Action, Amazon Prime Video, Aventure, Horreur

CRAWL (2019) ★★★✮☆


Crawl (2019)

 

 

Alors qu’elle tentait de sauver son père d’un ouragan, une jeune femme se retrouve piégée dans une maison inondée et doit lutter pour sa vie face à des alligators.

 

 

« Crawl » est un thriller d’horreur, du type natural horror, datant de 2019, réalisé par Alexandre Aja, à qui l’on doit également « Oxygen » (2021). Les acteurs principaux sont Kaya Scodelario, qu’on a pu voir dans « Maze Runner: The Death Cure » (2018), et Barry Pepper, qu’on a pu voir dans « Awake » (2021). On notera également la présence de Cso-Cso dans le rôle de Sugar, le chien de la famille. Ce métrage est paru le 12 juillet 2019 aux Etats-Unis et est actuellement disponible sur Prime Vidéo.

L’histoire proposée par « Crawl » nous invite à suivre Haley Keller (Kaya Scodelario), une nageuse sportive de l’Université de Floride, qui reçoit un appel de sa sœur Beth (Morfydd Clark), pour l’informe de l’arrivée imminente d’un ouragan de catégorie 5. Inquiète pour son père (Barry Pepper), qu’elle n’arrive pas à joindre, elle se rend à son appartement, mais celui-ci est vide. Elle décide d’aller vérifier dans leur ancienne maison familiale à Coral Lake, située dans une zone inondable. Le véhicule de son père est bien là, mais ce dernier reste introuvable dans la maison. Haley décide d’aller inspecter le vide sanitaire et trouve finalement son père inconscient. Mais lorsqu’elle tente de sortir du vide sanitaire, sa retraite est bloquée par un alligator particulièrement virulent. Débute alors une partie d’échecs et de cache-cache avec le reptile qui va bientôt être rejoint par d’autres congénères…

Le scénario concocté par les frères Michael et Shawn Rasmussen nous plonge dans l’univers de l’horreur avec une histoire d’alligators tueurs en reflet de ce qui est régulièrement proposé avec les films de requins. La tension est installée de la même manière que cet autre sous-genre du film de natural horror avec l’angoisse de ne pas savoir où se trouve précisément le danger et ainsi le voir jaillir de l’eau de n’importe où, et de préférence par là où on ne l’attendait pas. La tension s’amplifie progressivement tout au long du métrage jusqu’à l’acte final implacable et frénétique. La menace est double, l’eau qui monte et des reptiles agressifs à souhait. Le duo père-fille est sévèrement mis à l’épreuve, mordu, démembré, ensanglanté, terrifié. La majorité du récit se déroule dans les limites d’un vide sanitaire, mais contrairement à tant de films d’horreur, l’obscurité du décor ne nous empêche pas de suivre l’action et Alexandre Aja, le réalisateur, tient à montrer ses prédateurs vicieux dans toute leur splendeur coriace.

Les deux personnages centraux, Dave Keller, incarné par Barry Pepper et Haley Keller interprétée par Kaya Scodelario, tentent donc de survivre aux attaques répétées des alligators qui ont décidé d’élire domicile dans le vide sanitaire de leur ancienne maison. Le premier est venu faire quelques travaux de plomberie et s’est aventuré dans le vide sanitaire pour y faire une rencontre inattendue des plus désagréables. La seconde est venue aux nouvelles alors qu’un ouragan s’annonce et tente de porter secours au premier, mais se retrouve également aux prises avec le(s) reptile(s). On notera le petit clin d’œil aux Vélociraptors de Jurassic Park lorsque les deux carnivores attaquent stratégiquement de manière synchronisée. Un certain nombre, cinq précisément, de personnages secondaires, viennent agrémenter le récit et servir de chair à pâté pour les alligators. N’oublions pas Sugar (Cso-Cso), le chien de la famille, qui survit également à cette (més)aventure mouvementée.

Les valeurs de production sont d’un excellent niveau pour ce métrage. Doté d’un budget de 13 à 15 millions de dollars, l’ensemble est très bien agencé. La photographie de Maxime Alexandre est très intéressante. Comme je le soulignais précédemment, le fait que la majeure partie du récit se déroule dans un vide sanitaire n’est en rien gênant, car le cinéaste parvient à exploiter pleinement les différentes sources de lumière. On finit par être surpris de voir aussi bien les alligators en action, et c’est plutôt bluffant de par le réalisme généré. Notons que ce régisseur des prises de vue est plus ou moins le directeur de la photographie attitré d’Alexandre Aja, ayant également travaillé sur d’autres de ses films, tels que « High Tension » (2003), « The Hills Have Eyes » (2006), « Mirrors » (2008), « The 9th Life of Louis Drax » (2016), et plus récemment « Oxygen » (2021). La bande musicale orchestrée par Max Aruj et Steffen Thum, ce dernier étant un ancien « pensionnaire » de la Remote Control Productions dirigée par Hans Zimmer, est assez discrète, mais vient très bien accompagner l’atmosphère anxiogène de l’histoire. Enfin, le montage réalisé par Elliot Greenberg débouche sur un métrage d’une durée de 87 minutes. Un format assez court, mais parfaitement exploité par Alexandre Aja, le réalisateur, qui montre ce qu’il y a à montrer sans en faire des tonnes.

En conclusion, « Crawl » est un bon thriller d’horreur disposant d’une histoire originale, d’une intrigue tendue et d’un développement classique. Le rythme monte progressivement en puissance, le récit est fluide et la narration est linéaire. La mise en scène d’Alexandre Aja est assez astucieuse et offre quelques originalités. La photographie exploite très bien les différents recoins de la vieille maison où se déroule l’action. La bande originale est discrète et le montage est serré, n’offrant que peu de temps mort. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble, même si plusieurs personnages ne servent que de casse-croûte aux reptiles. L’ensemble est une agréable surprise et se démarque des autres métrages du genre, souvent orientés vers les requins. À découvrir !

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “CRAWL (2019) ★★★✮☆

  1. Ah, très belle surprise que ce film, j’ai passé un excellent moment, je l’ai même regardé une seconde fois !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 23/08/2022, 18 06 52 08528

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