Action, Fantastique, Horreur

DAY OF THE DEAD: BLOODLINE (2018) ★★☆☆☆


 

Day of the Dead: Bloodline (2018)

 

 

Un petit groupe de militaires, caché dans un bunker souterrain, cherche le remède qui leur permettra de survivre aux zombies qui envahissent le monde.

 

 

« Day of the Dead: Bloodline » (2018) est un film d’horreur américain datant de 2018, réalisé par Hèctor Hernández Vicens, à qui l’on doit également « The Corpse of Anna Fritz » (2015). Les acteurs principaux sont Johnathon Schaech, qu’on a pu voir dans « Acts of Vengeance » (2017), Sophie Skelton, qu’on a pu voir dans « 211 » (2018), Jeff Gum, qu’on a pu voir dans « The Forgiven » (2017), Marcus Vanco, qu’on a pu voir dans « Unbroken » (2014), Lillian Blankenship, qu’on a pu voir dans « Security » (2017), et Mark Rhino Smith, qu’on a pu voir dans « The Harder They Fall » (2021). Il s’agit du deuxième remake du film de George A. Romero, « Day of the Dead » paru en 1985. Cette « nouvelle » version est sortie le 5 janvier 2018 aux Etats-Unis. Il est actuellement disponible sur Netflix.

L’histoire proposée par « Day of the Dead: Bloodline » nous invite à suivre Zoe Parker (Sophie Skelton), une étudiante en médecine, qui se retrouve à la tête du pôle de santé d’un camp de survivants. Cinq années auparavant, une épidémie zombie a créé le chaos dans le monde. Le camp est installé dans un ancien bunker militaire dirigé par le lieutenant Miguel Salazar (Jeff Gum) et son frère Baca (Marcus Vanco). Zoe et son amie Elyse (Shari Watson) servent de médecins du camp, soignent les gens du mieux possible et utilisent des échantillons de sang contaminé dans l’espoir de créer un remède contre les zombies. Lorsque Lily (Lillian Blankenship), une enfant, souffrant d’une pneumonie bactérienne, oblige un petit groupe à sortir du camp pour aller chercher des médicaments dans l’ancienne université où Zoe étudiait. Durant l’expédition, le groupe repousse plusieurs attaques zombies, mais l’un d’entre eux parvient à les suivre et à se faufiler dans le bunker. Apparemment doté d’une certaine logique et de la parole, il est capturé et des échantillons de son sang sont étudiés afin de progresser dans la mise au point d’un anti-virus. Mais l’individu parvient à s’échapper et le camp de survivants bascule dans le chaos…

Le scénario concocté par Lars Jacobson et Mark Tonderai, ce dernier étant également réalisateur avec des films comme « House at the End of the Street » (2021) ou « Spell » (2020), est donc basé sur le film « Day of the Dead » de George A. Romero. Bien qu’il y ait des similitudes entre les deux histoires, on peut également y voir une approche diamétralement opposée. Toutefois, je préfère aborder cette critique du film d’Hèctor Hernández Vicens comme un film à part entière et ne pas me lancer dans une longue comparaison avec l’original. L’approche zombie est très basique, mais sans explication sur son origine. Une fois mordu, l’individu se transforme à son tour, dans un espace-temps assez réduit, et cherche à dévorer son prochain. L’unique méthode pour neutraliser un zombie, c’est de détruire son cerveau, le plus généralement en lui tirant dans la tête. Dans ce sens, il est inutile, et même contre productif, de vider son chargeur sur un individu. C’est toujours un aspect qui m’interpelle. L’aspect intéressant dans ce film, c’est la relative intelligence dont fait preuve Max (Johnathon Schaech), le zombie par qui le chaos arrive jusque dans le bunker des survivants.

Quelques personnages se détachent du lot. Sophie Skelton (Zoe Parker) est donc une étudiante en médecine qui se retrouve, par la force des choses, à la tête de l’infirmerie du camp de survivants. Elle est persuadée qu’elle peut trouver un remède pour neutraliser le virus zombi. Miguel Salazar (Jeff Gum) est le leader militaire de ce camp de survivants, et un adepte de la méthode forte, préférant voir les zombies définitivement neutralisés que transformés en rats de laboratoire. Toutefois, c’est Max (Johnathon Schaech) qui semble être le personnage le plus intéressant. Rapidement transformé en zombie, ce pervers sexuel a gardé une profonde attirance pour Zoe. Lorsque cette dernière revient dans son ancienne université pour récupérer des médicaments, il retrouve sa liberté, et se faufile jusque dans les installations militaires sécurisées en faisant preuve d’une certaine agilité. Plus tard, on comprend que son sang, bénéficiant d’un taux d’anti-corps important, lui a permis de n’être que partiellement transformé en zombie et il nous gratifie de quelques phrases très basiques.

Une fois qu’on a dit tout cela, il faut aborder l’essentiel, ce qui ne fonctionne pas. Le script est beaucoup trop basique. Des zombies, des survivants, lorsqu’ils se croisent, plus de zombies et de moins en moins de survivants. La gentille doctoresse finit par trouver un remède et le monde est sauvé. Ça court, ça crie, ça tire n’importe comment, ça meurt, ça se transforme et on recommence. Rien de nouveau sous le soleil zombiesque. Le plus perturbant, c’est de voir des gens prendre des décisions vraiment stupides et agir sans réel discernement, même si on peut comprendre que la situation est tendue. Les décors sont minimalistes et les effets spéciaux sont rudimentaires. Anton Ognianov, le directeur de la photographie, ne s’est guère cassé la tête. On comprend rapidement lorsque l’on découvre que le budget n’était que de 8 millions de dollars. La bande musicale orchestrée par Frederik Wiedmann est très discrète et le montage effectué par Damian Drago débouche sur un film de 90 minutes et c’est largement suffisant.

En conclusion, « Day of the Dead: Bloodline » est un remake inutile disposant d’une histoire basique, d’une intrigue familière et d’un développement besogneux. Le rythme est plutôt soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est sobre, la bande musicale est modeste et le montage est rationnel. La distribution offre des prestations mitigées et c’est Johnathon Schaech qui livre la meilleure prestation dans le rôle du principal protagoniste. L’ensemble se laisse regarder, mais n’apporte rien au genre, sera fortement rejeté par les fans du film original, et se distingue par son absence de commentaire social. Un film dont on pourra se passer…

 

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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