Action, Thriller

BLACKLIGHT (2022) ★★★☆☆


Blacklight (2022)

 

 

Travis Block est un agent du gouvernement qui se réconcilie avec son passé sombre. Lorsqu’il découvre un complot visant des citoyens américains, Block se retrouve dans le collimateur du directeur du FBI qu’il a autrefois aidé à protéger.

 

 

« Blacklight » est un thriller d’action américain datant de 2022, dirigé et co-écrit par Mark Williams, à qui l’on doit également « The Accountant » (2016). Les acteurs principaux sont Liam Neeson, qu’on a pu voir dans « Cold Pursuit » (2019), Emmy Raver-Lampman, qui semble faire ici ses premiers pas dans un long-métrage, Taylor John Smith, qu’on a pu voir dans « Hunter Killer » (2018), et Aidan Quinn, qu’on a pu voir dans « Unknown » (2011). Ce métrage est sorti le 11 février 2022 aux Etats-Unis.

L’histoire proposée par « Blacklight » nous invite à suivre Travis Block (Liam Neeson), un vétéran de la guerre du Vietnam qui travaille désormais en secret pour le directeur du F.B.I., Gabriel Robinson (Aidan Quinn), en tant qu’exfiltrateur. Son rôle est donc d’exfiltrer des agents sous couverture dès lors que ceux-ci se retrouvent dans une situation instable ou délicate. Toutefois, Travis Block désire prendre sa retraite et passer plus de temps avec sa fille et sa petite-fille. Sa nouvelle mission, et peut être la dernière, consiste à récupérer Dusty Crane (Taylor John Smith), qui montre des signes d’instabilité psychologique. Ce dernier contacte une journaliste, Mira Jones (Emmy Raver-Lampman), pour lui offrir des informations sensibles, mais se fait abattre devant Travis et la reporter. Travis Block va alors chercher à comprendre qui se cache derrière ce meurtre et avec l’aide de la journaliste, il va découvrir un véritable complot au sein du F.B.I.

Le scénario concocté par Nick May et Mark Williams, ce dernier endossant donc la double casquette de coscénariste et de réalisateur, fait preuve d’une grande banalité. Le script basé sur une histoire proposée par Nick May et Brandon Reavis laisse un énorme sentiment de déjà vu. Un agent non-officiel du F.B.I. est une sorte d’homme providentiel allant au secours des agents infiltrés en difficulté, comme l’explique le préambule explosif. L’énorme problème, c’est Liam Neeson, il n’est absolument pas crédible dans son personnage. Certes, il est père et grand-père. Certes, il a une certaine expérience. Mais le physique de l’acteur ne lui permet plus de tenir ce type de rôle, à l’inverse d’un Sylvester Stallone encore relativement crédible dans le rôle d’un John Rambo vieillissant. Pour en revenir au script, la fin est d’une simplicité affligeante, où il suffit qu’il dise pour que l’autre fasse. J’ai eu l’impression d’être devant M6, face au téléfilm désolant de l’après-midi.

Dans cette configuration que dire des personnages. Liam Neeson incarne donc Travis Block, un agent efficace mais vieillissant. De plus, ce dernier souffre de troubles obsessionnels compulsifs à la manière d’un Monk, avec en plus une forte propension à la paranoïa. Ceci le place en difficulté par rapport à sa fille, car l’agent du F.B.I. enseigne des notions de sécurité à sa petite-fille. On sent dès le départ que la famille de Travis Block est son talon d’Achille, et on s’attend à ce que ceux-ci se retrouvent en difficulté afin de faire pression sur le personnage. Mira Jones, incarnée par Emmy Raver-Lampman, est une journaliste en quête de l’affaire et/ou du scoop qui fera décoller sa carrière. Un personnage relativement caricatural, qui finalement n’apporte pas grande chose à l’histoire, en dehors de quelques points de réflexion et d’investigation.

Les valeurs de production sont plus que correctes, et c’est probablement ce qui sauve ce film du naufrage. Doté d’un budget de 43 millions de dollars, la qualité se voit à l’écran. La photographie délivrée par Shelly Johnson, déjà à l’œuvre sur « Captain America: The First Avenger » (2011), « The Expendables 2 » (2012), « Wild Card » (2015), « Man Down » (2015), ou encore « The Hurricane Heist » (2018), trouve un bon équilibre entre les scènes d’action et les autres aspects du récit. La bande musicale proposée par Mark Isham vient parfaitement accompagner les différentes ambiances du métrage, tantôt dynamique, tantôt plus lymphatique. Le montage régis par Michael P. Shawver débouche sur un film d’une durée de 104 minutes qui se laisse regarder, mais qui finalement laisse un sentiment de déception, sans que cela ne soit réellement une surprise. En gros, on espérait mieux, mais on se doutait que ce serait vacillant.

En conclusion, « Blacklight » est un bon thriller d’action disposant d’une histoire basique, d’une intrigue mièvre et d’un développement léger. Le rythme est équilibré, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est propre, la bande originale est agréable et le montage est équilibré. La distribution offre de bonnes prestations, parfois au service de personnages caricaturaux. Liam Neeson apparaît comme fatigué dans un rôle peu original, traînant sa grande carcasse de fusillades en bastons peu crédibles. L’ensemble reste regardable, mais s’avère peu mémorable.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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