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JOHN WICK: CHAPTER 3 – PARABELLUM (2019) ★★★☆☆


John Wick Chapter 3 Parabellum (2019)

 

 

John Wick a transgressé une règle fondamentale : il a tué à l’intérieur même de l’Hôtel Continental. « Excommunié », tous les services liés au Continental lui sont fermés et sa tête mise à prix. John se retrouve sans soutien, traqué par tous les plus dangereux tueurs du monde.

 

 

« John Wick: Chapter 3 – Parabellum » ou « John Wick Parabellum » pour la distribution française, est un thriller d’action américain datant de 2019, dirigé par Chad Stahelski, à qui l’on doit également le précédent opus de cette franchise, « John Wick: Chapter 2 » (2017). Les acteurs principaux sont Keanu Reeves, qu’on a pu voir dans « To the Bone » (2017), Halle Berry, qu’on a pu voir dans « Moonfall » (2022), Laurence Fishburne, qu’on a pu voir dans « All the Old Knives » (2022), Mark Dacascos, qu’on a pu voir dans « Maximum Impact » (2017), Asia Kate Dillon, qu’on a pu voir dans « The Outside Story » (2020), Lance Reddick, qu’on a pu voir dans « Angel Has Fallen » (2019), Anjelica Huston, qu’on a pu voir dans « Trouble » (2017), et Ian McShane, qu’on a pu voir dans « Grimsby » (2016). Ce métrage est paru aux Etats-Unis le 17 mai 2019 et en France le 22 mai 2019.

L’histoire proposée par « Parabellum » nous invite à suivre John Wick (Keanu Reeves), un tueur professionnel qui tente de se frayer un chemin à travers Manhattan avant d’être étiqueté « excommunié » pour avoir tué un « collègue » de sa confrérie sur le terrain neutre que représente l’hôtel Continental de New York. Alors qu’il cherche un chapelet et un médaillon cachés dans un livre de la bibliothèque publique, il est attaqué par un autre tueur à gage (le basketteur professionnel serbe Boban Marjanović) qu’il tue. Blessé, John Wick se rend chez un médecin de la confrérie pour se faire soigner. Dès sa sortie, il est poursuivi par divers gangs d’assassins, qu’il tue tous. Après avoir rencontré la responsable d’un gang russe (Anjelica Huston) à qui il rappelle ses obligations, John Wick se rend au Maroc où les ennuis continuent. Soutenu par Sofia Al-Azwar (Halle Berry), il rencontre Berrada (Jerome Flynn) pour lui demander de l’aide afin de rencontrer un haut responsable de la confrérie. Pour ce faire, John doit se rendre dans le désert. Pour montrer sa fidélité, John se coupe l’annulaire et donne son alliance à ce responsable (Saïd Taghmaoui). John retourne à New York avec une nouvelle mission qui lui permettra d’être pardonné. Mais dès son arrivée, il est attaqué par Zero (Mark Dacascos) et ses élèves. Il trouve alors une nouvelle fois refuge au Continent Hôtel où la confrontation finale s’annonce des plus violentes.

Honnêtement, je suis assez ébahi quand je découvre qu’ils ne sont pas moins de quatre pour avoir pondu ce scénario. En effet, Derek Kolstad, Shay Hatten, Chris Collins et Marc Abrams nous offrent ce troisième opus qui reprend exactement là où le précédent s’était achevé. À la fin du chapitre 2, notre héros laconique avait commis un crime de lèse-majesté en abattant un client de l’hôtel Continental, sorte de terre sacrée où rien de tel n’est toléré, ce qui avait conduit à son excommunication et vu sa tête mise à prix. Vertigineux, épuisant et d’une violence à couper le souffle, ce troisième chapitre suit l’assassin excommunié essayant de tirer le meilleur parti de l’heure d’avance qu’on lui a donné pour se cacher. Sauf qu’apparemment le monde entier semble avoir le doigt sur la gâchette. Il était anonyme, c’est maintenant une célébrité. Pire encore, nombreux sont ceux, qui parmi les assaillants, s’avèrent être des fans de John Wick, fiers de le rencontrer, et de croiser le fer avec lui, ce qui les conduit tous six pieds sous terre. Voilà un film de 131 minutes qui consacre environ 110 minutes de sa durée à des gens qui se tirent dans la tête à bout portant, à quelques nuances près.

