Action, Aventure, Catastrophe, Drame, Science fiction

MOONFALL (2022) ★★★★☆


Moonfall (2022)

 

 

Une force mystérieuse fait dévier la Lune de son orbite et l’envoie sur une trajectoire de collision avec La Terre, menaçant la vie  telle que nous la connaissons.

 

 

« Moonfall » est un thriller de science-fiction datant de 2022, co-écrit et réalisé par Roland Emmerich, à qui l’on doit également « Independence Day: Resurgence » (2016). Les acteurs principaux sont Halle Berry, qu’on a pu voir dans « Kidnap » (2017), Patrick Wilson, qu’on a pu voir dans « Annabelle Comes Home » (2019), John Bradley, qu’on a pu voir dans « Patient Zero » (2018), Michael Peña, qu’on a pu voir dans « The Mule » (2018), Charlie Plummer, qu’on a pu voir dans « The Clovehitch Killer » (2018), Kelly Yu, qu’on a pu voir dans « Back to Earth » (2022), et Donald Sutherland, qu’on a pu voir dans « The Calling » (2014). Ce film est sorti en salles américaines le 4 février 2022.

L’histoire proposée par « Moonfall » nous invite à suivre Brian Harper (Patrick Wilson), un ancien astronaute de la NASA, tombé en disgrâce suite à un accident ayant coûté la vie à un de ses collègues lors d’une mission de la navette spatiale Endeavour. Ce dernier est rappelé par Jocinda Fowler (Halle Berry), nouvelle directrice de la NASA, qui avait volé à ses côtés lors de la mission spatiale fatale, afin de l’aider à transporter une ogive nucléaire sur la lune. Cette dernière est sortie de son orbite et se dirige vers la Terre, provoquant d’innombrables catastrophes. Une force extraterrestre semble habiter le cœur de notre satellite naturel, laissant envisager que la Lune serait en fait une superstructure creuse. Dans cette aventure spatiale, ils vont être accompagnés par K.C. Houseman (John Bradley), un théoricien du complot, qui avait découvert que la Lune était artificielle et qu’un impact avec la Terre était imminent…

Le scénario concocté par Spenser Cohen, Harald Kloser et Roland Emmerich lui-même, est clairement rocambolesque. Ce point est d’ailleurs largement la raison d’une campagne de critiques hyper-négatives, la nomenklatura du métier préférant largement les films à masturbation intellectuelle. Bref, passons. Certes, l’histoire est abracadabrantesque, toutefois, ce qu’il faut relever, c’est que le script empreinte des concepts à d’autres métrages antérieurs. L’idée d’aller placer une ogive nucléaire sur le lieu du problème a déjà été exploitée, notamment dans le film « Armageddon » (1998), réalisé par un Michael Bay, autre spécialiste des histoires engendrant des destructions massives. Le concept qui conduit l’un des personnages a visualisé mentalement l’histoire et le cheminement de la civilisation extraterrestre a également déjà été proposé, notamment dans le film « Independence Day » (1996), déjà du même Roland Emmerich. Enfin, le concept du geek qui découvre le problème, que personne ne croit, et qui finalement se retrouve au cœur de l’action, est tout aussi éculé. On retrouve également les codes du film catastrophe, où l’on suit la progression de différents protagonistes qui cherchent à fuir le chaos. N’oublions pas les actes de bravoures avec des sacrifices visant à protéger les autres.

Afin de donner du relief au récit, tous les principaux protagonistes ont des difficultés dans leur vie personnelle. Brian Harper (Patrick Wilson) est tombé en disgrâce dès lors qu’il a été reconnu coupable de l’échec d’une précédente mission de la Nasa. Devenu un « has been » dans sa vie, il est sur le point d’être expulsé de son logement pour défaut de paiement de son loyer, et sa relation avec Sonny (Charlie Plummer), son fils, est catastrophique. Ce dernier étant en train de virer délinquant. Jocinda Fowler (Halle Berry) est également divorcée, devant partager la garde de son enfant avec son ex-époux, et se reposer sur la nounou, afin de développer sa carrière. Michelle (Kelly Yu), une étudiante chinoise, qui officie donc comme baby-sitter auprès de Jocinda. K.C. Houseman (John Bradley) est un faux professeur de science, farfelu, peu pris au sérieux, qui expose ses thèses à des conspirationnistes stupides, et qui profite des informations et des installations informatiques dans les locaux dans lesquels il assure le ménage. On notera la participation de Donald Sutherland, dans le rôle d’un ancien responsable de la NASA qui a dû cacher certains éléments compromettants apparus lors de la mission Apollo 11.

Doté d’un budget de 138 à 146 millions de dollars, c’est indéniablement du côté de la photographie que « Moonfall » apportera le plus de plaisir. Le tournage principal a débuté en octobre 2020 et aura duré deux mois. En raison de la pandémie de COVID-19, le tournage a rencontré quelques difficultés. Parmi ceux-ci, une restriction sur les prises de vue en extérieur, forçant ainsi à la construction de 135 décors différents. Un musée a fourni un cockpit de navette spatial original et la NASA a fourni une multitude de données pour apporter son aide. 1.700 séquences d’effets visuels ont été réalisées pour ce métrage, principalement gérés par des sociétés spécialisées dans le domaine. Les effets spéciaux sont d’une grande qualité et les visuels de l’intérieur de la Lune sont époustouflants. La bande musicale orchestrée par Harald Kloser et Thomas Wander accompagne subtilement les différentes ambiances du récit. Enfin, le montage effectué par Adam Wolfe et Ryan Stevens Harris débouche sur un film d’une durée de 130 minutes.

En conclusion, « Moonfall » est un très bon film de science-fiction, disposant d’une histoire originale, d’une intrigue classique et d’un développement spectaculaire. Le rythme est plutôt soutenu, le récit est fluide. Le scénario co-signé par Roland Emmerich apparaît clairement comme étant simpliste tout en empruntant à certains classiques du genre, mais c’est la photographie proposée par Robby Baumgartner qui permet à ce métrage d’être spectaculaire. Les effets spéciaux sont impressionnants et particulièrement convaincants. Ainsi, donc, si certes il y a des trous dans l’histoire, le plaisir réside dans les visuels spectaculaires, ce qui devrait tout de même rester un point important dans un art graphique. Un film qui malgré les critiques négatives, malgré son bide commercial (ce deuxième point étant largement conditionné par le précédent), peut largement être recommandé…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

3 réflexions sur “MOONFALL (2022) ★★★★☆

  1. Une synthèse, que dis-je, une apothéose du délire Emmerichien. Un vrai plaisir coupable.

    J’aime

    Publié par princecranoir | 08/04/2022, 21 09 18 04184
    • Je n’ai pas vu toute la filmographie de Roland Emmerich. Plus jeune, j’étais un grand fan de Jean-Claude Van Damme, donc j’ai vu « Universal Soldier » (1992). Je me suis d’ailleurs promis de faire un cycle JCVD, mais quand ? Mais il m’en manque quelques-uns comme « The Patriot » (2000), « 10.000 BC » (2008), « Anonymous » (2011) ou encore « Stonewall » (2015)….

      J’aime

      Publié par Olivier Demangeon | 09/04/2022, 8 08 23 04234
  2. J’ai pris beaucoup de plaisir avec ce film, un très bon divertissement ! J’ai vu que tu n’avais jamais vu « The Patriot », fonce, c’est l’un de mes coups de cœur, vu adolescente, il marque toujours ma mémoire…

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 10/04/2022, 10 10 22 04224

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