Action, Aventure, Fantastique, Science fiction

JURASSIC WORLD DOMINION (2022) ★★★☆☆


Jurassic World Dominion (2022)

 

 

Quatre années après la destruction d’Isla Nublar, les dinosaures coexistent avec les humains. Cet équilibre déterminera si les humains seront les prédateurs dominants dans un monde avec les créatures plus redoutables de tous les temps.

 

 

« Jurassic World Dominion » ou « Jurassic World : Le Monde d’après » pour la distribution française, est un film de science-fiction américain datant de 2022, co-écrit et réalisé par Colin Trevorrow, à qui l’on doit également « The Book of Henry » (2017). Les acteurs principaux sont Chris Pratt, qu’on a pu voir dans « Passengers » (2016), Bryce Dallas Howard, qu’on a pu voir dans « Pete’s Dragon » (2016), Laura Dern, qu’on a pu voir dans « Cold Pursuit » (2019), Jeff Goldblum, qu’on a pu voir dans « Hotel Artemis » (2018), Sam Neill, qu’on a pu voir dans « Backtrack » (2015), DeWanda Wise, qu’on a pu voir dans « The Harder They Fall » (2021), Mamoudou Athie, qu’on a pu voir dans « Underwater » (2020), BD Wong, qu’on a pu voir dans « Bird Box » (2018), et Omar Sy, qu’on a pu voir dans « Le Chant du Loup » (2019). Ce métrage est une suite à « Jurassic World: Fallen Kingdom » (2018) et le troisième et dernier film de la trilogie Jurassic World. Il s’agit également du sixième opus de la franchise des Jurassic Park.

L’histoire proposée par « Jurassic World Dominion » nous emmène quatre années après l’éruption volcanique sur Isla Nublar présentée dans le précédent film. Désormais, les dinosaures parcourent librement la planète, provoquant des catastrophes écologiques et des attaques mortelles d’animaux. Pendant ce temps, la société Biosyn Genetics a établi une réserve pour les dinosaures dans les Dolomites italiennes où ils mènent des recherches en génomique sous couvert d’applications pharmacologiques et agronomiques révolutionnaires. Dans leur maison isolée située dans les montagnes de la Sierra Nevada, Claire (Bryce Dallas Howard) et Owen (Chris Pratt) élèvent secrètement Maisie Lockwood (Isabella Sermon), 14 ans, la petite-fille biogénétique de Benjamin Lockwood, tout en la protégeant des sociétés de recherche génétique, qui étudieraient son ADN pour divers stratagèmes néfastes. Lorsque Maisie est kidnappée par des sbires du Docteur Lewis Dodgson (Campbell Scott), le patron de Biosyn, une course-poursuite à grande échelle s’enclenche, impliquant le Docteur Ellie Sattler (Laura Dern), le paléontologiste Docteur Alan Grant (Sam Neill), et même le Docteur Ian Malcolm (Jeff Goldblum), le célèbre mathématicien adepte de la théorie du chaos…

Le scénario concocté par Emily Carmichael (également co-scénariste sur Pacific Rim Uprising – 2018) et Colin Trevorrow, ce dernier endossant également le costume de réalisateur, utilise une formule dans laquelle les surprises sont rares, la marche laborieuse est à l’ordre du jour et la sécurité est absolument garantie. « Jurassic World Dominion » reprend donc quatre ans après les événements de « Fallen Kingdom » de J. A. Bayona, dont je ne me suis toujours pas remis de son métrage « The Impossible » (2012). Dans ce nouveau monde étrange, des monstres sont sortis de leurs cages insulaires et se sont répandus à travers la planète, l’humanité et les dinosaures doivent désormais coexister. Coexistent également les stars de la trilogie originale de Jurassic Park et les nouveaux venus de Jurassic World, tous réunis à la manière d’un spectacle de variétés. Quant au « chaoticien » toujours incarné avec maestria par Jeff Goldblum, il travaille maintenant pour la société Biosyn, une organisation de génétique sinistre dont le fondateur (Campbell Scott) s’évertue à utiliser des criquets génétiquement modifiés pour contrôler le marché alimentaire mondial. Ainsi, la nostalgie règne alors que l’éco-catastrophe fait signe, les bestioles se déchaînent et nos héros s’unissent pour sauver la planète.

