Horreur, Mystère, Thriller

NO ONE GETS OUT ALIVE (2021) ★★★☆☆


No One Gets Out Alive (2021)

 

 

Ambar est une immigrante qui rêve d’une vie meilleure en Amérique. Contrainte de prendre une chambre dans une pension, elle se retrouve prisonnière d’un cauchemar sans issue.

 

 

« No One Gets Out Alive » ou « Personne ne sort d’ici vivant » pour la distribution française, est un film d’horreur britannique datant de 2021, dirigé par Santiago Menghini, qui signe ici son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Cristina Rodlo, qu’on a pu voir dans « Miss Bala » (2019), David Figlioli, qu’on a pu voir dans « Special Unit » (2017), Moronke Akinola qui fait ici ses premiers pas dans un long-métrage, et Marc Menchaca, qu’on a pu voir dans « Every Time I Die » (2019). Ce film est paru le 29 septembre 2021 sur Netflix.

L’histoire proposée par « No One Gets Out Alive » nous invite à suivre Ambar (Cristina Rodlo), une immigrante mexicaine sans papiers, qui vient s’installer clandestinement à Cleveland après le décès de sa mère. Elle trouve une chambre dans une pension délabrée dirigée par Red (Marc Menchaca). Elle travaille dans un atelier de couture, probablement au noir, dans des conditions déplorables, obligée de soutenir un rythme élevé et contrainte d’accepter les admonestations d’un odieux manager. Rapidement, des phénomènes étranges se manifestent autour d’Ambar, que ce soit dans la pension où elle réside, aussi bien qu’à l’extérieur. Ambar croit être la victime de visions, mais les esprits sont de plus en plus présents autour d’elle. Alors qu’elle cherche désespérément à fuir, Ambar va devoir faire face à un danger beaucoup plus réel, la ramenant brutalement dans le monde des vivants…

Le scénario concocté par Jon Croker et Fernanda Coppel, basé sur une nouvelle du même nom paru en 2014 et écrite par Adam Nevill, nous conduit directement dans l’univers de l’horreur. Après une scène d’ouverture, présentant des images d’archives où l’on peut voir un occidental dirigé des fouilles au Mexique, dénichant ainsi un coffre dans une grotte souterraine, jonchée de squelettes décapités, on bascule directement dans le vif du sujet, avec une première victime, apparemment terrassée par un esprit, dans l’une des chambres de la pension. Le récit nous incite à croire que la pension est le théâtre de meurtres orchestrés par des esprits, or, il n’en est rien.

Finalement, les fantômes qui hantent les lieux ne sont nullement agressifs. Ils ne sont que la manifestation d’événements antérieurs et errent dans ces lieux, car ils y sont morts. Ces fantômes ne servent finalement que de prétexte à installer des jumpscares. Les personnes qui ont le malheur de venir s’installer dans cette pension, se retrouvent, à un moment ou à un autre, à servir de sacrifice à une créature singulièrement originale, dévoreuse de têtes humaines. Cette créature serait la déesse aztèque Ītzpāpālōtl. Reste que la dernière partie du métrage, la plus intéressante en terme d’action et d’horreur en raison de quelques passages bien gores, reste abscons dans sa compréhension.

Des quelques personnages de l’histoire, c’est sur Ambar que le focus est braqué. Incarné avec un certain talent par l’actrice mexicaine Fernanda Coppel, le personnage fait preuve d’une certaine curiosité, tout en basculant dans la caricature de la femme victime. Ceci étant dit, elle va finir par trouver une certaine détermination et les ressources pour s’en sortir. Une sous-intrigue positionne Ambar dans la tourmente d’une clandestine, ses conditions de travail sont difficiles, elle vit dans un endroit délabré plutôt sinistre entourée d’individus effrayants. Elle tente d’obtenir de faux papiers afin de pouvoir dénicher un emploi viable et de trouver un logement décent. Malheureusement, elle se fait arnaquer par une « collègue » de travail, Kinsi (Moronke Akinola), qui disparaît avec la quasi-totalité de ses économies. Red (Marc Menchaca) est le gérant de la pension, dont on comprend qu’il est totalement sous l’emprise de son frère, Becker (David Figlioli), un psychopathe extrêmement violent.

Les valeurs de productions concernant « No One Gets Out Alive » sont plutôt bonnes dans l’ensemble. La photographie délivrée par Stephen Murphy met l’accent sur l’intérieur de la pension, une vieille bâtisse assez lugubre à la décoration défraîchie, où tout un chacun serait amené à faire des cauchemars dès la première nuit, à conditions d’y trouver le sommeil. La majorité des scènes d’horreur se déroulent de nuit, avec des apparitions inopinées de personnes mortes aux yeux brillants dans l’obscurité. C’est classique, mais ça fonctionne bien. Toutefois, la dernière partie du métrage abandonne la frayeur par manifestation de spectres pour basculer dans le gore. Dans ce sens, les effets spéciaux sont très bien orchestrés, âmes sensibles s’abstenir. La bande musicale proposée par Mark Korven vient parfaitement amplifier l’ambiance inquiétante. Le montage effectué par Mark Towns débouche sur un film d’une durée de 87 minutes assez angoissantes.

En conclusion, « No One Gets Out Alive » est un bon petit film d’horreur disposant d’une histoire bénéficiant d’éléments originaux, d’une intrigue basique et d’un développement cohérent. Le rythme est médian, le récit manque de fluidité dans la dernière partie et la narration fait appel à quelques flashbacks. La photographie est sombre et offre une ambiance lugubre, la bande originale vient appuyer l’atmosphère et le montage est cohérent. La distribution offre de bonnes prestations, notamment les deux principaux antagonistes incarnés par Marc Menchaca et David Figlioli, mais c’est Cristina Rodlo qui livre la meilleure performance. L’ensemble se laisse regarder avec plaisir et saura satisfaire les fans du genre.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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