Action, Crime - Policier, Thriller

SPEED (1994) ★★★★☆


 

Speed (1994)

 

 

Un jeune policier doit empêcher une bombe d’exploser à bord d’un autobus,
en maintenant la vitesse de celui-ci au-dessus de 80 km/h.

 

 

« Speed » est un thriller d’action américain datant de 1994, dirigé par Jan de Bont, à qui l’on doit également « Twister » (1996). Les acteurs principaux sont Keanu Reeves, qu’on a pu voir dans « The Whole Truth » (2016), Sandra Bullock, qu’on a pu voir dans « Our Brand Is Crisis » (2015), Dennis Hopper, qu’on a pu voir dans « Ticker » (2001), Joe Morton, qu’on a pu voir dans « Executive Decision » (1996), Jeff Daniels, qu’on a pu voir dans « The Martian » (2015), Alan Ruck, qu' »on a pu voir dans « Captive State » (2019), et Glenn Plummer, qu’on a pu voir dans « The Day After Tomorrow » (2004). Ce métrage est paru le 10 juin 1994 aux Etats-Unis.

L’histoire proposée par « Speed » nous invite à suivre Jack Traven (Keanu Reeves), un membre d’une unité spéciale de la police de Los Angeles. Avec son partenaire plus âgé, l’inspecteur Harry Temple (Jeff Daniels), ils sont appelés dans un immeuble après qu’un furieux ait sectionné, à l’explosif, les câbles retenant un ascenseur dans un immeuble de grande hauteur. Les usagers terrifiés sont coincés entre deux étages, et l’ascenseur ne tient plus que par le système de freinage d’urgence. Le terroriste réclame 3 millions de dollars ou il fera sauter les freins, précipitant l’engin et ses occupants vers une mort certaine. Ce contexte pourrait constituer à part entière le cœur d’un thriller, mais il ne s’agit là que le préambule de ce métrage.

Bien que la police pense que le terroriste est décédé dans l’explosion d’une bombe au moment de sa fuite. Celui-ci installe un nouveau dispositif démentiel dans un bus de transport de sorte que s’il dépasse les 80 km/h une bombe sera armée, puis, si la vitesse redescend sous les 80 km/h, la bombe explosera. Les revendications sont toujours les mêmes : 3 millions de dollars. Une situation qui va soulever de nombreux problèmes pour se frayer un chemin dans le trafic de Los Angeles. Reste que cela fournit la base d’une séquence prolongée de conduite, pleine de suspense. Toutefois, les choses se compliquent, car bien que l’officier Jack Traven parvient à monter à bord, le chauffeur prend une balle perdue, et c’est l’une des passagères, Annie Porter (Sandra Bullock) qui se retrouve au volant…

Le scénario concocté par Graham Yost, est relativement diabolique, car il accumule les complications pour les principaux protagonistes, ce qui permet de faire en sorte que ce métrage, malgré le poids des années, soit un délice. Sandra Bullock amène une petite pointe d’humour par ses réactions et quelques punch-lines bien placées, tandis que Keanu Reeves offre différentes cascades, comme tenter de passer sous le bus pour essayer de désarmer la bombe alors que le bus continue sa course folle. Pendant ce temps, le terroriste continue à déployer ses ultimatums en livrant, ici et là, quelques indices, permettant à l’inspecteur Harry Temple, de l’identifier dans l’espoir de le neutraliser à la source. Lorsque l’épisode du bus se termine enfin, on s’apprête à souffler un instant, mais voilà qu’une nouvelle poursuite nous emmène dans une rame du métro, avec Annie prise en otage, menottée et équipée d’un gilet d’explosifs digne des plus grands kamikazes, pour peu qu’on puisse les qualifier de la sorte.

Bien qu’il y ait quelques rôles secondaires de qualité, Joe Morton, Jeff Daniels ou encore Alan Ruck, c’est le trio central qui monopolise l’attention. Sandra Bullock n’est plus intéressante que lorsqu’elle sort de ses habitudes de comédie romantique. Elle offre un personnage qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et se retrouve embarquée dans une spirale infernale. Keanu Reeves n’avait jamais incarné un tel personnage auparavant (il s’est bien rattrapé depuis). On le voyait généralement dans des rôles de rêveurs sensibles. Il offre ici un héros d’action aussi convaincant que des acteurs habitués au genre. Le terroriste est interprété par Dennis Hopper, qui livre ici un méchant très persuasif. Un ancien flic capable d’anticiper les actions à venir de la police. Non seulement, il veut de l’argent, mais il cherche également la satisfaction d’humilier le LAPD.

Le tournage principal a débuté le 7 septembre 1993 pour s’achever le 23 décembre de la même année. Doté d’un budget évalué entre 30 et 37 millions de dollars, le film a été un succès commercial, engrangeant plus de 350 millions de dollars dans le monde, devenant le cinquième film le plus rentable de l’année 1994. En outre, ce métrage a remporté deux Oscars : Meilleur Montage d’Effets Sonores et Meilleur Son. Une suite, « Speed 2: Cruise Control » est parue le 13 juin 2013, sans Keanu Reeves. Cette suite fut frappée d’infamie en étant décrite comme l’une des pires suites de tous les temps.

Jeff Speakman était à l’origine celui qui devait incarner le rôle principal, ​​​​lorsque le projet était sous la direction de Paramount. Il a été retiré du projet lorsque celui-ci a été vendu à la 20th Century Fox. Stephen Baldwin fut alors le premier choix pour interpréter le rôle de Jack Traven, mais il a décliné l’offre, car il estimait que le personnage, tel qu’il était présenté dans la première version du scénario, ressemblait beaucoup trop au personnage de John McClane dans « Die Hard » (1988). Le réalisateur, Jan de Bont, a finalement choisi Keanu Reeves après l’avoir vu dans « Point Break » (1991). Pour le personnage d’Annie, le scénariste avait initialement écrit le personnage comme étant Afro-américaine et en tant qu’ambulancier paramédical pour justifier comment elle serait capable de gérer la conduite d’un bus à grande vitesse dans la circulation. Le rôle a été offert à Halle Berry, mais elle a décliné le rôle. Meryl Streep et Kim Basinger se sont également vu offrir le rôle d’Annie, mais les deux ont refusé. À la réécriture, Annie est devenue plus proche de Jack, et avec un intérêt amoureux, menant au casting de Sandra Bullock.

En conclusion, « Speed » est un très bon thriller d’action disposant d’une histoire originale, d’une intrigue forte et d’un développement énergique. Le rythme est très soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie signée Andrzej Bartkowiak est nerveuse, la bande musicale orchestrée par Mark Mancina accompagne agréablement la dynamique du film et le montage présenté par John Wright permet au métrage de maintenir la tension et l’aspect hystérique de l’action. La distribution offre de bonnes prestations et le duo composé de Keanu Reeves et Sandra Bullock offre une belle alchimie, tandis que Dennis Hopper présente un personnage névrosé, redoutablement menaçant. Un divertissement de premier plan, qui fait désormais office de classique, qui n’a pas trop souffert du poids des années…

 

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “SPEED (1994) ★★★★☆

  1. J’adore Dennis Hopper en méchant dans ce film. Et Keanu y est très bin aussi. L’article m’a donné envie de le revoir et d’en faire une chronique.

    Aimé par 1 personne

    Publié par princecranoir | 11/09/2022, 17 05 47 09479

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