Tout ceci n’aide pas vraiment « Jurassic World Dominion » à trouver sa voie narrative et le métrage perd beaucoup de temps à essayer de comprendre quelle histoire raconter et dans quel genre installer le récit. Durant un instant, nous sommes dans une séance de course-poursuite, du type James Bond, à travers des rues et des marchés pittoresquement surpeuplés, l’instant d’après nous suivons Chris Pratt dans un rodéo à moto pour rejoindre l’arrière d’un avion en plein décollage, nous rappelant au passage à quel point Tom Cruise sait nettement mieux faire ce genre de chose dans la franchise des Mission: Impossible. On retrouve du baratin spéléologique à la Indiana Jones impliquant le chapeau de Sam Neill, et une grande quantité de déplacement dans un dédale de couloirs aseptisés à l’intérieur d’un repaire secret digne du Docteur Evil, l’ennemi juré d’Austin Powers.

Alors bien sûr la distribution est luxuriante, mais c’est une nouvelle fois, de notre point de vue, la prestation de Jeff Goldblum qui amène une note positive. L’acteur fait ce qu’il fait de mieux avec son air mystérieux et ses grands yeux ouverts. Il transforme le dialogue le plus insignifiant en une croisière de découverte verbale, détournant habilement notre attention sur le fait que son personnage n’a aucun sens et qu’il n’a rien à faire dans cette histoire. En effet, son seul travail semble être de dire à ses employeurs qu’ils font une terrible erreur. Deux nouveaux visages font cependant leur apparition dans ce qui est censé clôturer cette franchise, avec DeWanda Wise dans le rôle d’une ancienne pilote de l’Air Force US qui vient en aide à Owen et Claire dans leur mission visant à récupérer leur fille adoptive, et Mamoudou Athie, le chef de la communication de la société Biosyn Genetics.

Les valeurs de production sont pleinement à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre. La photographie présentée par John Schwartzman, qui avait déjà œuvré sur « Jurassic World » (2015) utilise une grande variété de lieux et de décors. Le tournage a débuté le 24 février 2020 au Canada. Le tournage a également eu lieu à Malte, à Hawaï ainsi qu’aux studios Pinewood en Angleterre. Les effets spéciaux sont bluffants et les animations en infographie comme en animatronique sont remarquables. Comme pour les précédents films, c’est la société Industrial Light & Magic (ILM) qui a travaillé sur les différents CGI des animaux. La bande musicale a été orchestrée par Michael Giacchino comme pour les deux précédents opus. Et comme pour ses deux précédentes compositions pour Jurassic World, Michael Giacchino a incorporé des thèmes des bandes originales antérieures de Jurassic Park de John Williams. Enfin, le montage effectué par Mark Sanger débouche sur un film d’une durée de 146 minutes. Ce métrage a rapporté près de 942 millions de dollars de recette mondiale contre un budget de 185 millions de dollars.

En conclusion, « Jurassic World Dominion » est un bon film de science-fiction disposant d’une histoire basique, d’une intrigue légère et d’un développement familier. Le rythme est soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La mise en scène signée Colin Trevorrow offre une sensation de réchauffé pour plusieurs séquences. La photographie est agréable, les effets spéciaux sont excellents, la bande musicale est plaisante et le montage est dynamique. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble, même si on se demande pourquoi certains personnages sont encore présents. Toutefois, notre préférence ira chez Jeff Goldblum pour son excentricité mesuré. L’ensemble se laisse regarder, mais il serait temps de mettre un terme à cette franchise, à moins d’y apporter de l’originalité autre que la multiplication des variantes de dinosaures…

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “JURASSIC WORLD DOMINION (2022) ★★★☆☆

  1. Eh bien moi je me suis régalée, la fan en moi ne pouvait pas passer à côté !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 08/08/2022, 15 03 27 08278

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