Crime - Policier, Drame, Thriller

THE POSTCARD KILLING (2020) ★★★☆☆


The Postcard Killings (2020)

 

 

Un inspecteur de New York enquête sur une série de meurtres atroces touchant des couples européens. Le meurtrier envoie des cartes postales aléatoirement à des journalistes locaux, chacune annonçant le prochain crime.

 

 

« The Postcard Killings » étrangement devenu « Bons baisers du tueur » pour la distribution française, alimentant ainsi l’étrangeté des titres français, est un thriller policier américain datant de 2020, réalisé par Danis Tanović, à qui l’on doit également « Triage » (2009). Les acteurs principaux sont Jeffrey Dean Morgan, qu’on a pu voir dans « Rampage » (2018), Famke Janssen, qu’on a pu voir dans « Asher » (2018), Cush Jumbo, qu’on a pu voir dans « City of Tiny Lights » (2016), Joachim Król, qu’on a pu voir dans « Berlin Alexanderplatz » (2020), et Steven Mackintosh, qu’on a pu voir dans « Underworld: Rise of the Lycans » (2009). Ce métrage est paru le 13 mars 2020.

L’histoire proposée par « The Postcard Killings » nous invite à suivre Jakob Kanon (Jeffrey Dean Morgan), un lieutenant de la police de New York qui enquête sur la mort de sa fille qui a été assassinée pendant sa lune de miel à Londres. Il reçoit l’aide d’une journaliste américaine vivant et travaillant en Suède, Dessie Lombard (Cush Jumbo), alors que d’autres couples à travers l’Europe subissent le même sort. Une série de meurtres qui va conduire Jakob Kanon à parcourir le vieux continent, allant d’Angleterre en Espagne puis en Allemagne et Suède pour finir en Finlande. Bien entendu, dans cette expédition dans ces divers pays européens, il se heurte à plusieurs reprises aux autorités locales alors que le meurtrier semble toujours passer à travers les mailles du filet tendu par la police…

Le scénario concocté par, attention on s’accroche, Tove Alsterdal, Ellen Brown Furman, Liza Marklund, Andrew Stern et Tena Štivičić, plonge le spectateur dans le suspense du type « Seven » avec une histoire de meurtres singuliers. Dans le cas présent, on s’éloigne de la religion en découvrant des mise en scène meurtrières trouvant leurs inspirations dans l’art, et plus principalement dans la peinture. On se balade au gré des assassinats dans toute l’Europe, obligeant les services de police à travailler en bonne intelligence, sous le couvert d’Interpol. Le métrage trouve néanmoins une dimension dramatique avec l’implication personnelle du personnage central, en la personne de Jacob Kanon (Jeffrey Dean Morgan), père d’une des victimes, et inspecteur de police de métier. Son statut lui ouvre des portes, mais lui en ferme d’autres. On n’hésitera pas à lui dire que « les policiers américains, vous tirez d’abord et vous posez les questions après »…

Bien que Jeffrey Dean Morgan incarne le personnage principal de cette histoire, c’est la personnalité, et même la psychologie des deux tueurs qui est intrigante, interpellant. Sylvia Randolph (Naomi Battrick) et Mac Randolph (Ruairi O’Connor) ont eu une enfance particulièrement compliquée, pour ne pas dire profondément perturbée. Ils ont été adoptés par un père tyrannique, qui n’avait comme référence que l’art. Persuadé, que celui-ci était un passage obligé pour s’élever intellectuellement, il en donnait à consommer à ses enfants adoptifs jusqu’à la saturation, l’écœurement. Le tout accompagné de sévices en cas d’incompréhension ou de mauvaise restitution de la connaissance souhaitée. Devenu adulte, la fratrie bascule dans une folie meurtrière au gré de rencontres, avec un joli twist lors du dévoilement des identités.

Les valeurs de productions sont correctes pour ce « Postcard Killings » qui s’achève dans le froid de la Suède. La fin laisse la porte ouverte à une suite. La photographie signée Salvatore Totino offre un tour d’Europe des grandes villes, multipliant les lieux, les décors et marquant les différences de méthodes policières. Notons que ce chef opérateur de prise de vues s’est déjà illustré sur des films comme « The Da Vinci Code » (2006) et ses deux suites, « Angels & Demons » (2009) et « Inferno » (2017), mais également sur « Everest » (2015) et « Bird Box » (2018). La bande musicale délivrée par Simon Lacey est plutôt agréable et moderne et le montage proposé par Sean Barton débouche sur un métrage d’une durée de 104 minutes captivantes, mais sans réellement se démarquer de ce qui a été fait précédemment dans le genre.

En conclusion, « The Postcard Killings » est un bon thriller policier disposant d’une histoire familière, d’une intrigue captivante et d’un développement rigoureux. Le rythme est plutôt lent, faisant la part belle aux investigations, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est maîtrisée, la bande originale est agréable et le montage est très cinématique, laissant peu de temps de réflexion, permettant ainsi de camoufler les quelques vides du scénario. La distribution offre des prestations mitigées. Jeffrey Dean Morgan est convaincant, Famke Janssen un peu moins, et Cush Jumbo est invisible. On notera cependant les bonnes performances de Joachim Król et de Naomi Battrick. L’ensemble se laisse agréablement regarder, mais le niveau général ne permet pas d’en faire un film marquant.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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