Action, Crime - Policier, Netflix, Thriller

THE DECLINE (2020) ★★★☆☆


The Decline (2020)

 

 

Un accident dans un camp d’entraînement isolé divise violemment un groupe de survivalistes convaincus, qui doivent soudain vraiment lutter pour leur vie.

 

 

« The Decline » ou « Jusqu’au déclin » pour la distribution française, est un thriller d’action canadien datant de 2020, co-écrit et réalisé par Patrice Laliberté, qui dirige ici son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Marc-André Grondin, qu’on a pu voir dans « After the Ball » (2015), Marilyn Castonguay, qu’on a pu voir dans  » Guardian Angel » (2014), Marie-Évelyne Lessard, qu’on a pu voir dans « Ville-Marie » (2015), et Guillaume Cyr, qu’on a pu voir dans « L’Arracheuse de Temps » (2021). Il s’agit du premier film québécois a être produit comme un film original Netflix.

L’histoire proposée par « The Decline » nous invite à suivre Antoine (Guillaume Laurin), un père de famille profondément par le survivalisme. Il suit Alain (Réal Bossé), un adepte de ce concept, en regardant ses vidéos sur Internet. Lorsqu’une place se libère pour le prochain stage qu’Alain anime, il invite Antoine, que la lettre de motivation a séduit. Une fois, sur place, Guillaume découvre les autres stagiaires tout en faisant connaissance avec Alain, qui lui explique les règles de fonctionnement et le programme des jours à venir. Durant les jours suivant, les stagiaires apprennent les bases de la survie dont le maniement de différentes armes à feu ainsi que des explosifs. Lorsqu’un des stagiaires se fait exploser suite à une mauvaise manipulation, la cohésion du groupe vole en éclat. Deux courants s’opposent, ceux qui veulent alerter les autorités et ceux qui veulent dissimuler l’incident. Les tensions deviennent si fortes que la situation devient particulièrement dangereuse avec de nouveaux décès en perspective, au point qu’on finit par se demander qui va ressortir vivant de ce stage de survie…

Le scénario concocté par Charles Dionne, Nicholas Krief et Patrice Laliberté, ce dernier assurant également la réalisation, nous plonge dans l’univers des survivalistes. Les scènes d’action s’articulent autour des entraînements spécifiques du groupe de stagiaire, puis de l’opposition entre différents protagonistes suite au décès de l’un d’entre eux. Le suspense est construit de manière assez classique sur le fait de savoir qui va se sortir vivant de cette mauvaise aventure. L’idée ici n’est pas d’introduire un meurtrier au sein d’un groupe et de s’interroger sur l’identité de celui-ci. Dans le cas présent, rien n’était programmé, rien n’est prémédité. C’est tout simplement que les événements partent en sucette avec une escalade non-contrôlée dans la violence. On peut également saisir une forme de critique de ce type de constitution de groupe plus ou moins extrémiste avec une tendance paranoïaque. Avoir des notions de survie, pourquoi pas, mais de là à penser que le monde va s’écrouler et qu’il est préférable de vivre en reclus armé jusqu’aux dents, il y a une marge…

Le développement installé par « The Decline » est particulièrement original, car le focus n’est pas fixé sur le véritable personnage principal dès le début. Le « héros » de l’histoire se distingue dans la dernière partie du métrage. Ceci, étant dit, intéressons-nous à Alain (Réal Bossé), l’animateur de ce stage de survie. Ayant accumulé de l’expérience en adoptant un mode de vie singulier, il distille ses conseils sous forme de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Il a développé une vision sombre de ce qu’est la société, persuadé que tout va péter. Il a opté pour une vie hors de la société, vivant dans un chalet en forêt, loin de la civilisation. Ce mode de vie a détruit sa vie de couple et se retrouve désormais seul, mais adulé par ses disciples. Il a stocké des armes, de la nourriture et a piégé les alentours de sa demeure et déconseille vivement aux stagiaires de s’aventurer seuls sur les différents sentiers.

Les valeurs de productions concernant « The Decline » sont plus que correctes. La photographie délivrée par Christophe Dalpé tire le meilleur parti de la nature positionnant les différents protagonistes dans un endroit reculé, avec la forêt avoisinante pour théâtre de la violence. La neige permet d’avoir une luminosité importante bien que quelques scènes soient tournées de nuit. La bande musicale orchestrée par Jason Sharp est surtout marquante lors des scènes d’action et lorsqu’il faut renforcer la tension des séquences de suspense. Le montage présenté par Arthur Tarnowski débouche sur un film d’une durée de 83 minutes.

En conclusion, « The Decline » est un bon thriller d’action disposant d’une histoire originale, d’une intrigue basique et d’un développement intéressant. Le rythme oscille de modéré à rapide, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est sympathique, la bande originale est honorable et le montage est astucieux. La distribution offre de bonnes prestations avec des surprises dans l’identification du véritable héros du film. Un métrage intéressant, mais le message n’est pas assez marqué. Je suis impatient de découvrir d’autres critiques concernant ce film…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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