique. La photographie délivrée par Hayk Kirakosyan est pauvre, les installations souterraines sont on ne peut plus basiques. Des pièces sans âme, du béton, des couloirs sombres, à l’image de l’univers soviétique de la guerre froide. Les effets spéciaux sont pauvres mais particulièrement dégoutants. La bande musicale, créditée à Dmitry Selipanov, est tellement discrète que je me demande même s’il y en a eu une. Le montage proposé par Sergey Torchilin offre un film d’une durée d’une heure et cinquante-cinq minutes plutôt ennuyeuses.

En conclusion, « Superdeep » est un médiocre film d’horreur disposant d’une histoire basique qui n’est pas sans rappeler « Underwater » (2020), d’une intrigue basique et d’un développement raté. Le rythme est lent, le récit est parfois confus, et la narration est linéaire. Les dialogues sont calamiteux. La photographie est pauvre, très terne amplifiant l’atmosphère sombre du film. La bande originale est insignifiante et le montage étire inutilement le métrage. La distribution offre de piètres prestations où le seul intérêt reste la performance proposée par Milena Radulovic. L’ensemble est pénible à regarder et s’avère complètement dispensable…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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