Action, Historique, Thriller

ZERO DARK THIRTY (2012) ★★★✮☆


Zero Dark Thirty (2012)

 

 

La traque d’Oussama ben Laden a préoccupé le monde et deux administrations présidentielles américaines durant plus d’une décennie. Mais au final, on doit sa capture à la résolution et au dévouement d’une petite équipe d’agents de la CIA. Leurs missions ont été exécutées dans le secret, mais certains détails ont depuis été rendus publiques.

 

 

« Zero Dark Thirty » est un thriller américain datant de 2012, réalisé par Kathryn Bigelow, à qui l’on doit également « Detroit » (2017). Les acteurs principaux sont Jessica Chastain, qu’on a pu voir dans « Texas Killing Fields » (2011), Jason Clarke, qu’on a pu voir dans « Pet Sematary » (2019), Joel Edgerton, qu’on a pu voir dans « Red Sparrow » (2018), Reda Kateb, qu’on a pu voir dans « Le Chant du Loup » (2019), Mark Strong, qu’on a pu voir dans « Stockholm » (2018), James Gandolfini, qu’on a pu voir dans « The Drop » (2014), Kyle Chandler, qu’on a pu voir dans « First Man » (2018), Stephen Dillane, qu’on a pu voir dans « Darkest Hour » (2017), Chris Pratt, qu’on a pu voir dans « Passengers » (2016), Édgar Ramírez, qu’on a pu voir dans « Bright » (2017), Fares Fares, qu’on a pu voir dans « The Purity of Vengeance (Journal 64) » (2018), Jennifer Ehle, qu’on a pu voir dans « Take Point » (2018), Harold Perrineau, qu’on a pu voir dans « Sabotage » (2014), et Frank Grillo, qu’on a pu voir dans « Boss Level » (2021). La première du film a eu lieu le 10 décembre 2012 à Los Angeles et il est paru en salles américaines le 11 janvier 2013.

L’histoire proposée par « Zero Dark Thirty » nous invite à suivre Maya Harris (Jessica Chastain), une analyste débutante de la C.I.A., affectée à la recherche du chef d’al-Qaïda, Oussama ben Laden. En 2003, elle est envoyée à l’ambassade des Etats-Unis au Pakistan. En compagnie de Dan, elle assiste aux interrogatoires d’individus soupçonnés d’avoir des liens avec certains des pirates de l’air ayant participé aux attentats du 11 septembre. Ces interrogatoires se déroulent dans un site secret et font appel à des techniques de tortures. De fil en aiguille, elle poursuit ses investigations pendant des années, jusqu’à identifier une maison particulière, à Abbottābad au nord du Pakistan, à 50 km au nord-est de la capitale du pays, Islamabad. Après plusieurs mois d’intense surveillance, Maya acquière la certitude qu’il s’agit bel et bien de Ben Laden. Le 2 mai 2011, un commando américain est envoyé sur place…

Le scénario concocté par Mark Boal, ce dernier ayant déjà travaillé avec Kathryn Bigelown sur « The Hurt Locker » (2008), est vraiment méticuleux, pointilleux, offrant moult détails sur les connexions, supposées ou existantes, entre les différents individus, permettant aux spectateurs d’appréhender quelque peu la nébuleuse Al Quaïda. On peut ainsi prendre également conscience de l’importance du rôle important des femmes dans la C.I.A., notamment à travers le personnage monomaniaque et rude d’esprit de Maya (Jessica Chastain), basé sur une personne réelle, recrutée à la sortie de l’université et qui a passé toute sa carrière à chasser Ben Laden. La dernière scène du film est d’ailleurs très forte et démontre le total dévouement du personnage à sa mission. Maya monte à bord d’un avion militaire pour les Etats-Unis, étant le seul passager. On lui demande où elle veut aller et elle se met à pleurer. Une libération, un relâchement nerveux après tant d’années d’investigations, d’analyses, de voyages, d’interrogatoires. Ce grand vide quand on prend conscience que tout est terminé.

