Drame, Horreur, Netflix, Science fiction, Zombie

CARGO (2017) ★★★★☆


 

Cargo (2017)

 

 

Après qu’une épidémie se soit répandue dans toute l’Australie, un père cherche quelqu’un disposé à protéger sa fille.

 

 

« Cargo » est un film d’horreur post-apocalypse australien datant de 2017, réalisé par Ben Howling et Yolanda Ramke. Les acteurs principaux sont Martin Freeman, qu’on a pu voir dans « Captain America: Civil War » (2016), Anthony Hayes, qu’on a pu voir dans « Gold » (2022), Susie Porter, qu’on a pu voir dans « Hounds of Love » (2016), Caren Pistorius, qu’on a pu voir dans « Mortal Engines » (2018), et Simone Landers, qu’on a pu voir dans « Thor: Love and Thunder » (2022). La première a eu lieu lors du Adelaide Film Festival le 6 octobre 2017 et dans quelques salles australiennes à partir du 17 mai 2018. Dès le lendemain, soit le 18 mai 2018, il fut disponible sur Netflix, sauf en Australie où il ne fut disponible qu’à partir du 16 novembre 2018 afin que son exploitation en salles puisse se faire normalement.

L’histoire proposée par « Cargo » nous emmène dans une Australie récemment infectée par un virus qui transforme les gens en zombies en 48 heures. Andy Rose (Martin Freeman), sa femme Kay (Susie Porter) et leur bébé Rosie (Marlee Jane McPherson-Dobbins / Lily Anne McPherson-Dobbins / Finlay Sjoberg / Nova Sjoberg) se déplacent sur une rivière à bord d’une petite péniche dans le bush australien. À court de nourriture, Andy décide d’aller inspecter un voilier échoué et apparemment abandonné pour y récupérer quelques provisions. Kay, vexée d’avoir été tenue à l’écart, décide de s’aventurer seule sur ce même voilier, pendant qu’Andy s’endort, pour en ramasser plus. Toutefois, elle se fait mordre par un infecté qui était caché dans l’un des compartiments du navire.

Le compte à rebours est malheureusement engagé pour Kay. La famille Rose débarque et décide de continuer leur progression à bord d’une voiture qu’ils récupèrent au bord de la route, pour se diriger vers ce que leur carte indique être une grande ville. Chemin faisant, ils font une embardée et sortent violemment de la route. Kay est empalée sur des racines d’arbres et Andy s’évanouit. Lorsqu’il se réveille, Kay s’est transformée et le mord. Le compte à rebours débute également pour Andy. Il récupère Rosie à l’arrière du véhicule, achève Kay, et part à pied à travers le bush dans l’espoir de trouver quelqu’un pour s’occuper de son enfant avant qu’il ne se transforme à son tour…

Le scénario concocté par Yolanda Ramke, qui assure également la co-réalisation avec Ben Howling, est basé sur leur court-métrage du même nom, « Cargo » paru en 2013 dont nous avions proposé une critique en 2016, nous offre un film « différent » de ce que le genre propose habituellement. En effet, le long-métrage « Cargo » ne fait que peu intervenir les zombies, dont le mot ne sera jamais prononcé durant le métrage. Le film vient s’installer aux côtés d’une petite collection de métrages australiens qui offrent une perspective particulière à des intrigues autrement banales en leur insufflant des notions de spiritualisé aborigène. Toutefois, au niveau le plus élémentaire, « Cargo » nous dit comment être un bon parent, tout en laissant une sensation de culpabilité blanche. Enfin, le récit montre comment un homme ordinaire évolue dans des circonstances extraordinaires.

