Fantastique, Guerre, Horreur, Thriller

GHOSTS OF WAR (2020) ★★★☆☆


Ghosts of War (2020)

 

 

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, cinq soldats américains sont envoyés en France pour empêcher les Allemands de reprendre un château précédemment occupé par des dignitaires nazis. Mais ils se retrouvent confrontés à une force surnaturelle, bien plus terrifiante que tout ce qu’ils ont pu voir sur le champ de bataille.

 

 

« Ghosts of War » est un film d’horreur datant de 2020, écrit et réalisé par Eric Bress, à qui l’on doit également « The Butterfly Effect » (2004). Les acteurs principaux sont Brenton Thwaites, qu’on a pu voir dans « Gods of Egypt » (2016), Kyle Gallner, qu’on a pu voir dans « The Finest Hours » (2016), Alan Ritchson, qu’on a pu voir dans « Above the Shadows » (2019), Theo Rossi, qu’on a pu voir dans « Army of the Dead » (2021), et Skylar Astin, qu’on a pu voir dans « Hot Air » (2019). Ce film est paru sur DirecTV le 18 juin 2020. Il est disponible sur Canal+.

L’histoire proposée par « Ghosts of War » nous invite à suivre cinq GI américains dans la France occupée de 1944, dont le lieutenant et chef Chris (Brenton Thwaites), le tireur d’élite Tappert (Kyle Gallner), le médecin et opérateur radio Eugene (Skylar Astin), et les soldats Butchie (Alan Ritchson) et Kirk (Theo Rossi). Le groupe est chargé de se rendre dans un château isolé qui, avant sa libération par les alliés, avait servi de poste de commandement pour la Wehrmacht. Lorsqu’ils arrivent à destination, leurs camarades sur place sont heureux de quitter rapidement les lieux. À peine installer dans la place, des événements étranges perturbent la quiétude des lieux. Des bruits et des apparitions inexpliqués placent les cinq hommes dans un état de stupéfaction. Mais bien pire reste à venir…

Le scénario concocté par Eric Bress, celui-ci endossant également la casquette de réalisateur, nous immerge dans un film mêlant guerre, horreur et science-fiction. L’histoire principale se déroule donc durant la Seconde Guerre mondiale, dans un château français de type renaissance. Les cinq soldats vont devoir combattre contre une escouade de militaires allemands. Durant cette confrontation, les esprits de la famille qui occupait jadis les lieux, vont se déchaîner contre les soldats de Wehrmacht. L’horreur est construite sur des bases familières. Une montée en pression classique, portes qui se ferment et/ou s’ouvrent toutes seules, des bruits étranges, des voix, des apparitions furtives en contre-champs, etc.

Finalement, on découvrira que ces cinq soldats américains sont en fait des victimes d’une attaque à la bombe durant leur déploiement en Afghanistan. Ils sont actuellement soignés par des médecins dans un hôpital futuriste. Leurs fonctions vitales s’améliorent grâce à un programme visant à traiter leur stress post-traumatique à travers une simulation basée sur la Seconde Guerre mondiale. Plus le psychique s’améliore, plus les chances de guérison de leur physique est forte. L’idée proposée ici, c’est que durant leur mission en Afghanistan, ils ont été affectés par un sortilège, qu’ils ont ramené avec eux, et introduit dans la simulation.

De l’ensemble de ce casting resserré, il n’y a pas vraiment un acteur qui sort du lot par rapport à ses coreligionnaires. Il en va de même avec les personnages, même si le lieutenant Chris, incarné par Brenton Thwaites, est le leader de cette unité de combat. Ceci étant dit, peut-être que le personnage le plus « intéressant » est probablement Tappert, interprété par Kyle Gallner. Un passage lui est dédié, expliquant son trouble l’ayant conduit à orchestrer un massacre de jeunes hitlériens durant la libération de Paris. Avec un petit peu de recul, l’histoire s’avère être relativement abscons. La première grande partie du métrage nous fait suivre ce petit groupe de soldats opérant en 1944, puis par un jeu d’effets de bulles, on se retrouve avec les mêmes protagonistes durant l’opération américaine en Afghanistan dans une mission d’exfiltration de collaborateurs locaux, qui tourne au fiasco complet en raison de l’intervention de Talibans. La scène finale vient balancer les explications vite fait bien fait pour conclure le récit.

Les valeurs de productions développées à travers ce « Ghosts of War » sont moyennes. Il y a un bel effort sur les costumes, les véhicules et les décors afin d’immerger le spectateur dans les époques présentées. La photographie, délivrée par Lorenzo Senatore, se concentre sur l’intérieur du château de la famille Helwigs, de grandes pièces sombres et lugubres à la décoration aristocratique. Les scènes de combat sont correctes et les effets spéciaux sont d’une bonne qualité. Les quelques séquences de frayeurs sont classiques, mais très bien construites et un jumpscare aura été particulièrement efficace à l’exemple de ce que nous avons récemment vécu lors du visionnage de « Morgue » (2019). La bande musicale présentée par Michael Suby est agréable sans être particulièrement marquante. Le montage proposé par Peter Amundson débouche sur un film d’une durée de 94 minutes avec une sensation d’une fin bâclée, vite expédiée.

En conclusion, « Ghosts of War » est un bon film d’horreur disposant d’une histoire à plusieurs niveaux de lecture, d’une intrigue abscons et d’un développement embrouillé. Le rythme est soutenu, le récit est quelque peu entortillé et la narration s’étale sur plusieurs époques, créant une forme d’ambiguïté. La photographie est cohérente, la bande originale est discrète et le montage n’apporte rien de particulier. La distribution offre de bonnes prestations sans qu’un acteur en particulier se dégage du lot de par sa performance. L’ensemble se laisse regarder, mais laisse une impression de gâchis, l’idée était bonne mais mal exploitée.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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