Horreur, Mystère

HOST (2020) ★★★★☆


 

Host (2020)

 

 

Six amis font appellent à un médium pour faire une séance de spiritisme sur Zoom pendant le confinement, mais les choses tournent mal…

 

 

« Host » est un film d’horreur surnaturel britannique datant de 2020, dirigé par Rob Savage, à qui l’on doit également « Strings » (2012). L’actrice principale est Haley Bishop, qu’on a pu voir dans « Angel Has Fallen » (2019). Le reste du casting est composé d’acteurs et d’actrices ayant tenu des rôles secondaires dans des séries télévisées et/ou quelques longs-métrages. Ce film indépendant est sorti exclusivement via Shudder le 30 juillet 2020.

L’histoire proposée par « Host » nous invite à suivre un groupe d’amis qui se retrouve sur Zoom pour une réunion en direct en chat vidéo. Pour changer des discussions de base, Haley (Haley Bishop) a proposé une séance de spiritisme dirigée par Seylan (Seylan Baxter), sorte de médium qu’Haley a invité à se joindre au petit groupe. En-dehors de Seylan elle-même et de Haley, personne ne prend réellement ce rituel au sérieux, et les autres protagonistes de la séance rigolent et préfèrent picoler discrètement. Toutefois, un esprit vient bel et bien se mêler à la soirée et lorsqu’il commence à se manifester, la bonne humeur se transforme en tension, en frissons et en angoisse. Mais ce n’est encore rien, car l’esprit semble être diabolique et bien décidé à se défouler sur l’ensemble des participants…

Le scénario concocté par Gemma Hurley, Jed Shepherd et Rob Savage, ce dernier endossant également la casquette de réalisateur, est extrêmement basique. On retrouve le concept déjà éculé de la soirée en direct via une application et/ou un logiciel, dans le cas présent Zoom, qui tourne à la catastrophe. Dans ce métrage, on tire profit du confinement dû à la pandémie de COVID-19, pour appuyer la nécessité de communiquer par ce biais. Ce concept n’est pas sans rappeler, comme je l’avais déjà souligné dans ma critique du film « Safer at Home » (2021), l’ère des images trouvées (found footage) mais également le sous-genre des films qui se déroulent entièrement sur des écrans d’ordinateurs, tels que « Unfriended » (2014) et « Searching » (2018). Aussi absurde que puisse être la prémisse, les personnages réagissent d’une manière qui semble enracinée dans la réalité. Quelques références au virus existant sont présentes, un masque, une blague sur la toux, ou encore une manière de checker pour se saluer. Bien qu’il y ait peut-être un peu trop de moments, laissez-moi enquêter sur ce bruit » , l’interaction entre les acteurs semble réelle, comme si nous étions réellement en train de regarder un groupe d’amis confrontés à des dangers surnaturels. Et c’est justement cette approche qui nous permet de pardonner quelques-uns des moments les plus stupides.

Les personnages sont aussi génériques que possible et se présentent de manière très naturelle, telle qu’on pouvait l’être durant le confinement, légèrement négligé et sans fioriture vestimentaire. Dans ce sens, les acteurs offrent de très bonnes prestations. En outre, ils furent également obligés d’agir en tant que caméraman et au fur et à mesure que l’histoire progresse, en tant que techniciens d’effets spéciaux. Rob Savage, le réalisateur, n’a mis les pieds dans aucun des lieux et a plutôt donné des instructions à distance, ce qui, dans le dernier acte chaotique, transforme le film en un exploit technique. On retrouve une bonne poignée de jumpscares vraiment efficaces et parfaitement orchestrés. Pire encore, on sait que ça va arriver, car c’est gros comme une maison, on sait qu’on va sursauter, mais ça fonctionne quand même. Le réalisateur conclut son film en 56 minutes, ce qui doit faire de « Host » le film le plus court que nous ayons vu cette année en gardant son métrage suffisamment serré pour que les fausses notes s’estompent rapidement. Par ailleurs, il le termine avec un bang vicieux, suivi de quelques subtilités ingénieuses dans le générique de fin.

En conclusion, « Host » est un très bon film d’horreur disposant d’une histoire familière, d’une intrigue classique et d’un développement ingénieux. Le rythme s’accélère progressivement pour devenir infernal dans la dernière partie du métrage, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie utilise des images vidéos d’ordinateurs et/ou de téléphones portables et le montage effectué par Brenna Rangott est serré. La distribution offre de très bonnes prestations, naturelles et réalistes. Bien que l’histoire soit fermement ancrée dans le présent, il est fort probable que la terreur s’estompera au fur et à mesure que le COVID aura disparu emportant avec lui la gestion singulière qui en a été faite à travers le monde.

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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