Guerre, Thriller

ZEROS AND ONES (2021) ★☆☆☆☆


Zeros and Ones (2021)

 

 

Un soldat américain stationné à Rome alors que la ville est assiégée après l’explosion du Vatican. En héros, il va tenter de découvrir l’ennemi qui menace le monde entier…

 

 

« Zeros and Ones » est un thriller americano-italien datant de 2021, écrit et dirigé par Abel Ferrara, à qui l’on doit également « Welcome to New York » (2014). Les acteurs principaux sont Ethan Hawke, qu’on a pu voir dans « The Guilty » (2021), Cristina Chiriac, qu’on a pu voir dans « Siberia » (2019), Phil Neilson, plus connu comme étant un cascadeur, et Valerio Mastandrea, qu’on a pu voir dans « Diabolik » (2021). La première mondiale s’est déroulée en 2021 lors du 74eme Locarno Film Festival, et est sorti dans un nombre limité de salles, puis fut disponible sur différentes plateformes numériques à partir du 19 novembre 2021.

L’histoire proposée par « Zeros and Ones » nous invite à suivre JJ (Ethan Hawke) qui, selon toute vraisemblance, est un mercenaire américain, chargé d’une mission obscure, en Italie, et plus particulièrement à Rome. Le récit se déroule durant une pandémie, selon toute probabilité, le COVID-19, bien qu’il n’y soit jamais fait référence. Parallèlement, JJ cherche son frère, que certains qualifie de terroriste, alors que lui juge qu’il n’est qu’un révolutionnaire. Un attentat détruit la Basilique Saint-Pierre et la ville se retrouve en état de siège, rendant les déplacements périlleux. JJ tombe aux mains de ce qu’il semble être des Russes, qui l’obligent à une tâche très singulière. Chose encore plus étrange, JJ participe à la prière dans une mosquée alors qu’ultérieurement, il se rend dans une église pour prier…

Le scénario concocté par Abel Ferrara, ce dernier endossant la double casquette de scénariste et de réalisateur, est une désolation absolue. Certaines personnes ayant contracté le COVID-19, ont développé des séquelles irréversibles au cerveau. Je me demande si ce n’est pas le cas pour Abel Ferrara. Son film ne raconte rien. L’histoire n’a ni queue, ni tête. Une histoire qui prétend être conçue davantage comme un jeu d’esprit sensoriel plus que comme un simple récit. Ce film, est-il le jugement du cinéaste sur la politique des protocoles pandémiques ? Des Russes, des Chinois, des Chrétiens, des Musulmans, des Mafiosi (?), un clochard qui vit dans une boite en carton, tout en étant un agent de liaison d’une organisation secrète, des membres de la haute société qui fêtent au champagne leur statut de négativité au virus, autant d’éléments brouillon qui forment une soupe narrative indigeste.

Dans ces conditions, il est difficile de parler de personnage. Sans histoire tangible, qui sont donc les personnages ? Du coup, on ne peut que se focaliser sur Ethan Hawke. Celui-ci sera certainement la raison pour laquelle les gens se perdront à regarder ce métrage. L’acteur offre une introduction et une conclusion au film, à travers une séquence probablement filmée avec son téléphone portable. Ses explications sur son personnage dans le film apparaissent franchement bancales. Les temps morts dans sa réactivité à enclencher les premiers mots en disent long. Il apparaît dès les premières minutes du métrage, dans une longue séquence, où l’on peut le voir arriver à Rome par le train, sortir de la gare, traverser de nombreuses rues désertes, pour rejoindre une femme dans un appartement bien triste. On peut le voir participer à des actions militaires, arme au poing, sans comprendre contre qui et avec qui il œuvre. Du vide dans tous les domaines.

Les valeurs de production sont de la même qualité que le reste, c’est-à-dire inexistantes. La photographie délivrée par Sean Price Williams est fade à l’extrême. Filmé à quatre-vingt-dix pour cent de nuit, probablement avec des téléphones portables, ou des petits camescopes, l’image est fade, mettant en action des décors glauques, sans intérêt. Les explosions sont pleinement irréalistes. L’affiche est probablement la chose la plus réussie en terme d’image, et encore, Ethan Hawke arbore un look complètement différent dans le film. La bande musicale orchestrée par Joe Delia donne mal à la tête et le montage présenté par Leonardo Daniel Bianchi et Stephen Gurewitz débouche sur un métrage d’une durée de 85 minutes très ennuyeuses durant lesquelles notre index frôle régulièrement avec le bouton « stop ».

En conclusion, « Zeros and Ones » est un film exécrable disposant d’une histoire inexistante, d’une intrigue vide et d’un développement calamiteux. Le rythme est haché, le récit est obscur et la narration est inintelligible. La photographie est horrible, la bande originale est chaotique et le montage court est une vraie délivrance. La distribution est sans intérêt, et même Ethan Hawke finit par se demander ce qu’il est venu faire dans cette galère. L’ensemble est lamentable et à fuir absolument !

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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