Que dire des personnages ? Peu de développement de ce côté-là. Sofia Al-Azwar, incarnée avec une certaine efficacité par une Halle Berry en grande forme, est probablement la plus « intéressante » dans cette histoire. Ancienne amie de John et manager de l’hôtel Continental à Cacablanca, elle a une dette envers notre tueur en sursis. Quelques années auparavant, ce dernier a caché la fille de Sofia dans un endroit secret qu’elle ignore afin d’assurer sa sécurité. La particularité de Sofia, c’est qu’elle est la propriétaire de deux Bergers Belges Malinois tout à fait extraordinaires d’efficacité. La scène d’extraction de la propriété de Berrada est époustouflante et permet aux chiens (et à leurs dresseurs) de s’en donner à cœur joie. De mémoire, je n’avais jamais rien vu de tel dans un film. C’est simple, les deux canidés volent la vedette au duo Reeves/Berry . Impossible cependant de se détacher du personnage principal. John Wick semble connaître toutes sortes de langues, mais la violence est la partie la plus expressive de son vocabulaire. Il fait honneur à la Chine à travers des techniques de Wushu, au Japon avec des techniques de Judo, à l’Indonésie avec des techniques de Penchak Silat et à l’Autriche pour son maniement du Glock.

Les valeurs de production sont d’un excellent niveau pour ce « John Wick: Chapter 3 – Parabellum » et la photographie proposée par le responsable des prises de vue, danois, Dan Laustsen est pour le moins impressionnante. Celui-ci s’étant déjà fait remarqué par son excellent travail sur « The Shape of Water » (2017) de Guillermo del Toro, tout en ayant obtenu une nomination aux Oscars pour « Nightmare Alley » (2021) du même Guillermo del Toro. Les couleurs vives sont très présentes, que ce soit dans les rues de New York, éclairées par des néons où dans les salles secrètes du Continental Hotel, l’ensemble ressemble parfois à un flux Instagram hyper-saturé. La confrontation décisive se joue dans un décor qui ressemble à une publicité pour montres de luxe et fait penser, durant quelques secondes, à la scène mythique du film « Enter the Dragon » (1973) où Bruce Lee devait affronter Shih Kien dans une pièce de jeu de miroirs. La bande musicale orchestrée par Joel J. Richard et Tyler Bates est peu marquante, mais vient agréablement accompagner ce clip de propagande pour l’apprentissage des arts martiaux. Enfin, le montage effectué par Evan Schiff débouche donc sur un film d’une durée de 131 minutes.

En conclusion, « John Wick: Chapter 3 » est un bon film d’action disposant d’une histoire réduite à sa plus simple expression, d’une intrigue nerveuse et d’un développement singulièrement dépouillé. Le rythme est rapide, le récit est fluide et la narration est linéaire, presque en temps réel, hormis l’escapade marocaine. La photographie est excellente, s’apparentant parfois à un clip vidéo. La bande originale est sobre et le montage bascule dans l’hystérie par endroit. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble, dominé par le charisme particulier de Keanu Reeves, très bien soutenu par Halle Berry et ses deux malinois. L’ensemble est une longue, que dis-je, très longue succession de scènes d’action, certes époustouflantes, mais finalement, et comme le dit l’adage, trop d’action tue l’action, et en bout de course tout ceci n’a guère de sens. Le Chapitre 4, déjà annoncé, viendra-t-il accentuer cette spirale infernale ? Le cliffhanger de ce troisième opus le laisse clairement entrevoir…

 

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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