Action, Catastrophe, Drame, Science fiction

GODZILLA (2014) ★★★✮☆


Godzilla (2014)

 

 

Le monde est infesté de créatures monstrueuses, mais l’une d’entre elles pourrait être la seule à sauver l’humanité.

 

 

« Godzilla » est un film américain de monstres datant de 2014, dirigé par Gareth Edwards, à qui l’on doit également « Rogue One » (2016). Les acteurs principaux sont Aaron Taylor-Johnson, qu’on a pu voir dans « The Wall » (2017), Ken Watanabe, qu’on a pu voir dans « The Last Samurai » (2003), Elizabeth Olsen, qu’on a pu voir dans « Captain America: Civil War » (2016), Juliette Binoche, qu’on a pu voir dans « Ghost in the Shell » (2017), Sally Hawkins, qu’on a pu voir dans « The Shape of Water » (2017), David Strathairn, qu’on a pu voir dans « November Criminals » (2017), Bryan Cranston, qu’on a pu voir dans « The Infiltrator » (2016), et T. J. Storm, qu’on a pu voir dans « Deadpool » (2016). Ce métrage est paru le 16 mai 2014 aux Etats-Unis et le 14 mai 2014 en France.

L’histoire proposée par « Godzilla » nous invite à suivre le lieutenant Ford Brody (Aaron Taylor-Johnson), obligé d’aller récupérer Joe Brody (Bryan Cranston), son père, qui vient de se faire arrêter au Japon, dans une zone interdite. Quinze années auparavant, en 1999, ce dernier était le superviseur de la centrale nucléaire de Janjira. Lorsqu’une activité sismique inhabituelle perturbe le fonctionnement de la centrale, Joe envoie son épouse, Sandra (Juliette Binoche), diriger une équipe de techniciens dans le réacteur. Une secousse a brisé le réacteur et Sandra est ensevelie lorsque l’usine s’effondre. Une fois au Japon, Joe et son père décident d’aller dans leur ancienne maison, située dans la zone interdite, pour récupérer quelques affaires. De nouvelles secousses se manifestent. Dans l’ancienne centrale, des spécialistes s’affairent autour d’une chrysalide géante qui s’est nourrie des réacteurs de la centrale depuis 15 ans et émettait d’intenses impulsions électromagnétiques au fil du temps. Une créature géante ressemblant à un insecte ailé émerge de la chrysalide et s’échappe, détruisant l’installation. Un groupe de travail de la marine américaine, dirigé par l’amiral William Stenz (David Strathairn), recherche la créature, surnommée « MUTO » (Massive Unidentified Terrestrial Organism). Pendant ce temps, un deuxième MUTO, plus grand et sans ailes, a émergé et attaqué Las Vegas. Les deux insectes géants semblent converger vers le même point. Toute cette activité a attiré Godzilla, bien décidé à neutraliser les deux MUTO…

Le scénario concocté par Max Borenstein s’inspire du film japonais d’Ishirō Honda paru en 1954, où le monstre était une métaphore d’Hiroshima, référence que l’on retrouve dans ce métrage. Le script positionne clairement « Godzilla » dans l’univers de la science-fiction avec des monstres, soi-disant ancestraux revenus à la vie en raison de l’activité nucléaire. À plusieurs reprises, on peut voir les MUTO se nourrir de bombes nucléaires. L’introduction du métrage laisse entendre que l’existence du monstre avait été dissimulée par le gouvernement des États-Unis, et en tant que tel, leurs essais nucléaires dans le Pacifique, pendant les années 1950, étaient en fait une tentative de tuer la créature. On ne peut pas évacuer l’aspect dramatique de l’histoire, car des milliers de vie sont sacrifiés, même si ce point n’est pas pleinement développé. Pour exemple, lorsque Godzilla arrive à Honolulu, il déclenche un tsunami aux conséquences désastreuses. En outre, lors de la confrontation entre les deux MUTO et Godzilla à San Francisco, des bâtiments sont éventrés, détruits, réduits en miettes. Cet aspect vient donc nourrir le côté « catastrophe » du film, sans que l’on montre explicitement des personnes mourir. En sous-intrigue, il y a le rapport à la famille qui est développé à travers la situation de Ford Brody, son épouse Elle Brody, et leur enfant.

