Crime - Policier, Drame, Horreur, Thriller

BECKY (2020) ★★★☆☆


Becky (2020)

 

 

Lors d’une escapade d’un weekend dans une maison au bord du lac, Jeff et sa fille, Becky, tentent de se rapprocher. Le séjour tourne mal quand un groupe de prisonniers en fuite, commandé par Dominick, envahit la maison du lac.

 

 

« Becky » est un thriller d’action américain datant de 2020, réalisé par Jonathan Milott et Cary Murnion, à qui l’on doit également « Bushwick » (2017). Les acteurs principaux sont Lulu Wilson, qu’on a pu voir dans « Annabelle: Creation » (2017), Kevin James, qu’on a pu voir dans « Home Team » (2022), Joel McHale, qu’on a pu voir dans « Assassination Nation » (2018), Amanda Brugel, qu’on a pu voir dans « The Calling » (2014), Robert Maillet, qu’on a pu voir dans « Brick Mansions » (2014), et Ryan McDonald, qu’on a pu voir dans « 2012 » (2009). Ce métrage devait avoir sa première mondiale lors du Tribeca Film Festival en avril 2020, mais celui-ci fut reporté en raison de la pandémie de COVID-19. Il est donc sorti sur différentes plateformes de vidéo à la demande à partir du 5 juin 2020.

L’histoire proposée par « Becky » nous invite à suivre Becky (Lulu Wilson), une lycéenne dont la mère est décédée un an plus tôt. Sa relation avec Jeff (Joel McHale), son père est tendue, surtout depuis que ce dernier entretient une relation avec une nouvelle femme. Jeff, décide d’organiser un week-end en famille dans leur maison au bord du lac pour que tout le monde puisse se découvrir et commencer à s’apprécier. Pendant ce temps, Dominick (Kevin James), un prisonnier néo-nazi, et ses hommes, Apex (Robert Maillet), Cole (Ryan McDonald) et Hammond (James McDougall) s’échappent du fourgon cellulaire, en tuant les gardes. Ils se rendent dans la maison au bord du lac où Jeff séjourne avec sa famille. Dominick cherche une boite qui contiendrait une clé importante à ses yeux. Seul grain de sable dans son plan longuement réfléchi, Becky est partie se promener en forêt avec son chien…

Le scénario concocté par Nick Morris, Lane Skye et Ruckus Skye propose quelque chose d’assez classique dans le concept. Un plan préparé de longue date qui part en vrille en raison d’un imprévu ingérable. Dans le cas présent, ce grain de sable, c’est Becky, une adolescente en colère, car elle a perdu sa mère récemment, qui bascule dans la furie extrême lorsqu’elle découvre que son père et l’un de ses chiens ont été tués. « Becky » s’inscrit pleinement dans le film d’action avec plusieurs séquences où la jeune Becky affronte les vilains néo-nazis. Ceci étant dit, ceux-ci ne manifestent jamais leur idéologie, bien que Kayla (Amanda Brugel), la nouvelle compagne de Jeff, le père de Becky, soit noire. On s’attendait à ce que Kayla ait un traitement « spécial » mais les cinéastes ne sont pas allés sur ce terrain-là. On peut également donner une petite appellation de film d’horreur, en raison de plusieurs scènes assez gores, lorsque la jeune femme trucide ses opposants. Vous voilà averti !

De l’ensemble des personnages, c’est fatalement vers Becky qu’on se tourne. Son profil n’est pas sans faire penser à Zoe (Isabel May) qu’on a pu suivre dans le récent « Run Hide Fight » (2020). Une lycéenne en rupture avec son père, pas très bien dans sa peau, repliée sur elle-même, suite à la perte de sa mère. Elle en veut à la terre entière et rien, ni personne, ne trouve grâce à ses yeux. Lorsqu’elle prend conscience que son père, la compagne de celui-ci, et l’enfant de cette dernière, sont retenus prisonniers dans leur chalet à l’orée d’une forêt, elle décide de fuir et de se cacher. Mais les ravisseurs prennent rapidement conscience qu’il manque quelqu’un à l’appel et partent à sa recherche. Becky va alors faire preuve d’une certaine ingéniosité pour neutraliser les membres de ce petit commando de délinquants. La méthode apparaît clairement comme expéditive et toujours accompagnée d’une certaine violence.

Les valeurs de production sont de bonne qualité, simples mais efficaces. La photographie, délivrée Greta Zozula, se focalise sur l’intérieur de la maison de campagne, sorte de gros chalet en bois avec tout le confort moderne. Les scènes d’action se déroulent à l’extérieur, dans l’environnement proche de cette petite maison. Le film se déroule, pour sa grande majorité, en continu, sur une journée et la soirée qui suit. Les effets spéciaux viennent essentiellement alimenter les séquences les plus gores du récit. La bande musicale orchestrée par Nima Fakhrara est agréable et les sonorités s’accentuent pour accompagner les moments de tension. Enfin, le montage réalisé par Alan Canant débouche sur un métrage d’une durée 93 minutes.

En conclusion, « Becky » est un bon thriller d’action disposant d’une histoire basique, d’une intrigue cohérente et d’un développement violent. Le rythme accélère progressivement, le récit est fluide et la narration est linéaire. Le scénario offre un mystère qui ne trouve jamais de réponse. La photographie est basique, la bande originale est acceptable et le montage laisse la tension s’installer. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble. Lulu Wilson livre une adolescente rebelle, imaginative et débrouillarde, tandis que Kevin James campe un méchant étonnant. L’ensemble est une agréable surprise et s’avère être un sympathique divertissement. À découvrir …

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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