Action, Crime - Policier, Thriller

THE COURIER (2019) ★★★★☆


 

The Courier (2019)

 

 

Une coursière londonienne à moto se retrouve impliquée dans une affaire d’élimination de témoin gênant.

 

 

« The Courier » est un triller d’action britannique datant de 2019, réalisé par Zackary Adler, à qui l’on doit également « The Fall of the Krays » (2016). Les acteurs principaux sont Olga Kurylenko, qu’on a pu voir dans « Johnny English Strikes Again » (2018), Gary Oldman, qu’on a pu voir dans « Crisis » (2021), Amit Shah, qu’on a pu voir dans « Final Score » (2018), William Moseley, qu’on a pu voir dans « Friend Request » (2016), Dermot Mulroney, qu’on a pu voir dans « The Mountain Between Us » (2017), et Calli Taylor, qu’on a pu voir dans « Rogue » (2020). Ce film est paru le 22 novembre 2019 aux Etats-Unis et le 20 décembre 2019 au Royaume-Uni. Il est actuellement disponible sur Prime Video.

L’histoire proposée par « The Courier » nous amène à faire connaissance avec Ezekiel Mannings (Gary Oldman), un riche homme d’affaires et seigneur du crime organisé, assigné à résidence à New York. Celui-ci cherche à faire éliminer Nick Murch (Amit Shah), le seul témoin qui peut le lier à un meurtre. Ce témoin est hautement protégé dans un appartement à Londres afin d’apporter son témoignage contre Mannings via une liaison vidéo vers les Etats-Unis. Une coursière à moto (Olga Kurylenko) livre un colis dans la salle de sécurité de Londres, ignorant que ce colis contient un gaz mortel destiné à Nick. Tous les policiers meurent, mais la coursière parvient à s’extraire avec le témoin gênant. Les deux se retrouvent piégés dans un parking souterrain à plusieurs étages alors que plusieurs hommes lourdement armés ont investi les lieux, bien décidés à terminer le travail. Toutefois, c’est sans compter sur les capacités particulières de la coursière qui tient particulièrement à revoir la lumière du jour…

Le scénario concocté par Nicky Tate, Andy Conway, James Edward Barker, également co-producteur de ce métrage, et Zackary Adler, ce dernier endossant également le rôle de réalisateur, plonge le spectateur dans le plus pur style du film d’action. Le récit se déroule en continu, durant une nuit. La prémisse ayant positionné l’histoire rapidement, les événements se déroulent essentiellement dans le parking souterrain d’un bâtiment. L’ensemble a été hermétiquement clos enfermant l’ensemble des protagonistes dans les lieux. Une demi-douzaine d’hommes, probablement des mercenaires, lourdement armés fouillent le parking afin de neutraliser définitivement la coursière et le témoin. Pas de chance, le personnage incarné par Olga Kurylenko, est un ancien militaire des opérations spéciales. Toutefois, les mercenaires utilisant des armes « intelligentes » pour leur action, la coursière ne peut pas exploiter celles qu’elle va récupérer au fur et à mesure de ses confrontations. Les armes intelligentes mettent en œuvre, pour exemple, la reconnaissance biométrique des empreintes digitales pour limiter leurs utilisations par une personne prédéfinie à l’avance. C’est donc à mains nues et/ou avec des armes par destination que notre héroïne devra en découdre avec ses opposants.

Les mercenaires sont tous des armoires à glace avec des têtes de méchants et ne sont présents que pour servir l’action. Gary Oldman incarne le super méchant de l’histoire, celui qui a commandité l’élimination de Nick Murch. Toutefois, son temps à l’écran est réduit et il n’apporte pas grand chose au film. Nick Murch est incarné par Amit Shah. Un homme lambda, qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, témoin d’un meurtre, qui se retrouve à devoir témoigner contre un ponte du crime organisé. Dans l’ensemble, c’est plutôt un pleutre, dont  les actions d’éclat sont construites maladroitement par la colère. William Moseley incarne l’agent Bryant, un flic véreux qui dirige la tentative d’élimination du témoin. Progressivement le personnage apparaît comme un psychopathe qui perd pied de par les échecs à répétitions de son équipe. Dans la dernière partie du métrage, il devra donner de sa personne, mais échouera, lui aussi. Enfin, Olga Kurylenko interprète la coursière à moto sans nom. Vêtue d’une tenue en cuir assez moulante, l’actrice se retrouve en première ligne des scènes d’action, et en prend plein la poire, ce qui est assez logique vu le gabarit de ses adversaires.

Les valeurs de production sont tout à fait correctes pour ce film. Le tournage a débuté le 11 février 2019 pour s’achever 18 jours plus tard, en mars 2019 et s’est déroulé à Londres en Angleterre. La photographie délivrée par Michel Abramowicz se focalise essentiellement sur les scènes d’action ayant pour unique décor un parking souterrain. Différentes voitures servant de cachette et/ou de protection lors des fusillades. La coursière utilisant pour sa part une moto BMW S1000R. La production a dû batailler pour trouver un casque qui ne donnait pas à Olga Kurylenko une tête disproportionnée par rapport à son corps. La bande musicale orchestrée par James Edward Barker et Tim Despic accompagne le récit dans sa dynamique. Le titre d’opéra, « Il dolce suono » utilisé lorsque le personnage incarné par Gary Oldman est assigné à résidence, a également été utilisé dans le film « Le Cinquième Element » (1997) de Luc Besson, mettant en scène Bruce Willis et Gary Oldman. Le montage effectué par Nick McCahearty débouche sur un film d’une durée de 97 minutes.

En conclusion, « The Courier » est un très bon film d’action disposant d’une histoire basique, d’une intrigue familière et d’un développement nerveux. Le rythme est très soutenu, le récit est fluide et la narration fait appel à quelques flashbacks. La photographie est sobre, essentiellement tournée vers les scènes d’action. Fusillades, combats à mains nues et aux couteaux, tir de sniper, drone tueur et moto survitaminée sont au programme. La bande musicale est sympathique et le montage permet d’obtenir un format court et tendu. La distribution offre de très bonnes prestations et le duo formé par Olga Kurylenko et Amit Shah offre un contraste intéressant qui fonctionne assez bien. Ce métrage traînait depuis quelques temps déjà dans ma wishlist et je regrette de ne pas l’avoir regardé plus tôt, car à l’arrivée, c’est une agréable surprise que les fans du genre apprécieront.

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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