Horreur, Thriller

COUNTDOWN (2019) ★★✮☆☆


 

Countdown (2019)

 

 

Lorsqu’une infirmière télécharge une application pouvant prédire le moment où quelqu’un va mourir, elle découvre qu’elle n’a que trois jours à vivre. Hantée par le compte à rebours, elle doit trouver un moyen de survivre.

 

 

« Countdown » est un thriller d’horreur américain datant de 2019, écrit et dirigé par Justin Dec, qui réalise là son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Elizabeth Lail, qu’on a pu voir dans « Mack & Rita » (2022), Jordan Calloway, qu’on a pu voir dans « Life of a King » (2013), Talitha Bateman, qu’on a pu voir dans « Geostorm » (2017), Tichina Arnold, qu’on a pu voir dans « Runt » (2020), P. J. Byrne, qu’on a pu voir dans « Rampage » (2018), Peter Facinelli, qu’on a pu voir dans « The Twilight Saga: Eclipse » (2010), Anne Winters, qu’on a pu voir dans « Mom and Dad » (2017), et Tom Segura, qu’on a pu voir dans « The Opening Act » (2020). Ce métrage est paru aux Etats-Unis le 25 octobre 2019. Il est actuellement disponible sur Netflix.

L’histoire proposée par « Countdown » nous invite à suivre Quinn Harris (Elizabeth Lail), une jeune infirmière fraîchement diplômée qui bosse dans un hôpital. Alors qu’elle tente de rassurer un patient sur le point d’être opéré, celui-ci lui confesse qu’il est sur le point de mourir. Il aurait téléchargé une application pour son smartphone qui a la seule utilité de prédire l’heure du décès de son utilisateur. Quinn n’en croit pas un mot et finit par télécharger l’application en question, qui l’informe qu’elle n’a plus que deux jours et quelques heures à vivre. Lorsque la jeune femme découvre que le patient est décédé mystérieusement, elle commence à paniquer et se lance dans des recherches qui l’informent que des décès similaires, se sont produits impliquant d’autres utilisateurs. Elle se débarrasse de son smartphone et s’achète un nouveau téléphone, mais constate que Countdown s’y est automatiquement téléchargé, affichant toujours la même échéance. Les choses vont sérieusement se dégrader lorsqu’une entité maléfique se met à attaquer Quinn

Le scénario concocté par Justin Dec, qui endosse également la casquette de réalisateur, manque cruellement d’originalité. D’une manière générale, il y a beaucoup de choses que les personnages ne devraient plus faire dans un film d’horreur. Continuer à se déplacer dans une maison où se trouve le tueur (relisez ma critique récente de Halloween Kills), avec des relations sexuelles, regarder une vidéo hantée, s’installer dans une vieille maison isolée, descendre à la cave alors que la lumière ne fonctionne pas, monter au grenier dans les mêmes conditions, penser qu’on peut se battre contre une entité maléfique avec un objet de la vie courante comme un balai par exemple.

La liste est longue, comprenant même des mises à jour contemporaines comme jouer à des jeux étranges comme la planche Ouija (Ouija: Les Origines) ou encore action ou vérité (Truth or Dare) . Pourquoi ne pas déplacer ce concept dans un espace plus moderne ? Peut-être, mais cela a également déjà été visité avec des métrages comme « Unfriended » (2014), « Friend Request » (2016), « Ryde » (2017), « Cam » (2018), ou encore « Unfriended: Dark Web » (2018). Après tout, il n’y a pas de raison pour que les esprits démoniaques ne soient pas modernes et n’utilisent pas les téléphones portables comme dans l’ignoble « Cell Phone » (2016), dont je ne me suis toujours pas remis. Mais qu’en était-il d’un film sur une killer app ? « Countdown » vient donc combler ce vide douteux.

Le gros souci dans ce film, c’est le comportement des personnages qui est tout sauf logique. La première victime : Courtney (Anne Winters), qui panique à juste titre lorsque l’application ne lui donne que quelques heures à vivre, et qui fait une vaillante tentative pour échapper à sa disparition inévitable. L’activation de l’application active-t-elle la mort ? C’est une question à laquelle le scénariste-réalisateur ne répond jamais. Ainsi, Courtney est expédiée six pieds sous terre dans une première séquence effrayante, permettant au métrage d’orienter sa réflexion vers les questions d’inévitabilité et de destin. Courtney était censée mourir dans un accident de voiture, et en fuyant son petit ami au volant en état d’ébriété, elle ne fait qu’empirer les choses. Ledit petit ami (Dillon Lane) comprend cette logique instantanément lorsqu’ayant un accident de voiture, une branche vient traverser le siège que Courtney occupait précédemment.

L’application ne mentait pas, et il devrait certainement la télécharger afin d’en savoir plus sur son propre avenir. Grosse connerie. Finalement, « Countdown » arrive à sa véritable star, la douce infirmière Quinn (Elizabeth Lail), qui écoute les inepties d’Evan à propos de sa mort imminente depuis son lit d’hôpital. Malgré des raisons évidentes, pour qu’elle laisse tomber l’affaire, Quinn ne peut s’empêcher de creuser plus profondément et de télécharger l’application. C’est tout de même le genre de chose qui est particulièrement difficile à vendre à quiconque possède un cerveau. Le réalisateur tente de contourner cette bizarrerie de personnage en introduisant une grande quantité d’histoires dans la vie de Quinn, allant de la mort de sa mère qui a éclaté sa famille à un problème #MeToo-esque avec son patron médecin (Peter Facinelli). Tous ces éléments venant s’additionner à la fin.

Doté d’un budget de 6,5 millions de dollars, ce métrage offre des valeurs de production qui sont tout à fait correctes. La photographie présentée par Maxime Alexandre, dont on a déjà pu admirer le travail sur des films comme « The Other Side of the Door » (2016), « Annabelle: Creation » (2017), ou encore « The Nun » (2018), se focalise essentiellement sur des scènes de nuit. Malheureusement, et même si c’est bien fait, l’utilisation des jumps scares est tout à fait familiers et n’apporte donc rien d’innovant dans le genre. Il est a noté que ce directeur des prises de vue est plus ou moins le responsable de la photographie attitrée d’Alexandre Aja, ayant œuvré sur « High Tension » (2003), « The Hills Have Eyes » (2006), « Mirrors » (2008), « The 9th Life of Louis Drax » (2016), « Crawl » (2019) et le récent « Oxygen » (2021). La bande musicale orchestrée par Danny Bensi et Saunder Jurriaans vient accompagner l’ambiance du métrage de manière assez conventionnelle avec des sons caractéristiques du genre. Enfin, le montage effectué par Brad Wilhite débouche sur un film d’une durée de 90 minutes.

En conclusion, « Countdown » est un thriller d’horreur moyen, disposant d’une histoire familière, d’une intrigue usitée et d’un développement standard. Le rythme s’accélère progressivement, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est sympathique, la bande originale est propre, mais classique et le montage est cohérent. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble, mais si les personnages présentent des choix illogiques en bien des endroits. Malgré son audace contemporaine et sa menace technologique tout à fait moderne, le métrage adhère aux rythmes narratifs classiques, souvent prévisibles, mais ça reste tout à fait convenable, offrant un bon divertissement.

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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