Crime - Policier, Drame, Mystère, Netflix, Thriller

THE WOMAN IN THE WINDOW (2021) ★★✮☆☆


The Woman in the Window (2021)

 

 

Une femme agoraphobe vivant seule à New York commence à espionner ses nouveaux voisins et assiste à un acte de violence inquiétant.

 

 

« The Woman in the Window » est un thriller psychologique américain datant de 2021, réalisé par Joe Wright, à qui l’on doit également « Darkest Hour » (2017). Les acteurs principaux sont Amy Adams, qu’on a pu voir dans « Arrival » (2016), Gary Oldman, qu’on a pu voir dans « Hunter Killer » (2018), Anthony Mackie, qu’on a pu voir dans « Outside the Wire » (2021), Fred Hechinger, qu’on a pu voir dans « News of the World » (2020), Wyatt Russell, qu’on a pu voir dans « Overlord » (2018), Brian Tyree Henry, qu’on a pu voir dans « Hotel Artemis » (2018), Julianne Moore, qu’on a pu voir dans « Non-Stop » (2014), et Jennifer Jason Leigh, qu’on a pu voir dans « The Hateful Eight » (2015). Produit par Fox 2000 Pictures, il s’agit du dernier film sorti sous ce label. Le métrage devait initialement sortir en salles en octobre 2019, mais a été reporté à mai 2020 après de mauvaises projections test et est reparti en re-montage. La sortie effective en salles a été ensuite annulée en raison de la pandémie de COVID-19 et ses droits ont été vendus à Neflix, qui le diffuse depuis le 14 mai 2021.

L’histoire proposée par « The Woman in the Window » nous invite à suivre le Docteur Anna Fox (Amy Adams), une psychologue pour enfants qui vit seule dans un brownstone à Manhattan après s’être séparée de son mari Edward (Anthony Mackie) qui vit avec leur fille Olivia (Mariah Bozeman). [Un brownstone est une maison urbaine désignée par la couleur rouge des briques utilisées pour la construction. Les premières « brownstones » sont édifiées au milieu du XIX e siècle à New York.] Anna souffre d’agoraphobie et vit confinée chez elle. La solitude l’amène à observer tous ses voisins depuis une fenêtre du deuxième étage, y compris la famille Russell qui a récemment emménagé de l’autre côté de la rue.

Elle prend également un grand nombre de médicaments et boit de l’alcool quotidiennement. Elle fait connaissance avec Jane Russel (Julianne Moore) puis avec Ethan (Fred Hechinger), le fils de cette dernière, qui lui confie que son père, Alistair (Gary Oldman) est violent. Un soir, réveillée par des cris angoissant, Anna voit Jane se faire poignarder à mort dans le salon, dans l’appartement de l’autre côté de la rue. Elle contacte la police, mais tombe des nues lorsque Alistair arrive avec « Jane » (Jennifer Jason Leigh) qui s’avère être une femme complètement différente de celle qu’elle a rencontrée. Le doute commence alors à s’installer sur l’état psychique d’Anna. Serait-elle victime d’hallucination en raisons de sa surconsommation de médicaments et d’alcool ?

Le scénario concocté par Tracy Letts nous renvoie à des thrillers psychologiques tels que « Copycat » (1995) de Jon Amiel avec Sigourney Weaver dans le rôle principal, ou encore « Intruders » (2015) d’Adam Schindler, de par le côté agoraphobe dont souffre le personnage principal. Toutefois, l’aspect central relève du thriller psychologique, où le script joue avec la réalité et les hallucinations. On nous oriente dans une direction et finalement, on nous ramène vers une autre. Bien entendu, la véracité des faits se dévoile dans la dernière partie du métrage. Dans le cas de « The Woman in the Window » on ajoute la dimension criminelle, avec la possibilité d’un meurtre. Cependant, bien que la police se déplace à plusieurs reprises auprès du personnage incarné par Amy Adams, aucun indice ne permet de penser qu’une personne ait été assassinée. Une intrigue secondaire, autour de la véritable personnalité du locataire qu’Anna loge dans le sous-sol transformé en appartement, est développée, mais n’influence pas vraiment l’intrigue du film.

Le nombre de personnages dans « The Woman in the Window » est léger, mais relativement marqués. Anthony Mackie et Julianne Moore obtiennent des rôles secondaires et sont peu de temps à l’écran. Gary Oldman incarne un père de famille tyrannique qui apparaît comme particulièrement odieux. On va donc s’arrêter sur Ethan, interprété par Fred Hechinger, le fils des voisins, nouveaux venus dans un appartement de l’autre côté de la rue. Lorsqu’il se présente à Anna, celle-ci, déformation professionnelle oblige, détecte un malaise. Elle parviendra à lui permettre de s’exprimer. Toutefois, il cache sa véritable nature et les révélations seront déterminantes. Mais c’est le Docteur Anna Fox, incarnée par Amy Adams, qui focalise toute l’attention. Cette psychologue pour enfant souffre d’agoraphobie et vit donc en recluse dans son appartement. Elle associe ses prises médicamenteuses avec une consommation abusive de vin rouge. Toute la subtilité du script réside dans le mystère qui nous amène à nous interroger sur la véracité des choses qu’elle voit.

Les valeurs de productions autour de « The Woman in the Window » sont de bonnes qualités. La photographie présentée par Bruno Delbonnel permet d’éviter la sensation de huis clos. Les prises de vues sont effectuées dans les différentes pièces du brownstone new-yorkais, ce qui permet de varier les visuels. On retrouve quelques effets spéciaux pour accompagner les blessures. Le directeur des prises de vues joue également avec différents éclairages. La bande musicale délivrée par Danny Elfman permet de créer une ambiance singulière et d’accentuer les moments forts du récit. Enfin, le montage orchestré par Valerio Bonelli débouche sur un métrage d’une durée de 100 minutes.

En conclusion, « The Woman in the Window » est un thriller décent disposant d’une histoire basique, d’une intrigue plaisante et d’un développement familier. Le rythme est mesuré, le récit est fluide et la narration est majoritairement linéaire. La photographie est agréable, la bande originale est sans surprise, mais soutient l’ambiance, et le montage est cohérent. La distribution offre de bonnes prestations, toutefois, nous n’avons pas été pleinement convaincus par la performance d’Amy Adams. L’ensemble reste suffisamment captivant pour ne pas décrocher, mais ne peut guère faire l’objet d’une suggestion, hormis à un exécrable voisin…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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