Action, Historique, Thriller

L’ASSAUT (2010) ★★★☆☆


 

L'Assaut (2010)

 

 

Samedi 24 décembre 1994 à l’aéroport d’Alger, quatre terroristes du GIA détournent un Airbus A300 d’Air France, à destination de Paris, avec 227 passagers à bord.

 

 

« L’Assaut » est un thriller d’action français datant de 2010, co-écrit et réalisé par Julien Leclercq, à qui l’on doit également « Braqueurs » (2015). Les acteurs principaux sont Vincent Elbaz, qu’on a pu voir dans « En liberté ! » (2018), Grégori Derangère, qu’on a pu voir dans « Insoupçonnable » (2010), Mélanie Bernier, qu’on a pu voir dans « Les Gamins » (2013), et Marie Guillard, qu’on a pu voir dans « Mon Roi » (2015). La première du film a eu lieu lors du Festival du Film de Sarlat, le 12 novembre 2010 et fut disponible en salles le 8 mars 2011.

L’histoire proposée par « L’Assaut » est basée sur des faits réels, soit le détournement du vol 8969 d’Air France par des terroristes fondamentalistes algériens ainsi que le raid qui a été mis en place pour libérer les otages par le GIGN, le groupe d’intervention de la Gendarmerie Nationale. Après d’âpres négociations avec les autorités algériennes, le gouvernement français obtient la possibilité de faire rapatrier l’avion vers la France. Bien que les terroristes veulent atterrir à Paris, c’est à l’aéroport de Marseille-Marignane que l’aéronef se pose et qu’une unité du GIGN les attend. Les terroristes sont pris très au sérieux, car ils ont déjà tué trois passagers. Lorsque les négociations arrivent au bout de ce qu’il est possible de faire, l’assaut est lancé…

Le scénario concocté par Simon Moutaïrou et Julien Leclercq, ce dernier endossant également la casquette de réalisateur, s’inspire donc de faits réels, soit une prise d’otages des passagers du vol reliant Alger, en Algérie à Paris, en France, par quatre membres du GIA. La prise d’otages a débuté à Alger où l’avion stationne pendant deux jours. Le récit suit avec détails comment les pirates ont infiltré l’avion de ligne, comment les forces de l’ordre se préparent, les négociations avec les terroristes, puis l’assaut débouchant sur la mort des ravisseurs et la libération des passagers et de l’équipage. Le script s’affranchit cependant de tout commentaire politique et passe directement aux choses, s’ouvrant sur un prologue montrant Thierry Prungnaud (Vincent Elbaz), officier du GIGN, apparemment affecté par la dernière intervention en date de son groupe. Claire (Marie Guillard), son épouse, a du mal à accepter les choix risqués de carrière de son mari, surtout depuis qu’ils ont un enfant. Une manière habile de créer une tension supplémentaire, afin de ne pas basculer dans le film documentaire.

Le focus est principalement positionné sur trois personnages. Thierry Prungnaud comme je le soulignais précédemment, mais également Carole Jeanton, interprétée par Mélanie Bernier, un officier des affaires étrangères français, qui n’hésite pas à s’engager de manière forte dans les négociations. Elle prendra même des risques en allant à la rencontre d’un leader du groupe terroriste, étonnamment présent sur le territoire français. L’ensemble des membres des forces de l’ordre sont relativement fades et très robotisés dans leur incarnation. Les terroristes ont nettement plus de personnalité dans ce métrage. Ils sont dépeints comme étant complètement fanatisés, mais clairement non préparés pour gérer la mission qu’ils se sont assignés. À leur tête, on trouve l’acteur Aymen Saïdi qui livre une prestation très réaliste, offrant à son personnage un aspect tristement fataliste tout en étant un assassin de sang-froid.

Réalisées avec un faible budget, les valeurs de production du film sont relativement acceptables. La photographie signée Thierry Pouget s’articule autour de beaucoup de séquences tournées avec des caméras portatives et une palette de couleurs désaturées, au point de frôler le noir et blanc. Les cinéastes semblent s’inspirer statistiquement de « Black Hawk Down » (2001) de Ridley Scott. On a également recourt au ralenti et la bande musicale orchestrée par Jean-Jacques Hertz et François Roy offre une accroche sentimentale, mais sans profondeur. Durant l’intégralité du film, on ressent une absence de dimension singulière. C’est relativement plat. Enfin, le montage délivré par Mickael Dumontier, Christine Lucas Navarro, et Frédéric Thoraval, débouche sur un film d’une durée de 95 minutes.

En conclusion, « L’Assaut » est un bon thriller d’action disposant d’une histoire basée sur des faits réels, d’une intrigue simple et d’un développement sobre. Le rythme est modéré pour s’intensifier dans la dernière ligne droite, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est dépouillée, la bande musicale offre quelques pointes de frémissements, et le montage est fluide. La distribution offre des prestations moyennes, avec deux ou trois personnages interpellant et beaucoup de rôles secondaires vides et sans relief. L’ensemble se laisse regarder, mais s’apparente presque à un reportage. À voir pour l’aspect historique et commémoratif de l’événement.

 

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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