Drame, Guerre, Thriller

THE HURT LOCKER (2008) ★★★★☆


The Hurt Locker (2008)

 

 

Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission: désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive.

 

 

« The Hurt Locker » ou « Démineurs » pour la distribution française, est un thriller de guerre américain datant de 2008, réalisé par Kathryn Bigelow, à qui l’on doit également « Detroit » (2017). Les acteurs principaux sont Jeremy Renner, qu’on a pu voir dans « Tag » (2018), Anthony Mackie, qu’on a pu voir dans « Outside the Wire » (2021), Brian Geraghty, qu’on a pu voir dans « Flight » (2012), Guy Pearce, qu’on a pu voir dans « Without Remorse » (2021), David Morse, qu’on a pu voir dans « Drive Angry » (2011), Ralph Fiennes, qu’on a pu voir dans « Spectre » (2015), et Evangeline Lilly, qu’on a pu voir dans « Ant-Man » (2015). Ce métrage a été présenté en avant-première à l’occasion du Festival Intrnational du Film de Venise 2008 avant sa sortie aux Etats-Unis le 26 juin 2009.

L’histoire proposée par « The Hurt Locker » nous invite à suivre le sergent William James (Jeremy Renner) qui arrive en tant que nouveau chef d’équipe d’une unité de neutralisation des explosifs de l’armée américaine pendant la guerre en Irak. Il remplace le sergent Matthew Thompson (Guy Pearce), tué par un engin explosif improvisé à Bagdad. L’équipe comprend le sergent JY Sanborn (Anthony Mackie) et le spécialiste Owen Eldridge (Brian Geraghty). Ces derniers considèrent que les méthodes non-conformistes de James sont imprudentes, ce qui augmente les tensions. Quelque temps après, l’équipe de James fait une rencontre tendue avec des membres d’une société privée de mercenaires venus en Irak pour capturer des Irakiens recherchés dont la tête a été mise à prix. La tension augmente lorsque des tireurs d’élite ennemis les prennent pour cible obligeant les militaires à déployer leur savoir-faire…

Le scénario concocté par Mark Boal positionne « The Hurt Locker » dans le thriller de guerre. Pendant de nombreuses années, les scénaristes américains nous offraient régulièrement des histoires liées à la guerre du Vietnam, ou avec des personnages ayant participé à cette guerre. Depuis, les interventions américaines en Irak et en Afghanistan sont passées par là, offrant un nouveau champ de récits possibles, fictifs ou basés sur des histoires vraies. Le cinéaste Mark Boal a collaboré plusieurs fois avec la réalisatrice Kathryn Bigelow en plus de ce métrage, soit sur « Zero Dark Thirty » (2012) ainsi que sur « Detroit » (2017). L’histoire présente se focalise sur une petite unité de démineurs œuvrant dans un univers et une atmosphère hostiles. La présence américaine en Irak étant vécu par les autochtones comme une occupation. À l’opposé, il est quasiment impossible pour les militaires américains de faire le distinguo entre le citoyen lambda et les insurgés.

L’unité de démineurs est composée de trois personnages au profil complètement différent. Le spécialiste Owen Eldridge (Brian Geraghty) est le plus jeune de ce trio de militaires. Il consulte régulièrement le psychologue du régiment. Il semble convaincu qu’il est déjà mort. Que sa simple présence en Irak fait de lui un mort en sursis. Il ne peut rentrer chez lui que dans une boite en sapin. Dans l’action, il est peu fiable et laisse la peur le dominer, entrainant ses camarades dans la difficulté. Le sergent J. T. Sanborn (Anthony Mackie) est le plus rationnel du groupe. Il se projette dans l’après, tout en étant conscient du danger et de l’incertitude de sa mission. Le respect des règles et des procédures lui semble être la meilleure option pour rester en vie. Enfin, le sergent William James (Jeremy Renner) est l’électron libre de l’unité. Une sorte de trompe-la-mort, peu enclin à suivre les protocoles, se fiant à son instinct. La vie « normale » ne semble pas lui convenir, d’où la séquence finale, qui précise son réengagement.

Les valeurs de production concernant, « The Hurt Locker » sont plus que correctes. Le fil a été tourné en Jordanie, à quelques kilomètres de la frontière irakienne, pour atteindre l’objectif d’authenticité que la réalisatrice voulait. Des réfugiés irakiens ont été utilisés comme figurants et les acteurs ont travaillé dans la chaleur intense du Moyen-Orient. Kathryn Bigelow voulait  filmer en Irak, mais l’équipe de sécurité de la production n’a pas pu garantir la sécurité contre les tireurs d’élite. Le tournage principal a débuté en juillet 2007 en Jordanie et au Koweït. Les températures moyennes étaient de 49 °C au cours des 44 jours de tournage. Ainsi donc la photographie signée Barry Ackroyd permet aux spectateurs de s’immerger pleinement dans l’ambiance particulière de l’histoire. Le cinéaste a également travaillé sur « Green Zone » (2010) qui traite aussi d’un aspect de la présence américaine en Irak. La bande musicale est discrète. On retrouve une volonté de présenter les faits dans une forme de simplicité brute. Enfin, le montage orchestré par Chris Innis et Bob Murawski débouche sur un métrage d’une durée de 131 minutes.

En conclusion, « The Hurt Locker » est un très bon film de guerre disposant d’une histoire originale, d’une intrigue forte et d’un développement très réaliste. Le rythme est modéré, le récit est fluide et la narration est linéaire. Kathryn Bigelow démontre son talent en abordant sobrement les différents aspects psychologiques et les complications morales, et même techniques, de la guerre moderne tout en offrant des séquences pleinement angoissantes. La photographie offre une immersion très réaliste, la bande originale est discrète et le montage offre des séquences assez longues mettant en avant la bravoure de certains militaires. La distribution offre de très bonnes prestations avec un Jeremy Renner qui livre un personnage singulier, trompe la mort, peu enclin à suivre le manuel et perdu dans la vie « normale »… Un film marquant, récompensé par de nombreux prix et plusieurs Oscars.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “THE HURT LOCKER (2008) ★★★★☆

  1. Et Kathryn Bigelow qui semble être de retour avec un projet pour Netflix adapté d’un roman de David Koepp.

    Aimé par 1 personne

    Publié par princecranoir | 06/04/2022, 15 03 32 04324
    • Selon les premières informations, la collaboration entre Kathryn Bigelow et Netflix devrait être une adaptation d’un roman à paraître en juin prochain, intitulé « Aurora« . Une histoire présentant le désordre catastrophique d’une panne d’électricité mondiale suite à une tempête solaire. Le budget serait de 100 millions de dollars. Le plus gros budget pour la réalisatrice depuis ses débuts. C’est prometteur !

      Aimé par 1 personne

      Publié par Olivier Demangeon | 09/04/2022, 8 08 14 04144

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