Thriller

LAST SURVIVORS (2022) ★★★☆☆


Last Survivors (2021)

 

 

Au lendemain d’un événement apocalyptique qui a contraint les gens à un isolement extrême. Un père et son fils rencontrent une étrangère qui menace de détruire l’utopie qu’ils ont construite.

 

 

« Last Survivors » est un thriller américain datant de 2021, dirigé par Drew Mylrea, à qui l’on doit également « Spy Intervention » (2020). Les acteurs principaux sont Drew Van Acker, qu’on a pu voir dans « Life Like » (2019), Stephen Moyer, qu’on a pu voir dans « Evidence » (2013), et Alicia Silverstone, qu’on a pu voir dans « The Lodge » (2019). Ce métrage est paru aux Etats-Unis le 4 février 2022.

L’histoire proposée par « Last Survivors » nous invite à suivre Jake (Drew Van Acker), un jeune qui vit en ermite avec son père Troy (Stephen Moyer), au milieu de la forêt. Depuis son plus jeune âge, Jake a appris à chasser, à se servir des éléments qu’offre la nature avoisinante, mais surtout à se méfier des humains, notamment lorsque ceux-ci s’approchent de la cabane dans laquelle ils vivent. Selon Troy, une troisième guerre mondiale a éclaté en 2002, et les survivants sont potentiellement dangereux. Alors qu’un étranger s’approche de leurs installations, Troy l’abat, mais se retrouve blessé. À court d’antibiotique, Jake part en chercher dans une ferme à quelques kilomètres de là. Jake rencontre Henrietta (Alicia Silverstone), une femme qui a élue domicile à cet endroit, avec laquelle il va sympathiser, ce qui va remettre en question toutes ses croyances…

Le scénario concocté par Josh Janowicz positionne le métrage dans le thriller. La première question qui nous vient à l’esprit, c’est de savoir ce qui c’est passé pour que ces deux hommes soient obligés de vivre en parfaite autarcie dans la forêt. Quel est donc le monde dystopique qui se cache derrière cette histoire. À quelle sauce l’humanité a été mangée pour en arriver là. Le premier twist arrive après le premier tiers du métrage, et on comprend que le monde continue à tourner normalement. On se demande alors quelle mouche a bien pu piquer Troy pour qu’il entraîne son fils dans cette histoire. L’homme aurait sombré dans la folie ? Le suspense se décale alors sur la survie d’Henrietta, car Troy la perçoit désormais comme une rivale, comme celle qui vient perturber l’harmonie qu’il a créé pour préserver son fils de la folie des hommes. Mais Jake a goûté aux plaisirs de la chair et il va devoir choisir entre son père et celle qui lui aura permis de perdre sa virginité…

Le nombre de personnages est restreint dans ce thriller hivernal. Jake ne connaît rien d’autre que cette vie dans les bois. Il n’a pas d’amis, il n’a pas de contact avec d’autres personnes que son père. Les quelques rares individus qu’il a croisés, son père les a abattus. Il découvre donc le monde avec étonnement. Il est ébahi, abasourdi, déconcerté lorsqu’il se retrouve aux portes de la ville. Confronté à une femme, il ne peut se résoudre à la tuer sans raison. Elle ne lui apparaît pas comme étant une menace. Pire encore, il va discuter, échanger, sympathiser, avec cette dernière. Finalement, il aura une relation sexuelle avec Henrietta. Troy a trompé son fils en lui racontant un lot de mensonges pour justifier leur isolement. L’événement déclencheur n’est autre que la rupture avec sa femme, la mère de Jake. On peut donc considérer qu’il a basculé dans une folie meurtrière et développer une forme de misogynie. Sa bascule dans un mode de vie survivaliste tient plus du rejet de la société que d’une quête du bonheur.

Les valeurs de production sont plus que correctes pour ce métrage. La photographie délivrée par Julian Amaru Estrada tire le meilleur de la nature de la région de Butte dans le Montana dans l’ouest des Etats-Unis. Tourné en hiver, les personnages évoluent dans la neige et dans le froid. Les quelques escapades dans les zones habitées nous laissent entrevoir un monde rural loin des grandes villes. La bande musicale proposée par David Deutsch est plutôt discrète. Le montage effectué par Bradley McLaughlin débouche sur un film d’une durée de 98 minutes.

En conclusion, « Last Survivors » est un bon thriller disposant d’une histoire originale, d’une intrigue à rebondissement et d’un développement décevant. Le rythme est modéré, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie offre quelques belles séquences, la bande originale est sobre et le montage se focalise essentiellement sur le suspense lié à la situation réelle du monde. La distribution offre de bonnes prestations. Malheureusement le script de Josh Janowicz n’exploite pas assez les émotions contradictoires qui auraient dû habiter le personnage central, logiquement tiraillé entre l’amour paternel et l’amour charnel. Au lieu de s’enfoncer vers les ténèbres, il se tourne beaucoup trop vite vers la lumière. Un film intéressant mais décevant par son développement simpliste…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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