Action, Catastrophe, Science fiction, Thriller

THE DAY AFTER TOMORROW (2004) ★★★★☆


The Day After Tomorrow (2004)

 

 

Jack Hall, paléo climatologue, doit faire le long voyage de Washington à New York pour rejoindre son fils pris au piège d’une soudaine tempête qui plonge la planète dans une nouvelle ère glaciaire. 

 

 

« The Day After Tomorrow » ou « Le Jour d’Après » pour la distribution française, est un thriller de science-fiction datant de 2004, co-écrit, co-produit et réalisé par Roland Emmerich, à qui l’on doit également « Moonfall » (2022). Les acteurs principaux sont Dennis Quaid, qu’on a pu voir dans « Midway » (2019), Jake Gyllenhaal, qu’on a pu voir dans « The Guilty » (2021), Ian Holm, qu’on a pu voir dans « The Aviator » (2004), Emmy Rossum, qu’on a pu voir dans « Cold Pursuit » (2019), et Sela Ward, qu’on a pu voir dans « Independence Day: Resurgence » (2016). Initialement prévu pour une sortie à l’été 2003, ce métrage est paru aux Etats-Unis le 17 mai 2004 et le 26 mai en France.

L’histoire proposée par « The Day After Tomorrow » nous invite à suivre Jack Hall (Dennis Quaid), un paléoclimatologue qui décide d’aller chercher Sam (Jake Gyllenhaal), son fils bloqué à New York qui se retrouve enseveli sous la glace et la neige. Une série d’événements météorologiques extrêmes inaugurent un refroidissement global et conduisent à une nouvelle ère glaciaire. Des effets catastrophiques survivent partout dans la partie nord du globe. La progression entre la Pennsylvanie et New York est de plus en plus difficile, Jack, accompagné de ses deux collègues, Jason (Dash Mihok) et Frank (Jay O. Sanders) rencontrent d’énormes difficultés dans leur progression et leurs chances s’amenuisent avec l’arrivée d’un nouveau cyclone. Pendant ce temps, Sam et quelques survivants se sont réfugiés dans la grande bibliothèque de New York, mais Laura (Emmy Rossum), sa camarade de classe, développe un empoisonnement du sang. Sam et deux de ses camarades parcourent un cargo russe, qui avait dérivé dans la ville, à la recherche de pénicilline, repoussant une meute de loups échappés du zoo de Central Park…

Le scénario concocté par Jeffrey Nachmanoff et Roland Emmerich, ce dernier assurant également la réalisation, s’inscrit dans le concept du film catastrophe massive avec des destructions impressionnantes de bâtiments, de structures, etc. Tout ceci entrainant fatalement d’énormes pertes humaines. En marge du cataclysme environnemental, le film développe un suspense qui s’articule sur le sauvetage d’un fils par son père. La compréhension des phénomènes est la clé d’une possible survie, avec la nécessité de gérer des températures négatives extrêmes. Une sous-intrigue s’installe également autour de Lucy (Sela Ward) la mère de Sam, épouse de Jack, médecin, qui décide de rester à l’hôpital avec un enfant alité, espérant qu’une ambulance viendra les chercher avant que la tempête ne se déchaîne. Le film se termine avec une redistribution des équilibres mondiaux entre les pays du Nord et du Sud, sans oublier le petit message écologique.

De l’ensemble des personnages, on va surtout se focaliser sur le père et le fils de la famille Hall. L’un étant interprété par Dennis Quaid (Jack) et l’autre par Jake Gyllenhaal (Sam). Le premier étant un spécialiste du climat ayant une certaine expérience des missions polaires. Persuadé qu’il peut se déplacer malgré les conditions climatiques extrêmes, il décide de porter assistance à son fils, bloqué dans la grosse pomme. Sa démarche peut toutefois apparaître comme égoïste, poussant ses camarades de mésaventures vers leurs limites physiques. Le second est donc le fils du premier. Il se retrouve à New York afin de participer, avec l’équipe de son établissement scolaire, à un jeu télévisé. Jake Gyllenhaal, alors âgé de 23 ans, offre un personnage débrouillard, qui se base sur l’expérience de son père et sur la certitude que celui-ci viendra effectivement le chercher. Ceci étant dit, il faut reconnaître que dans ce type de film, le développement des personnages est souvent assez pauvre. Celui-ci est souvent limité à des éléments qui viennent défendre les actions entreprises. Dans le cas présent, Jack, sa profession et ses expériences dans le Grand Nord, permettent de justifier qu’il soit en mesure d’interpréter les signes et d’anticiper les changements à venir.

Les valeurs de productions sont, une fois de plus, après « Independence Day » (1996) ou encore « Godzilla » (1998), d’un très bon niveau car l’argent investi se voit à l’écran. Doté d’un budget de 125 millions de dollars, un effort conséquent a été placé dans les effets spéciaux. Le tournage a principalement été effectué à Montréal et Toronto. Quelques scènes ont été réalisées à New York ainsi que dans le quartier de Chiyoda à Tokyo. « The Day After Tomorrow » propose 416 plans d’effets visuels réalisés par neuf sociétés différentes dont la célèbre Industrial Light & Magic. La bande originale du film a été réalisée par Harald Kloser. Ce compositeur a travaillé sur pratiquement tous les métrages suivants de Roland Emmerich, « 10,000 B.C. » (2008), « 2012 » (2009), « Anonymous » (2011), « White House Down » (2013), « Independence Day: Resurgence » (2016), « Independence Day: Resurgence » (2016), « Midway » (2019), et le récent « Moonfall » (2022). Le montage réalisé par David Brenner débouche sur un film d’une durée de 123 minutes. Ce cinéaste a travaillé à plusieurs reprises avec Oliver Stone, Zack Snyder et également Roland Emmerich.

En conclusion, « The Day After Tomorrow » est un très bon film catastrophe disposant d’une histoire captivante, d’une intrigue familière et d’un développement simple. Le rythme est soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie fait appel à de nombreux effets spéciaux qui restent encore aujourd’hui, après près de vingt ans, très impressionnants. La bande originale est agréable et vient très bien accompagner l’atmosphère des différentes scènes. Le montage laisse une place importante au désastre pour progressivement se focaliser sur l’humain. Ce métrage participe grandement à la réputation de Roland Emmerich surnommé le « maître du désastre » dans l’industrie cinématographique hollywoodienne.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “THE DAY AFTER TOMORROW (2004) ★★★★☆

  1. « le maître du désastre », ça lui va plutôt bien ce surnom.
    « Le jour d’après » est sans doute un de ses films les plus emblématiques, peut-être le premier à brandir aux yeux du monde de manière si ostensible le péril climatique qui nous attend. Si la démarche est louable, les ressorts qui n’appartiennent qu’à lui ne font que décrédibiliser ce message. Reste le spectacle de la destruction massive dont il est désormais reconnu comme un orfèvre.

    Aimé par 1 personne

    Publié par princecranoir | 01/05/2022, 21 09 34 05345

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