Horreur, Slasher

FRIDAY THE 13th : Part. 2 (1981) ★★★☆☆


Friday the 13th Part 2 (1981)

 

 

Alors qu’on le croyait mort noyé au fond de Crystal Lake, Jason Vorhees revient se venger du sort réservé à sa mère. Après avoir assassiné Alice, seule survivante du premier opus, il massacre les innocents campeurs présents, puis doit faire face à Ginny, et son ami Paul.

 

 

« Friday the 13th Part 2 » ou « Le Tueur du vendredi » pour la distribution française, est un film d’horreur américain de type slasher, datant de 1981, produit et réalisé par Steve Miner, à qui l’on doit également « House » (1985). Les acteurs principaux sont Amy Steel, qu’on a pu voir dans « A Time to Remember » (2003), John Furey, qu’on a pu voir dans « Black Thunder » (1988), et Steve Daskewisz, qu’on a pu voir dans « Alone in the Dark » (1982). A noter qu’Adrienne King reprend son rôle d’Alice Hardy, que Walt Gorney reprend son rôle de Crazy Ralph et que Betsy Palmer réapparait en tant que Pamela Voorhees. Ce métrage marque les débuts de Jason Voorhees en tant qu’antagoniste principal de la série. Le film est sorti en salle le 1er mai 1981 simultanément à New York, Los Angeles et San Francisco. Il a reçu des critiques majoritairement négatives et a rencontré un succès commercial moins important que le premier film, rapportant 21,7 millions de dollars pour un budget d’un peu plus de 1 million de dollars. Une suite directe, « Friday the 13th Part III », est sortie un an plus tard (1982).

L’histoire proposée par « Friday the 13th Part 2 » nous emmène une nouvelle fois à Crystal Lake, cinq années après les événements présentés dans le premier film. Paul Holt (John Furey) ouvre une école, sur la rive de Crystal Lake, pour former des moniteurs de camp de vacances. La formation est suivie par Sandra (Marta Kober), son petit ami Jeff (Bill Randolph), Scott (Russell Todd), Terry (Kirsten Baker), Mark (Tom McBride), Vickie (Lauren-Marie Taylor), Ted (Stu Charno) et Ginny (Amy Steel), l’assistante de Paul, ainsi que de nombreux autres stagiaires. La base nautique sur laquelle les meurtres ont eu lieu se trouve à proximité, mais est désormais condamnée et interdite. La première nuit, Crazy Ralph (Walt Gorney) se promène sur la propriété pour avertir le groupe, mais est garrotté par un tueur caché derrière un arbre. Le lendemain soir, une partie du groupe décide d’aller faire une virée en ville alors que les autres stagiaires restent au camp. Erreur fatale, le tueur apparaît au camp et tue les apprentis moniteurs un par un…

Le scénario concocté par Ron Kurz est dans la droite lignée du premier opus. On reprend le concept du premier métrage en allant quelque peu dans la surenchère avec plus de monde dans le camp de jeunes, donc plus de victimes potentielles. Les cinéastes ont également ajouté plus de corps dénudés et plus d’érotisme, toute proportion gardée. On retrouve également une personne en fauteuil roulant, qui, comme les autres, va se faire trucider. Pas sûr que ça passerait aujourd’hui… L’idée de départ reste donc la même, de jeunes adultes qui s’abandonnent au plaisir de la chair, ou en passe de le faire, qui vont se faire assassiner violemment à l’arme blanche. Le changement notoire réside dans le fait que l’auteur des meurtres est désormais le fils, supposé décédé, de Pamela Voorhees, le fameux Jason (Steve Daskewisz). Ce dernier conserve d’ailleurs cérémonieusement la tête tranchée de sa maman adorée dans sa cabane au fond des bois.

Il ne faut pas chercher un éventuel développement des personnages. Ils ne sont là que pour mourir. On notera qu’en ce début des années 1980, les années « peace and love » étant passées par là, la jeunesse ne pense qu’à forniquer. Dans l’enchevêtrement des personnages, l’héroïne s’avère être Ginny, incarnée par Amy Steel. C’est loin d’être évident au début du film. Cela met du temps à s’installer. On observera qu’elle donne du fil à retordre à Jason, elle résiste, elle lutte. La différence notoire par rapport à ses coreligionnaires, c’est qu’elle ne se comporte pas comme une victime. Dans bien des cas, la stupéfaction, l’épouvante, l’effroi se suffisent à eux-mêmes pour que la personne bascule dans une forme de léthargie fatale. Ginny se défend et déstabilise ainsi son agresseur, au point qu’il en devient maladroit, balourd, tout en jouant de malchance, créant ainsi suffisamment d’incertitude pour qu’elle puisse survivre à cette nuit d’horreur. La fin est un petit peu bâclée et laisse de nombreuses questions en suspens. L’origine en serait les différentes coupes exigées par la MPAA (Motion Picture Association of America).

Les valeurs de production pour « Friday the 13th Part 2 » sont légèrement supérieures à celles présentées sur le premier métrage. La photographie proposée par Peter Stein est assez similaire à celle qu’avait délivrée Barry Abrams dans le film précédent. Le cinéaste joue avec la caméra de manière à placer le spectateur dans la vision du tueur, tapis dans l’ombre, dans l’obscurité ou derrière un arbre, observant furtivement sa prochaine victime. C’est bien évidemment de nuit que se déroule l’action principale du récit, ajoutant ainsi une tension supplémentaire. Il faut avouer qu’il y a deux-trois jumpscares qui fonctionnent encore très bien, quarante années après la sortie de ce film. La bande musicale, signée Harry Manfredini, n’est de loin pas omniprésente, mais le thème musical est réutilisé avec parfois des nuances, des variations. Le montage orchestré par Susan E. Cunningham débouche sur un film d’une durée de 87 minutes bien rythmées.

La grosse incohérence du film réside dans l’évolution du personnage de Jason Voorhees. Pour beaucoup de fans, la saga commence réellement à partir du deuxième film avec la manifestation du personnage mythique. Alors c’est vrai que nous avions pu voir Jason à la fin du premier film, mais c’est dans ce film que nous le découvrons réellement débuter son parcours vers le statut d’icône de la culture pop. Nous apprenons également que son apparition onirique dans le premier film n’était rien de plus que cela, car il est impossible qu’un enfant mort et déformé devienne un homme avec de telles proportions durant les cinq années qui séparent les histoires de ces deux premiers métrages. C’est la magie des suites…

En conclusion, « Friday the 13th Part 2 » est un bon slasher disposant d’une histoire classique, d’une intrigue basique et d’un développement sanglant. Le rythme est assez soutenu, le récit est on ne peut plus fluide et la narration est linéaire. La photographie est classique, les effets spéciaux sont cohérents à l’époque, la bande originale garde l’esprit de l’original et le montage offre du peps à l’ensemble. La distribution offre de bonnes prestations et Amy Steel livre un personnage un peu plus fin que la moyenne, avec une petite dose de psychologie, déployée au bon moment. Un film important dans la saga des Vendredi 13 avec l’apparition concrète de Jason Voorhees.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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