La véritable star de ce film est bien évidemment le monstre Gidzilla, venu des profondeurs de l’océan pour aider les humains, malgré le fait qu’ils lui tirent dessus. Aaron Taylor-Johnson incarne donc Ford Brody, un officier du EOD, des techniques qui neutralisent tous les types d’équipement militaire, y compris les bombes improvisées, chimiques, biologiques et nucléaires. Après l’effondrement de la centrale nucléaire, il grandit aux États-Unis avant d’intégrer l’armée américaine. Il se retrouve impliqué dans cette histoire parce qu’il est venu porter assistance à son père. C’est Bryan Cranston qui interprète celui-ci, ancien ingénieur en chef de la centrale nucléaire de Janjira jusqu’à sa destruction en 1999. De son côté, Juliette Binoche incarne la mère de Ford Brody. Responsable de la régularisation du noyau du réacteur de la centrale de Janjira, elle disparaît dès le début du film. Ken Watanabe interprète le Docteur Ishirō Serizawa, un responsable du projet Monarch. Il développe l’idée de laisser Godzilla se confronter au MUTO. A noter que T. J. Storm incarne Godzilla en capture de mouvement. Ce dernier devait porter un costume à pois, une caméra devant son visage et une queue en mousse. Le tournage principal était déjà terminé quand l’acteur est intervenu, il n’a donc pas interagi avec le réalisateur, ni avec aucun des acteurs.

Doté d’un budget de 160 millions de dollars, les valeurs de productions sont d’un niveau supérieur. Le tournage principal a débuté le 18 mars 2013 et comporte non seulement des confrontations entre les différents monstres, mais également plusieurs batailles contre les humains, parfois impliquant jusqu’à 200 soldats et de nombreux véhicules militaires. Plusieurs endroits de Vancouver ont servi pour simuler des scènes à San Francisco, Tokyo, mais également pour représenter les Philippines. La photographie proposée par Seamus McGarvey propose de nombreuses séquences de nuit, ce qui permet probablement de masquer les effets spéciaux mettant en scène les monstres. Ce directeur des prises de vue a déjà obtenu de nombreuses nominations pour son travail sur « Atonement » (2007) de Joe Wright, « Anna Karenina » (2012) également de Joe Wright, et pour « Nocturnal Animals » (2016) de Tom Ford. On le retrouve également à l’œuvre sur des films comme « The Accountant » (2016), « Life » (2017) ou encore « Bad Times at the El Royale » (2018). La bande originale délivrée par Alexandre Desplat participe grandement à l’atmosphère « destroy » du film, avec une multitude de sonorités métalliques lorsque Godzilla intervient. On notera que ce compositeur français a remporté de nombreux prix, dont deux Oscars, l’un pour  » The Grand Budapest Hotel » (2014) et l’autre pour « The Shape of Water » (2017), mais également trois Césars, trois BAFTA, deux Golden Globe et deux Grammy. Enfin, le montage exécuté par Bob Ducsay débouche sur un film d’une durée de 123 minutes.

En conclusion, « Godzilla » est un bon film de science-fiction disposant d’une histoire désormais familière, d’une intrigue classique et d’un développement cataclysmique. Le rythme est plutôt soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie fait appel à de nombreux effets spéciaux avec une dominante de scènes d’action de nuit. La bande originale est dynamique et le montage laisse du temps pour souffler entre deux séquences de destruction massive. La distribution offre de bonnes prestations, mais le véritable personnage reste le monstre. L’ensemble est terriblement efficace et vient défier la franchise des Transformers pour ce qui est de la casse fictive, humaine et matérielle. Nettement supérieur à la version de Roland Emmerich paru en 1998. À voir donc…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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