Action, Crime - Policier, Science fiction, Thriller

ERASER (1996) ★★★☆☆


Eraser (1996)

 

 

Un spécialiste de la protection des témoins se méfie de ses collègues alors qu’il traite une affaire impliquant des armes de haute technologie.

 

 

« Eraser » ou « L’Effaceur » pour la distribution française, est un thriller d’action américain, datant de 1996, réalisé par Chuck Russell, à qui l’on doit également « I Am Wrath » (2016). Les acteurs principaux sont Arnold Schwarzenegger, qu’on a pu voir dans « Aftermath » (2017), Vanessa Williams, qu’on a pu voir dans « The Man from Earth: Holocene » (2017), James Caan, qu’on a pu voir dans « Get Smart » (2008), James Coburn, qu’on a pu voir dans « Payback » (1998), et Robert Pastorelli, qu’on a pu voir dans « Striking Distance » (1993). Ce métrage est sorti aux Etats-Unis le 21 juin 1996 et a été nominé pour un Oscar du meilleur montage d’effets sonores. Le film est paru en France le 7 août 1996.

L’histoire proposée par « Eraser » nous invite à suivre John Kruger (Arnold Schwarzenegger), un U.S. Marshal de l’unité WITSEC (Witness Security Protection Program), spécialisé dans « l’effacement » des témoins de haut niveau, soit simuler leur mort pour les protéger de quiconque voudrait les faire taire avant qu’ils ne puissent témoigner devant le tribunal. John se voit confier une nouvelle mission par Arthur Belle (James Coburn), son supérieur hiérarchique, afin de protéger Lee Cullen (Vanessa Williams), un cadre supérieur de Cyrez Corporation, une entreprise qui œuvre pour la défense. Lee a averti le FBI que les responsables de Cyrez avaient dissimulé la création d’un fusil à impulsion électromagnétique top secret et prévoyait de vendre l’arme sur le marché noir. Lee Cullen se faufile dans une zone interdite de Cyrez pour télécharger les données du fusil EM sur deux disques: un pour le FBI et l’autre pour sa propre protection. Le vice-présent de l’entreprise, William Donohue (James Cromwell), détecte l’intrusion de Lee et avertit le sous-secrétaire à la défense, Daniel Harper (Andy Romano), le cerveau du complot. Dès lors, des tueurs sont lancés à la poursuite de Lee et John Kruger, qui aura fort à faire pour maintenir sa « cliente » en vie, surtout que d’autres marshals de son service sont de mèche avec les malfrats…

Le scénario concocté par Tony Puryear et Walon Green installe le récit de métrage dans plusieurs genres qui fonctionnent souvent ensemble. On retrouve des éléments forts du film d’action, avec des courses-poursuites, plusieurs fusillades et une confrontation finale avec de nombreuses victimes sur les docks de New-York. On effleure également le registre du film policier, avec l’implication du FBI et d’autres forces de police. En outre, on peut également intégrer ce métrage dans le domaine de la science-fiction avec l’utilisation d’un fusil à impulsion électromagnétique et un viseur à haute technologie infra-rouge et ultra-violent. Assez rapidement dans le développement de l’histoire, le principal protagoniste prend conscience que certains de ses collègues, et plus particulièrement l’unité dirigée par le Marshal Robert DeGuerin (James Caan) font partie du complot et veulent tuer son témoin, et accessoirement, lui aussi. Ils parviennent à faire croire que c’est John Kruger qui est la taupe dans le service et agrègent les forces de police à leur cause pour neutraliser ce dernier. John Kruger devra faire appel à ses contacts pour obtenir l’aide d’éléments de la mafia locale. Une pointe d’humour accompagne le film, notamment par les actions de Johnny Casteleone (Robert Pastorelli), un repenti qu’il a précédemment « effacé » dans le cadre du WITSEC.

De l’ensemble des personnages, on peut s’arrêter sur Lee Cullen, incarnée par Vanessa Williams, une employée qui découvre que son entreprise magouille et trempe dans des affaires illégales mettant la sécurité nationale en péril. Pensant bien faire, elle aide le FBI à obtenir des preuves de ces délits, sans réellement prendre conscience de l’implication et des risques. Pour venir à son secours, on trouve donc un marshal spécialisé en la personne du John « Eraser » Kruger campé par Arnold Schwarzenegger. Ces deux personnages sont peu développés. On ne sait rien de leur vie personnelle, le script se focalisant essentiellement sur l’action. L’acteur bodybuilder nous livre une nouvelle fois quelques punchlines de son cru. Intéressons nous également au personnage interprété par James Caan, un marshal corrompu qui œuvre secrètement pour le sous-secrétaire à la Défense, tout aussi corrompu. L’argent semble être leur seule motivation, faisant fi de tout sens moral. Le marshal Robert DeGuerin est un agent colérique et expéditif qui n’hésite pas à tuer ses témoins et ses collègues. Robert Pastorelli incarne donc un mafieux repenti qui amène beaucoup d’humour avec son personnage légèrement caricatural.

« Eraser » étant doté d’un budget de 100 millions de dollars, les valeurs de production sont d’un très bon niveau pour ce métrage. L’accent a été mis sur les scènes d’action ainsi que sur les effets spéciaux, très bien réalisés pour l’époque, notamment pour tout ce qui concerne l’utilisation du « rail-gun » présenté comme un élément clé de l’intrigue. Le spectateur peut ainsi prendre conscience du danger de l’arme et finalement n’importe qui peut se trouver à l’extérieur de votre domicile, regardant à travers les murs et vous atteindre, ne vous laissant presque nulle part où vous cacher. En plus de cela, les cinéastes présentent cette arme de manière ludique. Le spectateur ne voit pas seulement à travers les murs, mais peut voir le squelette de la personne ciblée, et même son cœur battre. La photographie signée Adam Greenberg est donc très sympathique. Le tournage s’est déroulé à New York et à Washington. La bande musicale délivrée par Alan Silvestri est plutôt agréable et vient très bien souligner les différentes ambiances du film. Enfin, le montage effectué par Michael Tronick débouche sur un métrage d’une durée de 114 minutes.

En conclusion, « Eraser » est un bon thriller d’action, disposant d’une histoire avec des pointes d’originalité, d’une intrigue standard et d’un développement classique. Le rythme est plutôt soutenu, le récit est fluide et la narration est linaire. La mise en scène proposée par Chuck Russell, dont on se rappelle forcément de son film « The Mask » (1994), est nerveuse avec de nombreuses scènes d’action. La photographie est plutôt sympathique avec de très bons effets spéciaux et des cascades spectaculaires. La bande originale est bien orchestrée, mais reste usuelle et le montage permet de maintenir le spectateur en haleine durant l’intégralité du film. La distribution offre de bonnes prestations avec James Caan parfait en principal antagoniste et un Arnold Schwarzenegger dans la continuité de ses meilleurs films. Un petit plus toutefois pour Vanessa Williams qui court, saute, se bat, distribue des coups de pieds, tire avec un flingue et crie, parfois en étant attachée à une chaise, et fait de la contrebande de disques informatiques, tout en ayant fière allure. L’ensemble est efficace et reste, malgré le poids des années, un très bon divertissement. Un passage que nous avons jugé utile avant d’aborder la suite, qui est finalement devenu un remake, Dominic Sherwood dans le rôle principal.

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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