Horreur, Science fiction, Thriller

THE THAW (2009) ★★✭☆☆


The Thaw (2009)

 

 

Une expédition de recherche dans l’Arctique découvre qu’une calotte glaciaire polaire en train de fondre a libéré un parasite préhistorique mortel.

 

 

« The Thaw » est un thriller d’horreur et de science-fiction datant de 2009, réalisé par Mark A. Lewis, à qui l’on doit également « The Age of Adulting » (2018). Les acteurs principaux sont Martha MacIsaac, qu’on a pu voir dans « The Last House on the Left » (2009), Aaron Ashmore, qu’on a pu voir dans « Regression » (2015), Kyle Schmid, qu’on a pu voir dans « 10 Minutes Gone » (2019), Steph Song, qu’on a pu voir dans « Maximum Conviction » (2012), Viv Leacock, qu’on a pu voir dans « The Unforgivable » (2021) , et Val Kilmer, qu’on a pu voir dans « The Snowman » (2017). La première de ce métrage s’est déroulée le 30 août 2009 au Nuremberg Fantasy Filmfest.

L’histoire proposée par « The Thaw » nous invite à suivre le Dr. David Kruipen (Val Kilmer), un chercheur scientifique qui œuvre dans l’Arctique canadien. En compagnie de Jane (Anne Marie DeLuise), son assistante et deux autres chercheurs, ils découvrent les restes congelés d’un mammouth laineux. Alors que les scientifiques découvrent que l’animal préhistorique est parasité par des œufs qui se transforment en larves, un groupe d’étudiants Ling (Steph Song), Federico (Kyle Schmid) et Atom (Aaron Ashmore), vient rejoindre l’équipe de David. Au dernier moment, la fille de ce dernier, Evelyn (Martha MacIsaac), intègre le groupe, transporté par Bart (Viv Leacock), à bord de son hélicoptère. Arrivés sur place, la nouvelle équipe trouve les installations vides. Rapidement, des larves et des insectes commencent à contaminer les différentes personnes installées dans les locaux du centre de recherche…

Le scénario concocté par Michael Lewis et Mark A. Lewis, ce dernier assurant également la réalisation, positionne le film dans un registre à cheval entre la science-fiction et l’horreur. La science-fiction avec une théorie concernant des parasites réanimés par la fonte de la calotte polaire. Apparait alors des insectes assez agressifs qui cherchent à pénétrer dans l’organisme d’un hôte pour y pondre des œufs. Le sort de l’hôte est alors joué avec une issue fatale. L’horreur est représentée par la présence de lésions purulentes, laissant voir les œufs. Les vilaines bébêtes circulent sous la peau et les personnes basculent dans une violence classique en s’en prenant aux autres. D’un côté ceux qui veulent qu’une personne infectée rejoigne la civilisation afin de contaminer le plus grand nombre de manière à faire passer un message écologiste en dénonçant les effets néfastes du réchauffement climatique. De l’autre côté, ceux qui désirent maintenir une quarantaine afin de ne pas diffuser ce qui pourrait être à l’origine d’une pandémie. En substance, les cinéastes ont ajouté une sous-intrigue articulée autour de la relation dégradée entre le Docteur Kruipen et sa fille et une relation intime entre deux des étudiants.

Bien que Val Kilmer soit présenté comme étant la tête d’affiche de ce métrage, son personnage, le Docteur Kruipen n’a finalement qu’un rôle secondaire, laisser pour mort dès la première demi-heure, il ne reviendra qu’à la toute fin du film pour la conclusion de celui-ci. Animé par le désir de sensibiliser l’ensemble de la population sur les effets de la pollution humaine sur l’environnement, il est prêt à basculer dans l’éco-terrorisme. Finalement, c’est sa fille, Evelyn, incarnée par Martha MacIsaac qui s’avère être le véritable personnage central. En rupture avec son père, depuis le décès de sa mère, elle lui tient essentiellement grief, car celui-ci était absent lors des obsèques de sa mère. Il l’attire au camp de recherches en lui faisant miroiter l’héritage financier de sa mère. Les idées d’Evelyn sont à l’opposé de celles de son père, préférant protéger la vie humaine coûte que coûte.

Les valeurs de production sont plutôt moyennes pour l’ensemble de ce film. La photographie est ramenée à sa plus simple expression. Le directeur des prises de vue s’est trouvé un bout de clairière pour poser trois tentes et un peu plus la cabane qui a servi de centre de recherche. Un petit tour en motoneige, un tour en hélicoptère, des effets spéciaux rudimentaires pour imager un autre hélico qui se crashe sur les installations et un incendie animé par des CGI bon marché. La bande originale n’apporte rien de significatif, plutôt discrète et le montage est sommaire, sans originalité particulière.

En conclusion, « The Thaw » est un thriller qui n’a d’horreur que le nom, disposant d’une histoire banale, d’une intrigue classique et d’un développement usuel. La photographie est modeste, la bande originale est insignifiante et le montage basique. La distribution offre des prestations mitigées avec quelques personnages caricaturaux, Val Kilmer fait de la figuration et seule Martha MacIsaac livre une performance digne de ce nom. L’ensemble laisse une sensation de déjà vu et quelques passages apparaissent comme ennuyant. Un film dont on pourra se dispenser !

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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