Action, Comédie, Thriller

THE MISFITS (2021) ★★✮☆☆


The Misfits (2021)

 

 

Richard Pace est un célèbre criminel. Il s’envole pour le Moyen-Orient afin de voler de l’or mais son implication va aller bien au-delà de ce qu’il avait planifié avant son départ pour Abu Dhabi.

 

 

« The Misfits » ou « Braquage en Or » pour la distribution française, est un film de braquage américain datant de 2021, réalisé par Renny Harlin, à qui l’on doit également « Skiptrace » (2016). Les acteurs principaux sont Pierce Brosnan, qu’on a pu voir dans « The November Man » (2014), Hermione Corfield, qu’on a pu voir dans « King Arthur: Legend of the Sword » (2017), Jamie Chung, qu’on a pu voir dans « Flight 7500 » (2014), Mike d Angelo qu’on a pu voir dans « Mr. Pride vs Miss Prejudice » (2017), Tim Roth, qu’on a pu voir dans « The Hateful Eight » (2015), et Nick Cannon, qu’on a pu voir dans « The Killing Room » (2009). Ce métrage est paru le 11 juin 2021 aux Etats-Unis.

L’histoire proposée par « The Misfits » nous invite à suivre un groupe de cambrioleurs se faisant appeler les « Misfits ». Ce groupe est composé du braqueur de banque Ringo (Nick Cannon), du génie pyrotechnique Wick (Mike Angelo), de la contorsionniste d’arts martiaux Violet (James Chung) et de l’escroc The Prince (Rami Jaber). Leur nouveau « coup », nécessite la participation de Richard Pace (Pierce Brosnan), un pickpocket compulsif avec des compétences permettant une dimension nettement supérieure par rapport à quoi il s’adonne au quotidien. La fille de ce dernier, Hope (Hermione Corfield), se retrouve également impliquée. Ensemble, il prépare un cambriolage de haut vol dans un établissement pénitentiaire à Abou Dhabi. L’objectif est d’infiltrer la prison, de créer une diversion afin de percer le coffre-fort et de faire passer l’or en contrebande de la manière la plus créative possible.

Le scénario concocté Robert Henny et Kurt Wimmer, ce dernier ayant également scénarisé « Law Abiding Citizen » (2009), le remake de « Point Break » (2015) et plus récemment « Spell » (2020), s’inspire de manière très visible du film « Ocean’s Eleven » (2001). Un film de braquage avec des pointes d’action sur lequel on a ajouté une pointe d’humour. Le braquage est construit sur le concept du film de Steven Soderbergh, soit une présentation en surface, en trompe l’œil, pour dévoiler à postériori la vérité des faits. Les cinéastes ont décidé d’incorporer une dose d’humour, mais honnêtement, c’est un humour gras qui ne fait pas rire, tout juste sourire. Un humour digne des films de Leslie Nielsen du type « Airplane! » (Y a-t-il un pilote dans l’avion ?) paru en 1980 ou certains films de Charlie Sheen du type « Hot Shots! » (1991).

On retrouve donc le concept de l’équipe de braqueurs, les personnages sont donc assez nombreux. On retiendra la participation de Pierce Brosnan qui présente un personnage de pickpocket à la petite semaine qui œuvre dans les palaces de la planète. Une sous-intrigue l’oppose à sa fille, Hope (Hermione Corfield), tout en s’inscrivant dans une forme de remord lié au fait qu’il n’a jamais vraiment été présent pour son enfant. Signalons la présence de Tim Roth dans le rôle de Schultz, sorte de responsable de la sécurité. L’acteur sombre dans la caricature, et n’apporte rien de particulier au récit. On peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur la présence de ce dernier ainsi que sur celle de l’ancien James Bond. Jamie Chung n’est pas mieux loti avec également un personnage caricatural, elle est asiatique, donc elle est experte en arts martiaux.

Les valeurs de productions sont un des éléments qui permettent à ce « The Misfits » de ne pas sombrer dans les abysses de la médiocrité. La photographie proposée par Denis Alarcón Ramírez est plutôt agréable. Filmé essentiellement à Abou Dhabi aux Émirats arabes unis ainsi qu’à Dubaï, le cinéaste utilise la luminosité singulière de cette région, offrant une coloration particulière aux images. La prison high-tech offre un décor original comme lieu du braquage. La bande musicale orchestrée par Lasse Enersen et Trevor Rabin donne une touche très moderne à l’ensemble et le montage délivré par Colleen Rafferty débouche sur un film d’une durée de 94 minutes durant lesquelles de nombreux spectateurs risquent de décrocher en raison de la faiblesse du scénario. Notons au passage que ce métrage a déclenché une controverse au Qatar en raison de références jugées négatives sur le financement du terrorisme et de liens supposés avec les Frères musulmans.

En conclusion, « The Misfits » est un film de braquage moyen disposant d’une histoire familière, d’une intrigue sans profondeur et d’un développement risible. Le rythme est modéré, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est plaisante, la bande originale est dynamique et le montage est cohérent. La distribution semble être plus présente pour récupérer son chèque que pour tirer le métrage vers le haut. L’ensemble se laisse tout de même regarder, plus par curiosité, avec l’espoir qu’un tournant positif se présente, en vain. Un film qui ne peut que tomber rapidement dans l’oubli et qu’on évitera de recommander.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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