Dans cette histoire de fin du monde apocalyptique, il y a peu de personnages. Le focus est centré sur Andy Rose, un homme simple dans la quarantaine, superbement interprété par Martin Freeman. On ne sait que peu de chose sur lui. Il semble un peu âgé pour être le père d’un nouveau-né. On peut imaginer qu’avec Kay (Susie Porter), sa compagne, il forme une famille recomposée, mais rien n’est précisé. Lorsqu’il découvre que sa femme a été mordue et qu’elle présente les premiers symptômes de la contamination, il se refuse à l’abandonner, comme elle le souhaite. Ce n’est que lorsqu’elle sera finalement pleinement transformée et qu’elle le mordra à son tour qu’il prendra la décision de s’écarter d’elle, mais trop tard. Il n’a aucune chance à ce qu’il survive à l’infection.

Il se sait condamné. Chemin faisant, il va rencontrer Vic, violent et armé, joué avec une crasse experte par Anthony Hayes. Cet odieux personnage s’est capturé une épouse (Caren Pistorius) et pille les cadavres de zombies, les attirant avec des appâts humains. Les nombreux métrages du genre nous ont conditionnées à nous attendre à ce que certains humains adoptent un comportement bien plus néfaste et macabre que les zombies eux-mêmes. On peut saluer la performance de la jeune Simone Landers qui incarne Thoomi, une aborigène qui pense que les gens se transforment en monstres lorsqu’ils perdent leur âme. Elle est persuadée que le vieux sage de son village d’autochtone saura comment guérir Andy. Une pensée illusoire…

Les valeurs de production sont assez simples pour ce film. La photographie, délivrée par l’expérimenté, Geoffrey Simpson tire le meilleur parti des plaines arides de l’Australie. Des plans aériens par drones nous offrent des vues sur des terres rurales tachées de végétation et desséchées par le soleil, à la recherche d’un lien humain. La bande musicale, orchestrée par Daniel Rankine et le Dr G. Yunipingu, vient agréablement souligner les charges émotionnelles de chaque scène en adoptant des sonorités mystiques par endroit. Enfin, le montage présenté par Dany Cooper et Sean Lahiff débouche sur un film d’une durée de 105 minutes. Un vaste processus de consultation a été mené auprès des membres de la communauté indigène australienne tout au long du développement. L’écrivain autochtone Jon Bell a été enrôlé en tant que conseiller, aidant Yolanda Ramke à comprendre des pratiques culturelles spécifiques, à éviter les stéréotypes et à livrer un dialogue contemporain authentique.

Ce processus a également grandement influencé ce qui allait devenir un thème central du métrage, une déconnexion entre le monde occidental moderne et la culture traditionnelle autochtone. Pendant les cinq semaines de tournage en Australie-Méridionale, l’État australien a connu ce qui était apparemment ses pires conditions météorologiques depuis environ un siècle. Il y a eu des inondations, des pannes d’électricité, des averses torrentielles, et même un mini cyclone. Miraculeusement, cependant, les cinéastes n’ont perdu aucune journée pendant le tournage du film. Le plan de clôture montre Wilpena Pound au cœur des Flinders Ranges, l’une des formations géographiques les plus uniques d’Australie. Un énorme amphithéâtre en forme de croissant, le Pound s’est formé au cours de millions d’années d’érosion, résultant en un « mur » de pics qui encerclent une vallée en contrebas. Wilpena Pound mesure environ 17 kilomètres de long.

En conclusion, « Cargo » est un bon film de zombies disposant d’une histoire originale, d’une intrigue tendue et d’un développement simple. Le rythme est modéré, le récit est fluide et la narration est linéaire, les faits se déroulant sur 48 heures. La photographie offre de splendides visuels naturels. Les effets spéciaux sont maîtrisés, sans exagération. La bande musicale est plaisante et le montage est cohérent. La distribution offre de bonnes prestations avec une performance bien équilibrée de la part de Martin Freeman et la découverte d’un jeune talent en la personne de Simone Landers. L’ensemble est captivant et se démarque des autres productions du genre. À découvrir sur Netflix

 

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “CARGO (2017) ★★★★☆

  1. Ah, je l’ai vu il y a un moment déjà, un film qui utilise une vision très différente des zombies, totalement originale et qui m’a profondément touché !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 04/09/2022, 11 11 45 09459

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