Du coup, fatalement, de l’ensemble des personnages, c’est vers Maya que le focus s’articule. Une belle jeune femme aux cheveux roux, incarnée avec conviction par une Jessica Chastain déterminée et mystérieuse. Elle ne connaît d’autre vie que celle de l’agence, ayant été recrutée, comme je le soulignais précédemment, tout droit à la sortie de l’université. On peut supposer que sa mission de chasseuse d’hommes date du 11 septembre, car le film s’ouvre sur un écran noir et une bande son portant les derniers mots de personnes piégées dans les étages supérieurs du World Trade Center. En 2003, elle est jetée dans le monde des interrogatoires en tant que témoin de torture de terroristes présumés. La réalisatrice montre en détail certains aspects de ces interrogatoires, mais sans jamais présenter quelque chose qui ressemblerait à une joie sadique. Maya seconde finalement Dan (Jason Clarke) dans ses investigations violentes, avant de rentrer vers les Etats-Unis, fatigué et choqué par ce qu’il a vu et fait. Maya reste sur le terrain, travaillant assidûment et avec détermination, perdant progressivement sa foi dans l’efficacité de la torture. Elle tente de trouver l’acceptation et l’approbation dans un univers d’hommes, et sa combinaison de persévérance, d’intuition, de perspicacité psychologique et de brillance intellectuelle est récompensée lorsqu’elle trouve des liens vitaux qui la mènent à la localisation d’Oussama Ben Laden.

Les valeurs de production sont d’un niveau supérieur pour ce « Zero Dark Thirty » avec photographie particulièrement soignée. Le directeur de la photographie, Greig Fraser, a choisi de tourner une grosse partie du film en Inde. Chandigarh, une ville du nord de l’Inde a servi de décor pour ressembler à Lahore et Abbottabad au Pakistan, où Oussama ben Laden a été localisé. Pour une seule scène tournée en Pologne, la ville de Gdańsk aurait été offensée pour avoir été décrite comme un lieu pour les opérations clandestines et sombres de la C.I.A.. Le raid final sur la villa où vivait le leader d’Al Quaïda est entièrement filmé de nuit, avec plusieurs scènes présentées en vision nocturne de couleur verte. Alexandre Desplat a composé la bande originale du film avec plusieurs passages interprétés par l’orchestre symphonique de Londres. Le montage effectué par Dylan Tichenor et William Goldenberg débouche sur un film d’une durée de 157 minutes intéressantes et prenantes pour qui s’intéresse aux événements liés aux attentats du 11 septembre 2001.

En conclusion, « Zero Dark Thirty » est un bon film historique disposant d’une histoire singulière, d’une intrigue intéressante et d’un développement détaillé. Le rythme est variable, le récit peut s’avérer complexe par endroit, et la narration est linéaire. La photographie offre une belle variété de lieux, de villes et de décors. Les scènes d’action sont très efficaces. La bande musicale est très agréable et le montage fait la part belle à la précision des détails des investigations. La distribution offre de bonnes prestations, dominées par la performance de Jessica Chastain dans un rôle de femme déterminée et perspicace. Jason Clarke livre un personnage plus dur en surface qu’à l’intérieur, rongé par ses actions. James Gandolfini livre ici l’une de ses dernières prestations avant son décès en juin 2013. L’ensemble est suffisamment prenant pour obtenir un divertissement de qualité avec ce film primé aux Oscars ainsi qu’aux Golden Globe Awards.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

4 réflexions sur “ZERO DARK THIRTY (2012) ★★★✮☆

  1. Un grand film selon moi, admirablement dirigé par Bigelow. J’ai d’ailleurs très envie de le revoir.
    Merci pour cette critique.

    Aimé par 1 personne

    Publié par princecranoir | 12/03/2022, 22 10 36 03363

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