Non classé

ARLINGTON ROAD (1999) ★★★✮☆


Arlington Road (1999)

 

 

Un homme commence à soupçonner que ses voisins ne sont pas ce qu’ils semblent être et que leurs secrets pourraient être mortels.

 

 

« Arlington Road » est un thriller américain datant de 1999, réalisé par Mark Pellington, à qui l’on doit également « The Mothman Prophecies » (2002). Les acteurs principaux sont Jeff Bridges, qu’on a pu voir dans « Hell or High Water » (2016), Tim Robbins, qu’on a pu voir dans « The Shawshank Redemption » (1994), Joan Cusack, qu’on a pu voir dans « Freaks of Nature » (2015), et Hope Davis, qu’on a pu voir dans « Wild Card » (2015). Le film est paru aux Etats-Unis le 9 juillet 1999.

L’histoire proposée par « Arlington Road » nous invite à suivre Michael Faraday (Jeff Bridges), un professeur d’histoire à l’université, qui s’occupe seul de Gant (Spencer Treat Clark), son fils de 10 ans, depuis le décès de son épouse. Par un jeu de circonstance, Michael fait la connaissance de ses nouveaux voisins, Oliver (Tim Robbins) et Cheryl Lang (Joan Cusack), avec qui il devient rapidement ami. Toutefois, les agissements et les propos des Lang éveillent les soupçons de Michael, qui commence à enquêter sur ses voisins. Il contacte alors Whit Carver (Robert Gossett), ancien coéquipier de son épouse au FBI et en parle également avec Brooke (Hope Davis), sa petite amie, mais les deux considèrent les inquiétudes de Michael comme de la paranoïa. Michael poursuit néanmoins ses investigations de manière obsessionnelle tout en proférant des menaces envers le gouvernement et l’inefficacité des agents du FBI. Il apparait de plus en plus hystérique et les gens de son entourage commencent à lui tourner le dos…

Le scénario concocté par Ehren Kruger, qui a par ailleurs œuvré sur « The Ring » (2002), « The Skeleton Key » (2005), « Ghost in the Shell » (2017) ou plus récemment « Top Gun: Maverick » (2022), nous plonge pleinement dans l’univers du thriller. Et c’est là que je me dis, qu’on a de plus en plus de mal à rencontrer ce type de script, nous permettant de plonger dans le pur suspense. Le personnage central voit ce que personne ne voit, ou ce que personne ne veut voir, et nous sommes aussi désemparés que lui face au scepticisme de ses amis, pour finalement nous rendre compte, que comme le héros malheureux, nous avons été bernés, manipulés, comme de vulgaires pantins. Tout ceci nous amène à des questions du type, faut-il voir le mal partout ? Est-ce que le mensonge est une preuve de malversation, d’exaction, voire pire, de crimes ?

De mon point de vue, Jeff Bridges donnait, à l’époque de la parution de ce métrage, l’une de ses meilleures prestations, dans ce personnage qui soupçonne son voisin d’être un terroriste. De son côté, Tim Robbins est particulièrement diabolique dans son rôle. Il apparaît d’abord comme un charmant voisin, aimable et serviable, mais au fur et à mesure que le récit se déroule, on se rend compte qu’il est particulièrement retors et que, finalement, il joue un double jeu. À l’arrivée, ce sera encore bien pire que cela. Joan Cusack, sœur de John Cusack, apparaît beaucoup plus vite comme fausse et malfaisante. Son personne parvient moins bien à cacher sa double personnalité, ce qui est, bien entendu, fait exprès à l’adresse du spectateur. Robert Gossett, dans le rôle d’un agent du FBI, est un peu plus lisse. Le personnage tente d’être avenant avec Michael Faraday (Jeff Bridges), en raison du malheur qui a frappé la femme de ce dernier, elle-même agente du FBI. Notons que Robert Gossett est essentiellement connu pour son rôle du commandant Russell Taylor dans la série The Closer (2005-2012) et sa suite Major Crimes (2012-2018), mais également un cousin de l’acteur Louis Gossett Jr.

Les valeurs de production sont très satisfaisantes pour ce métrage. Le film fut doté d’un budget de 31 millions de dollars. La photographie présentée par Bobby Bukowski est plutôt basique, présentant l’essentiel du récit autour de deux maisons situées sur Arlington Road, une rue supposée de la célèbre ville de Washington. L’histoire s’achève au siège du FBI, soit le J. Edgar Hoover Building. Gardons à l’esprit que ce film a été fortement inspiré par la culture paranoïaque des années 1990 concernant le mouvement de la milice de droite, le siège de Waco et l’attentat d’Oklahoma City. Certains décors, costumes et surtout véhicules, permettent de repositionner l’histoire dans la toute fin du 20e siècle. La bande musicale orchestrée par Angelo Badalamenti vient basiquement accompagner les différentes atmosphères du métrage. Le montage signé Conrad Buff débouche sur un film d’une durée de 119 minutes.

En conclusion, « Arlington Road » est un bon thriller disposant d’une histoire captivante, d’une intrigue accrocheuse et d’un développement audacieux. Le rythme s’accélère progressivement, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est rudimentaire, la bande originale est sobre et le montage est cohérent. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble, Jeff Bridges offre une très bonne performance laissant le spectateur dans l’incertitude alors que Tim Robbins et Joan Cusack sont mystérieux et inquiétants à souhait. Un film qui est le reflet d’une époque post 11 septembre…

 

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Nombres de Visites

  • 416 432 visiteurs ont fréquenté ce blog. Merci à tous !

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives

%d blogueurs aiment cette page :